Jacques Mahéas

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Jacques Mahéas
Fonctions
Maire de Neuilly-sur-Marne

(43 ans, 3 mois et 10 jours)
Prédécesseur André Kremser
Successeur Zartoshte Bakhtiari
Sénateur français

(15 ans, 11 mois et 29 jours)
Élection 24 septembre 1995
Réélection 26 septembre 2004
Circonscription Seine-Saint-Denis
Groupe politique App. SOC
Député français

(4 ans, 9 mois et 9 jours)
Circonscription 13e de la Seine-Saint-Denis
Législature IXe (Cinquième République)
Groupe politique SOC
Prédécesseur Proportionnelle par département
Successeur Christian Demuynck

(6 ans, 10 mois et 23 jours)
Élection 21 juin 1981
Circonscription 9e de la Seine-Saint-Denis
Législature VIIe et VIIIe (Cinquième République)
Groupe politique SOC
Prédécesseur Marie-Thérèse Goutmann
Successeur Proportionnelle par département
Conseiller général de la Seine-Saint-Denis

(6 ans)
Circonscription Canton de Neuilly-sur-Marne
Successeur Anne-Marie Mahéas
Conseiller régional d'Île-de-France

(2 ans)
Biographie
Nom de naissance Jacques René Mahéas
Date de naissance
Lieu de naissance Ivry-sur-Seine
Date de décès (à 83 ans)
Lieu de décès Nice
Nationalité Française
Parti politique PS (1974-2011)
Profession Principal de collège

Jacques Mahéas, né le à Ivry-sur-Seine[1] et mort le [2] à Nice, est un homme politique français, ancien membre du Parti socialiste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Retraité de l'Éducation nationale, Jacques Mahéas est député de la Seine-Saint-Denis de 1981 à 1993. Il est élu sénateur du département le , puis réélu le .

Au niveau local, il est également conseiller général de la Seine-Saint-Denis de 1976 à 1982 et maire de Neuilly-sur-Marne de 1977 à 2020 (en , la liste qu'il conduit aux municipales l'emporte dès le premier tour[3] ; en 2014, il est réélu dès le premier tour avec 64,98 % des voix.).

Il est élu vice-président du Syndicat des eaux d'Île-de-France en . Prônant un retour en gestion directe publique, il défend ce choix contre André Santini[4].

En , Benoît Hamon et Gaëlle Lenfant ont demandé à Martine Aubry que Jacques Mahéas soit exclu du parti. Le , pendant son audition par la commission des conflits du PS, il démissionne du parti[5] dont il était membre depuis 1974. Il ne se représente pas aux élections sénatoriales de . Il est membre honoraire du parlement.

Jacques Mahéas soutient François Hollande en vue de la primaire présidentielle socialiste de 2011[6]. Il parraine Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle de 2017[7].

Lors des élections municipales de 2020, il ne se représente pas en tant que tête de liste mais en 17e position sur la liste « Un élan renouvelé pour Neuilly-sur-Marne » menée par Yannick Trigance, son ancien directeur de cabinet, qui obtient un score de 49,96 % au second tour[8]. Le , Zartoshte Bakhtiari conquiert la mairie de Neuilly-sur-Marne et prend la succession de Jacques Mahéas après quarante-trois ans de mandats continus[9].

Thomas Portes annonce, le sur son compte Twitter, la mort de Jacques Mahéas[2],[10].

Condamnation[modifier | modifier le code]

À la suite de faits survenus en 2002[11], deux employées de la mairie de Neuilly-sur-Marne portent plainte en 2004 contre lui pour attouchements et baisers forcés[12]. L'une d'entre elles retire sa plainte ; l'autre maintient ses accusations[12]. Jacques Mahéas est condamné à quatre mois de prison avec sursis et à des dommages et intérêts de 35 000 euros, mais fait appel[12],[11]. En , la cour d'appel de Paris, transforme cette peine en amende de 10 000 euros, tout en maintenant les dommages et intérêts de 35 000 euros[11],[13]. En 2010, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi formé par Jacques Mahéas, rendant ainsi définitive sa condamnation en appel[14].

Mandats antérieurs[modifier | modifier le code]

  • Mandat national :
    • Député de la Seine-Saint-Denis (1981-1993)
    • Sénateur de la Seine-Saint-Denis (-)
  • Mandat local :
    • Maire de Neuilly-sur-Marne (1977-2020)
    • Conseiller général de la Seine-Saint-Denis (1976-1982)
    • Conseiller régional d’Ile-de-France (1986-1988)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
  2. a et b Thomas Portes, « Mort de Jacques Mahéas », sur Twitter, (consulté le )
  3. « Nouveau conseil municipal », Ministère de l'Intérieur,
  4. « Véolia jusqu'à plus soif », Politis (Bondy Autrement, site miroir), (consulté le )
  5. Condamné pour agressions sexuelles, Mahéas démissionne du PS Le Parisien, 8 juillet 2011
  6. « Agression: l'élu Mahéas crie au “complot” », AFP-Le Figaro, 11 juin 2011.
  7. Sébastien Thomas, « Seine-Saint-Denis : quel candidat à la présidentielle votre élu a-t-il parrainé ? », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. « Résultat des élections municipales de 2020 : Neuilly-sur-Marne », Le Monde, 5 juillet 2020.
  9. « Municipales 2020 à Neuilly-sur-Marne : Zartoshte Bakhtiari remporte la mairie après les élections », sur actu.fr (consulté le )
  10. Par Hélène Haus Le 22 août 2022 à 19h38, « Décès de l’ex-maire de Neuilly-sur-Marne : Jacques Mahéas, un baron respecté malgré le scandale sexuel » Accès payant, sur leparisien.fr, (consulté le ).
  11. a b et c « Mahéas coupable d'agressions sexuelles », Le Figaro, 1er juillet 2009
  12. a b et c Chloé Woitier, « Le PS gêné par un élu coupable d'agression sexuelle », Le Figaro, 13 juin 2011
  13. « Le sénateur Mahéas définitivement condamné », LCI-TF1, 4 mars 2010
  14. Éric Nunès, « Le PS va-t-il exclure le sénateur Jacques Mahéas, condamné pour harcèlement sexuel ? », Le Monde, 6 juin 2011.

Liens externes[modifier | modifier le code]