Jacques Ozouf

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Jacques Ozouf, né le 8 septembre 1928 à Alençon et mort le 29 juillet 2006 à Limogne-en-Quercy, est un historien français, spécialiste de l'histoire française des XIXe et XXe siècles.

Après ses études secondaires au lycée Henri-IV à Paris, il obtient l'agrégation d'histoire en 1954 à la Sorbonne, où il rencontre également sa femme Mona Sohier, qui deviendra Mona Ozouf.

Neveu du résistant Pierre Brossolette, il adhère au PCF, mais le quitte après l'insurrection de Budapest en 1956[1]. Très attaché aux valeurs républicaines laïques, il entreprend, avec l'aide de sa femme, un travail porté sur les instituteurs de l'école publique d'avant-guerre. En 1971, il devient directeur d'étude à l'EHESS. Il participe également au débat public dans des revues comme Le Nouvel Observateur et Esprit. Il est considéré comme un des meilleurs spécialistes de l'analyse électorale de son époque[2].

Sources[modifier | modifier le code]

  1. Philippe-Jean Catinchi, « Jacques Ozouf », Le Monde, 2 août 2006.
  2. Dictionnaire des intellectuels français, Jacques Julliard, Michel Winock, Ed. Seuil, p. 851

Publications[modifier | modifier le code]

  • Nous, les maîtres d'école..., Gallimard/Julliard, 1967.
  • Lire et écrire : l'alphabétisation des Français de Calvin à Jules Ferry avec François Furet, Minuit, « Le sens commun », 1977.
  • La République des instituteurs avec Mona Ozouf, Seuil/Gallimard, « Hautes Études », 1992.