Jacques-Henri de Bourbon

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Jacques-Henri de Bourbon
Description de cette image, également commentée ci-après
Le duc de Ségovie, en mars 1935.

Titres

Prétendant légitimiste aux trônes de France et de Navarre


(34 ans et 20 jours)

Nom revendiqué Jacques II puis Henri VI
Prédécesseur Alphonse de Bourbon, duc de Tolède
Successeur Alphonse de Bourbon, duc d'Anjou

Prétendant au trône d’Espagne


(34 ans et 20 jours)

Nom revendiqué Jacques IV
Prédécesseur Alphonse XIII (roi d’Espagne)
Successeur Succession non revendiquée
Biographie
Titulature Infant d’Espagne
Duc de Ségovie
Duc d’Anjou
Duc de Madrid
Duc de Tolède
Dynastie Maison de Bourbon
Nom de naissance Jaime Luitpoldo Isabelino Enrique Alejandro Alberto Alfonso Víctor Acacio Pedro Pablo María de Borbón y Battenberg
Naissance
San Ildefonso (Espagne)
Décès (à 66 ans)
Saint-Gall (Suisse)
Sépulture Nécropole du site royal Saint-Laurent-de-l’Escurial
Père Alphonse XIII d’Espagne
Mère Victoire-Eugénie de Battenberg
Conjoints Emmanuelle de Dampierre
(jus canonicum, 1935-1975)
Charlotte Tiedemann
(jus civilis, 1949-1975)
Enfants Alphonse de Bourbon Prétendant légitimiste à la Couronne de France
Gonzalve de Bourbon
Religion Catholicisme romain

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Jacques Léopold Isabelin Henri Alexandre Albert Alphonse Victor Acace Pierre Paul Marie de Bourbon, né au palais royal de la Granja de San Ildefonso, dans la province de Ségovie en Espagne, le , et mort à l’hôpital cantonal de Saint-Gall en Suisse, le est un infant d'Espagne, titré duc d'Anjou et duc de Ségovie. Il fut prétendant légitimiste au trône de France de 1941 à 1975, d'abord sous le nom de Jacques II[1], puis à partir de 1957 sous le nom d’Henri VI[N 1], et prétendant alphonsiste et carliste au trône d’Espagne sous le nom de Jacques IV.

Filiation[modifier | modifier le code]

Jacques de Bourbon était le second fils du roi d'Espagne Alphonse XIII (1886-1941), de la maison capétienne de Bourbon, et de son épouse Victoire Eugénie de Battenberg (1887-1969). Il était le frère aîné de Jean de Bourbon (1913-1993), qui prétendit au trône d'Espagne à partir de 1941.

Biographie[modifier | modifier le code]

À sa naissance, il fut titré infant d’Espagne par son père, dans le cadre de la monarchie constitutionnelle instituée en 1876.

La légitimité de cette monarchie était contestée par les carlistes, partisans de la loi salique et donc du duc d'Anjou et de Madrid, cousin aîné d'Alphonse XIII.

Jacques de Bourbon devint sourd puis muet après avoir dû être opéré des oreilles, à cause d’une double mastoïdite survenue en 1912 et qui avait été mal soignée. Par la suite, il apprit à lire sur les lèvres et recouvra l'usage de la parole aidé en cela par sa seconde épouse Charlotte qui fit une carrière d'artiste lyrique avant son mariage avec l'infant.

L'exil (1931-1975)[modifier | modifier le code]

Le , Alphonse XIII fut chassé du pouvoir par les républicains espagnols. Il prit en exil le titre de courtoisie de duc de Tolède et s’installa à Paris à l’hôtel Meurice, puis à Avon (Seine-et-Marne) à l’hôtel Savoy, le gouvernement de la République française lui ayant demandé de rester à au moins 60 km de la capitale. Puis en 1934, l’ex-roi Alphonse XIII et sa famille quittèrent la France et s’installèrent en définitive à Rome au Grand Hôtel.

Par la suite, Jacques de Bourbon vécut en France, d’abord à Cannes à l'hôtel Majestic, ensuite au Cap d'Antibes, puis à Rueil-Malmaison à la villa Segovia, ensuite à Paris au no 9 de l’avenue Ingres (dans le 16e arrondissement), puis plus tard à Neuilly-sur-Seine, et finalement en Suisse.

