Jacques Philippe Cuvillier

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Jacques-Philippe Cuvillier
Le contre-amiral Cuvillier
Le contre-amiral Cuvillier

Naissance
à Rochefort
Décès (à 83 ans)
à Saintes
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Pavillon de la Marine de la République française Marine de la République
Pavillon de la Marine du Premier Empire Marine impériale française
Grade contre-amiral
Années de service 1786 – 1838
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres de l'Empire
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis
Croix de l'Ordre Saint-Ferdinand d'Espagne
Commandeur de l'Ordre d'Isabelle la Catholique
Chevalier de l'Ordre du Sauveur
Autres fonctions Gouverneur de La Réunion

Jacques-Philippe Cuvillier, né le à Rochefort et mort le à Saintes, est un officier de marine et administrateur colonial français. Il termine sa carrière avec le grade de contre-amiral et occupe le poste de gouverneur de La Réunion entre 1832 et 1838.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Après des études à Niort, ce fils d'un médecin du port de Rochefort entre dans la marine dès l'âge de 12 ans. Nommé aspirant en 1792, il est fait enseigne de vaisseau en 1793, puis promu lieutenant de vaisseau en 1803. Il commande à la mer le lougre Le Granville, et La Salamandre. À bord du Granville, il est blessé par balle à la poitrine au cours d'un combat naval dans la Manche. Première des quatre blessures graves qu'il subira au cours de sa carrière.

En 1809, il est nommé capitaine de frégate et participe le 11 avril de cette même année, à la fameuse bataille des « brûlots anglais de l'ile d'Aix », où il commande le Ville-de-Varsovie, un vaisseau de 80 canons.

En 1811, il est employé comme sous-chef des manœuvres au port d'Anvers. En 1819, il passe capitaine de vaisseau de deuxième classe. Le premier avril 1824, il est promu au rang de capitaine de vaisseau de première classe, et finalement, contre-amiral le .

La gouvernance de l'île Bourbon[modifier | modifier le code]

Le 17 février 1832, une ordonnance du Roi Louis-Philippe Ier le nomme Gouverneur de l'île Bourbon. Il appareille le 27 juin 1832 à bord de la corvette La Saône et débarque sur l'île Bourbon le 8 novembre 1832. Il succède au gouverneur Duval d'Ailly.

Dans le contexte politique de l'époque, au cœur des bouleversements révolutionnaires, aucune instruction ne lui est fournie concernant l'application de la charte de 1830 dans la colonie, censée fixer les lois et règlements particuliers pour l'administration des colonies. Le 24 avril 1833, une nouvelle loi vient créer les Conseils Coloniaux librement élus. Cette loi est promulguée sur l'ile Bourbon le 12 octobre 1833 et le Conseil Général est remplacé par un Conseil colonial ayant toute compétence législative, ne laissant plus qu'au gouverneur le seul pouvoir exécutif.

Il demeura en fonction jusqu'au 4 mai 1838 puis laissa ses fonctions au contre-amiral Anne Chrétien Louis de Hell.

Décorations[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • Il a été le premier gouverneur de l'île de la Réunion à accepter qu'une caricature le représentant (et réalisée par un natif de l'île) soit publiée dans le journal local. Avant cela, un tel dessin était encore considéré comme un outrage à la France. C'est une des raisons qui ont fait sa « popularité » sur l'île. Une autre raison est que son épouse s'impliqua avec vigueur dans plusieurs œuvres de bienfaisance.[réf. nécessaire]

Sources[modifier | modifier le code]