Jacques Mahéas

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Jacques Mahéas
Fonctions
Maire de Neuilly-sur-Marne
En fonction depuis le
(40 ans, 8 mois et 18 jours)
Prédécesseur André Kremser
Sénateur de Seine-Saint-Denis

(16 ans et 6 jours)
Groupe politique apparenté PS
Député de la 13e circonscription de la Seine-Saint-Denis (9e circonscription de la Seine-Saint-Denis avant 1988)

(11 ans, 9 mois et 11 jours)
Élection 21 juin 1981
Groupe politique PS
Successeur Christian Demuynck
Conseiller général du Canton de Neuilly-sur-Marne

(6 ans)
Conseiller régional d'Île-de-France

(2 ans)
Biographie
Date de naissance (78 ans)
Parti politique PS (1974-2011)
Profession Principal de collège retraité
Résidence Seine-Saint-Denis

Jacques Mahéas, né le à Paris, est un homme politique français, ancien membre du Parti socialiste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Retraité de l'Éducation nationale, il est député de la Seine-Saint-Denis de 1981 à 1993. Il est élu sénateur de la Seine-Saint-Denis le , puis réélu le .

Il est également conseiller général de la Seine-Saint-Denis de 1976 à 1982 et maire de Neuilly-sur-Marne depuis 1977. En mars 2008, la liste qu'il conduit aux municipales l'emporte dès le premier tour[1].

Il est élu vice-président du Syndicat des eaux d'Île-de-France en mai 2008. Prônant un retour en gestion directe publique, il défend ce choix contre André Santini[2].

En , Benoît Hamon et Gaëlle Lenfant ont demandé à Martine Aubry que Jacques Mahéas soit exclu du parti. Le , pendant son audition par la commission des conflits du PS, il démissionne du parti[3] dont il était membre depuis 1974. Il ne se représente pas aux élections sénatoriales de septembre 2011.

Il soutient François Hollande en vue de la primaire présidentielle socialiste de 2011[4].

En 2014, il est réélu maire de Neuilly-sur-Marne dès le premier tour avec 64,98 % des voix.

Il parraine Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle de 2017[5]. Il est membre honoraire du parlement.

Condamnation[modifier | modifier le code]

À la suite de faits survenus en 2002[6], deux employées de la mairie de Neuilly-sur-Marne portent plainte en 2004 contre lui pour attouchements et baisers forcés[7]. L'une d'entre elles retire sa plainte, l'autre maintient ses accusations[7]. Jacques Mahéas est condamné à quatre mois de prison avec sursis et à des dommages et intérêts de 35 000 euros, mais fait appel[7],[6]. En juillet 2009, la cour d'appel de Paris, transforme cette peine en amende de 10 000 euros, tout en maintenant les dommages et intérêts de 35 000 euros[6],[8]. En 2010, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi formé par Jacques Mahéas, rendant ainsi définitive sa condamnation en appel[9].

Mandats en cours[modifier | modifier le code]

Maire de Neuilly-sur-Marne (depuis mars 1977)

Mandats antérieurs[modifier | modifier le code]

  • Mandat national :
    • Député de la Seine-Saint-Denis (1981-1993)
    • Sénateur de la Seine-Saint-Denis (septembre 1995-septembre 2011)
  • Mandat local :
    • Conseiller général de la Seine-Saint-Denis (1976-1982)
    • Conseiller régional d’Ile-de-France (1986-1988)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Nouveau conseil municipal », ministère de l'Intérieur,
  2. « Véolia jusqu'à plus soif », Politis (Bondy Autrement, site miroir), (consulté le 26 octobre 2008)
  3. Condamné pour agressions sexuelles, Mahéas démissionne du PS Le Parisien, 8 juillet 2011
  4. « Agression: l'élu Mahéas crie au “complot” », dépêche AFP reprise par Le Figaro, 11 juin 2011.
  5. Sébastien Thomas, « Seine-Saint-Denis : quel candidat à la présidentielle votre élu a-t-il parrainé ? », leparisien.fr, (consulté le 22 mars 2017)
  6. a, b et c « Mahéas coupable d'agressions sexuelles », Le Figaro, 1er juillet 2009
  7. a, b et c Chloé Woitier, « Le PS gêné par un élu coupable d'agression sexuelle », Le Figaro, 13 juin 2011
  8. « Le sénateur Mahéas définitivement condamné », LCI-TF1, 4 mars 2010
  9. Eric Nunès, « Le PS va-t-il exclure le sénateur Jacques Mahéas, condamné pour harcèlement sexuel ? », Le Monde, 6 juin 2011

Lien externe[modifier | modifier le code]