Famille[modifier | modifier le code]

Jacques de Bourbon épousa[N 2] à Rome en l’église Saint-Ignace-de-Loyola le , Vittoria Jeanne Emmanuelle Joséphine Pierre-Marie de Dampierre (née le à Rome, de nationalité française[N 3] et morte le à Rome), fille aînée de Roger de Dampierre (1892-1975), de la noblesse française, et de sa première épouse Vittoria Ruspoli des princes di Poggio Suasa (1892-1982), de la noblesse italienne. De ce mariage, Jacques de Bourbon et Emmanuelle de Dampierre eurent deux fils :

Jacques de Bourbon se remaria civilement à Innsbruck en Autriche, le avec Charlotte Tiedemann, cantatrice, deux fois divorcée (de Franz Büchler et de Fritz Hippler), fille d’Otto Eugen Tiedemann et de Luisa Amalia Klein. Protestante originaire d'Allemagne, elle s'est convertie au catholicisme le , à Écône en Suisse devant Mgr Lefebvre, quelques mois avant sa mort.

Pour l’Église catholique romaine et les légitimistes, Emmanuelle de Dampierre, malgré un remariage civil et un concubinage notoire[réf. nécessaire] (Antonio Sozzani et Federico Astarita[réf. nécessaire]), continua d’être présentée comme l’épouse, puis la veuve, de Jacques de Bourbon, donc toujours duchesse d’Anjou et de Ségovie. À ce titre, elle présida pendant de nombreuses années diverses cérémonies commémoratives, aux côtés ou à la place de son petit-fils Louis de Bourbon (1974).

Tutelle civile et décès[modifier | modifier le code]

Une demande de mise sous tutelle de Jacques de Bourbon, introduite par ses fils devant le tribunal de la Seine, aboutit, le , à la nomination d'un conseil judiciaire pour l'administration de son patrimoine (Chantal de Badts de Cugnac et Guy Coutant de Saisseval, le Petit Gotha). Le duc d'Anjou et de Ségovie, défendu par maître Aujol gagna sur ses fils ce que son avocat appela « le procès de la honte ».

Ayant fait une chute accidentelle dans la rue à Lausanne ( Wilde page 235), Jacques Henri de Bourbon dut être hospitalisé le . Malgré une opération, les médecins ne purent le sauver.

Ses obsèques furent célébrées le dans l’église du Sacré-Cœur d’Ouchy, à Lausanne. Sur son cercueil furent déposés un drapeau royal français, un drapeau royal espagnol, ainsi que des colliers des ordres du Saint-Esprit et de la Toison d’or. Un service funèbre fut célébré en France le en la cathédrale Saint-Denis, nécropole des rois de France.

Jacques Henri de Bourbon fut inhumé tout d'abord au cimetière du Bois-de-Vaux à Lausanne, puis en 1985 (avec l'accord du roi d’Espagne, son neveu) dans le panthéon des infants (es), au monastère Saint-Laurent de l’Escurial, au nord-ouest de Madrid.

L'héritier des rois d'Espagne[modifier | modifier le code]

Désapprouvant le projet de mariage de son fils aîné, Alphonse, prince des Asturies, avec Edelmira Sampedro (1906-1994), une roturière cubaine, Alphonse XIII fit écrire à son fils aîné une lettre, le à Lausanne (Suisse), dans laquelle le prince des Asturies renonçait au trône d’Espagne, pour lui et ses éventuels descendants. Cette renonciation était faite par simple lettre sous seing privé, sans aucun caractère officiel, et sous la pression du souverain déchu, mais elle faisait néanmoins de l'infant Jacques le nouveau « prince des Asturies » des alphonsistes[N 4]. Mais il n'allait le rester que pendant dix jours.

Pensant que ses difficultés d’élocution et sa surdité étaient des obstacles à une éventuelle restauration de la monarchie en Espagne, Alphonse XIII demanda à son fils Jacques d'écrire, à l’hôtel Savoy à Avon le (le jour même où le prince des Asturies se mariait avec Edelmira Sampedro à Lausanne), une lettre par laquelle il renonçait au trône d’Espagne, pour lui et ses éventuels descendants.

