Jacques Houplain

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Jacques Houplain
J-Houplain.jpg
Jacques Houplain à sa table de travail
Naissance
Nom de naissance
Jacques André Houplain
Nationalité
Activité
Formation
Distinctions

Jacques Houplain est un graveur et peintre français né le [1] à Luneray[2] (Seine-Maritime).

Parcours[modifier | modifier le code]

Jacques Houplain passe son enfance et fait sa scolarité à Paris.

Il s'inscrit en 1940 à l'École nationale supérieure des beaux-arts à Paris dans l'atelier de peinture dirigé par Pougheon mais interrompt ses études pour entrer dans la clandestinité de 1942 à 1945. Il se réinscrit aux Beaux-Arts, dans l'atelier de Dupas fin 1945 et commence à graver à l’eau-forte dès cette année-là. Il est invité à exposer par la société La jeune gravure contemporaine à la galerie Sagot - Le Garrec à Paris. Il rencontre Pierre Guastalla, Goerg et K. Hasegawa.

En 1946, Houplain est nommé membre titulaire de la Jeune gravure contemporaine. Il expose des peintures au Salon des moins de trente ans créé par Madame Schilde-Bianchini. Il est invité à exposer par la Société des peintres-graveurs français à la Bibliothèque nationale et réalise des cartons de vitraux pour le maître verrier Barillet.

Parallèlement à la gravure, il entreprend d’étudier l’histoire de l’art. En 1947, il est boursier pour la Maison Descartes à Amsterdam, ce qui l’amène à se pencher sur l’œuvre gravé d’Hercules Seghers, graveur hollandais du début du XVIIe siècle ayant influencé Rembrandt sur lequel il rédige un mémoire sur les gravures.

Avec l’enseignement supérieur qu’inaugure alors l’école Estienne, il est invité à s’initier à l’éventail des pratiques et techniques bibliophiliques qui lui serviront lors de la réalisation de ses livres illustrés.

En 1949, il obtient le prix Abd-el-Tif lui permettant d’être accueilli pendant deux ans à la villa au-dessus du musée et du Jardin d'Essais d’Alger.

À son retour en France métropolitaine, Jacques Houplain enseigne l’histoire de l’art à l’École nationale supérieure des arts appliqués, enseignement qu’il donne parallèlement à la continuation de son œuvre gravé. En 1956, il devient membre de la Société des peintres-graveurs français et fait la rencontre du graveur japonais expatrié en France Kiyoshi Hasegawa, rencontre essentielle dans la vie et l’œuvre de Jacques Houplain[3].

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Éléments chronologiques[modifier | modifier le code]

  • 1948 : Nommé sociétaire du Salon d’automne, section Gravure et section Livre illustré. Exposition d’un ensemble de 20 gravures au Museum Boymans de Rotterdam, qui sera présenté ensuite au Prenten Kabinet de Leyde. Exposition à la Galerie Santee Landwer, Kaisersgraacht à Amsterdam.
  • 1948 : Mariage à Paris avec Annie Jentiena Reinders.
  • 1949 : Boursier pour la Villa Abd-el-Tif à Alger jusqu’en 1951.
  • 1950 : Présentation d’une cinquantaine de gravures par le Musée de Poitiers. La Société de l’Estampe édite deux de ses planches. Planche éditée par Cailler à Genève.
  • 1951 : Exposition à la Galerie Marcel Guiot, rue Volnay.
  • 1952 : Exposition au Cabinet des Estampes du Musée d’Art et d’Histoire à Genève. Nommé membre du Comité National de la Gravure, Bibliothèque nationale. Planche éditée par la Chalcographie du Louvre.
  • 1957 : Article, résumé de son mémoire sur les gravures d’Hercules Seghers, publié par la Gazette des Beaux-Arts (Numéro de mars) - Exposition (mai) du Comité national du livre illustré français Les chefs d'œuvre des illustrateurs français contemporains (Jean-Gabriel Daragnès, Albert Decaris, Bernard Buffet, Michel Ciry, Gabriel Dauchot, Jacques Houplain, André Minaux, Pierre-Yves Trémois), Musée-bibliothèque de Toulon.
  • 1958 : Participe à la Mostra internazionale di bianco e nero de Lugano
  • 1963 : Conférence prononcée à la Sorbonne pour la Société Française d’Esthétique. Thème : « Des rapports interférents : technique à esthétique dans la gravure sur métal et dans la peinture contemporaine ».
  • 1969 : Rétrospective à la Bibliothèque municipale de Mulhouse, organisée par la Société Godefroy Engelman, 50 gravures (mai-juin). Nommé vice-président du Comité National de la Gravure à la Bibliothèque Nationale.
  • 1984 : Invité d’honneur par la Société Pointe et Burin à Paris.
  • 1989 : Nommé membre de la Société asiatique.
  • 1993 : Invité d’honneur par la Société Pointe et Burin, puis nommé membre d’honneur de cette association.
  • 1996 : Exposition d’un vaste ensemble de gravures et de dessins à la Galerie Taylor à Paris.

Expositions[modifier | modifier le code]

  • 1948 : Ensemble de 20 gravures au Museum Boymans de Rotterdam, qui sera présenté ensuite au Prenten Kabinet de Leyde. Exposition à la Galerie Santee Landwer, Kaisersgraacht à Amsterdam
  • 1950 : Présentation d’une cinquantaine de gravures par le musée de Poitiers.
  • 1951 : Galerie Marcel Guiot, rue Volnay.
  • 1952 : Cabinet des Estampes du Musée d’Art et d’Histoire à Genève.
  • 1954 : Galerie d’art Octave Landwerlin à Strasbourg
  • 1958 : Participation à la Mostra internazionale di bianco e nero de Lugano
  • 1961 : Galerie Sagot - Le Garrec
  • 1964 : Galerie des peintres-graveurs, boulevard du Montparnasse, Paris. Librairie des arts, Nancy
  • 1969 : Rétrospective à la bibliothèque municipale de Mulhouse, organisée par la Société Godefroy Engelman, 50 gravures (mai-juin). Galerie des peintres-graveurs, boulevard du Montparnasse, Paris
  • 1972 : Exposition itinérante en Suède, organisée par la Société Medborgarskolan de Uppsala. Galerie Synthèse à Anvers : estampes, aquarelles et émaux. Dessins au musée des beaux-arts de Nîmes. Galerie Dantesca à Turin
  • 1974 : École des beaux-arts de Lille.
  • 1976 : Galleria d’Arte Contemporana « Don Chisciotte » à Rome
  • 1981 : Exposition d’estampe et un émail avec l’ensemble de la donation Chaufour au musée d’Annecy
  • 1983 : Exposition de 60 gravures à la maison de la culture de Rennes. Exposition de peintures à la galerie Bernier, rue Jacques-Callot, à Paris.
  • 1984 : Invité d’honneur par la Société Pointe et Burin à Paris. Galerie Aux peintres-graveurs à Marly-le-Roi.
  • 1986 : Invité d’honneur pour la rétrospective d’Espic à Castres. Exposition de peintures à la Galerie Bernier à Paris. Invité d’honneur pour le cinquantenaire de la Société « Le Trait » à Paris, Bibliothèque nationale.
  • 1989 : Librairie-galerie René Kieffer avec présentation de Lieux des Crépuscules retrouvés
  • 1992 : Invité par le « Grand Salon d’Art Contemporain » à la Garenne-Colombes pour présenter un ensemble de gravures.
  • 1993 : Librairie-galerie René Kieffer avec présentation d’un album Dix rébus illustrés de 10 eaux-fortes.
  • 1994 : Invité à exposer par Le Signe et la Marge ainsi que par Gravure Passion (deux triennales) dans les années 1994, 1997, 2000, 2003, 2006, 2009.
  • 1996 : Galerie de la fondation Taylor, Paris

Illustrations de bibliophilie[modifier | modifier le code]

  • 1947 : Chants de Maldoror, 27 eaux-fortes, Les Francs Bibliophiles
  • 1949 : La Genèse, traduction de Lemaître de Sacy, 87 eaux-fortes, édition Jean Porson
  • 1952 : Poésies de Sappho, traduction de Th. Reinach, 20 eaux-fortes, édition Jean Porson
  • 1953 : Odes amoureuses de Ronsard, 24 eaux-fortes, édition Jean Porson
  • 1957 : La Clef des champs inédit d’Henri Bosco, 16 eaux-fortes, édition de l’Empire
  • 1959 : Frontispice à l’eau-forte pour Éloge du poème de R. G. Leuck. Illustration des Noces de Camus, 20 eaux-fortes, édition Lubineau
  • 1974 : Frontispice pour Rendez-Vous, inédit de Philippe Soupault en présentation des illustrations à l’eau-forte de Ludmilla Balfour pour la Société bibliophilique Les Impénitents
  • 1989 : Lieux des Crépuscules retrouvés, poèmes de Jean-Charles Gaudy illustrant des gravures de Jacques Houplain
  • 1994 : Une illustration pour le recueil de poésies de Walter Strachan, Masks, ed. The Old Stile Press (Oxfordshire)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Houplain, Rêveries d'un graveur solitaire, 2010
  • Marie-Janine Solvit, La Gravure contemporaine, 304 p., éd. Le Temps Apprivoisé, 2006 (ISBN 2283582377)
  • Michel Random, L'Art visionnaire, 222 p., éd. Fernand Nathan Paris, 1979 (ISBN 2092905317)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice d'autorité personne du catalogue général de la BNF.
  2. À 3 km de Varengeville.
  3. Jacques Houplain, « De l'inspiration dans les estampes de Kiyoshi Hasegawa », Nouvelles de l'estampe, 2011, no 235, p. 80-81

Lien externe[modifier | modifier le code]