Le (jour de son mariage avec Emmanuelle de Dampierre), Jacques de Bourbon reçut de son père le titre de courtoisie[7] de duc de Ségovie.

En 1936, à la mort d'Alphonse Charles de Bourbon, duc de San Jaime, le dernier prétendant de la branche aînée, une partie des carlistes se rangea derrière le nouvel aîné salique : l'ex-roi Alphonse XIII. Mais de nombreux carlistes refusèrent de soutenir celui qu'ils considéraient depuis cinquante ans comme un usurpateur, et se rangèrent derrière un lointain cousin d’Alphonse XIII, François Xavier de Bourbon (1889-1977), qui avait été nommé « régent » par Alphonse Charles de Bourbon.

Armoiries du duc de Ségovie en tant qu'infant d'Espagne après 1938 : l'écu central — sur le tout du tout — porte les armes de France pleines (sans la bordure de gueules, ou brisure d'Anjou) car l'infant Jacques est devenu le , le fils aîné du chef de la maison de Bourbon.

À partir de septembre 1938, il ne restait plus à Alphonse XIII que deux fils, les infants Jacques (né en 1908) et Jean (né en 1913). L'ex-roi d'Espagne ne voulut pas revenir sur la renonciation qu'il avait fait signer à l’infant Jacques en 1933. Le , un mois et demi avant sa mort, Alphonse XIII « abdiqua » en faveur de son fils cadet, Jean de Bourbon, qui se proclama comte de Barcelone le , quelques jours après les obsèques de son père.

Jacques de Bourbon confirma tout d'abord sa renonciation de 1933 au trône d’Espagne par deux lettres adressées à son frère cadet, la première écrite le à Lausanne, la seconde écrite le à Rome. Mais par la suite, le à Paris (en présence[N 5] de son avocat, le Dr. Ludwig Draxler (de), et d'un représentant de l'agence France-Presse[8]), Jacques de Bourbon récusa toutes ses renonciations au trône d’Espagne (renonciations qu'il estimait avoir été faites sans motif valable, par simples lettres sous seing privé, sans aucun caractère officiel, et sous la pression de son père puis de son frère), dont il s'estimait légitime héritier, en tant que fils aîné du dernier roi.

Entretemps, le , à bord de l'Azor, le yacht de Francisco Franco (le chef de l’État espagnol), mouillé au large de Saint-Sébastien (Espagne), eut lieu une entrevue[9] entre Franco et les deux fils du défunt roi Alphonse XIII, Jacques de Bourbon, duc d'Anjou et de Ségovie et Jean de Bourbon, comte de Barcelone. Il fut convenu que Juan Carlos (né en 1938) et Alphonse (né en 1941), les deux fils de Jean de Bourbon, poursuivraient leurs études en Espagne. Jacques de Bourbon demanda qu'il en fût de même pour ses deux fils, Alphonse (né en 1936) et Gonzalve (né en 1937), mais Franco refusa[10].

Le , par une lettre envoyée à Francisco Franco, Jacques de Bourbon rappela qu'il était le légitime héritier de la couronne d'Espagne. Le à Paris, Jacques de Bourbon se déclara chef et souverain de l’ordre de la Toison d'or, en tant qu’héritier du trône d’Espagne. Le , toujours à Paris, il prit le titre de courtoisie de duc de Madrid[N 6], en tant que successeur de la branche carliste et donc héritier salique de la couronne espagnole, déclarant « [unir] deux rameaux d'une même famille spirituelle espagnole et [contribuer] ainsi à la réconciliation de tous les Espagnols, sans exception d'aucun genre, réconciliation qui seule peut assurer le bonheur et la grandeur de [l'Espagne] »[13] (le nouveau duc de Madrid faisait allusion aux « rameaux » carliste et alphonsiste du royalisme espagnol).

La reine d'Espagne Victoire Eugénie, veuve d'Alphonse XIII, qui portait en exil le titre de duchesse de Tolède, mourut le à Lausanne. Son fils Jacques de Bourbon, déjà duc d'Anjou et de Ségovie ainsi que duc de Madrid, ajouta à ces titres de courtoisie celui de duc de Tolède, symbolisant l'héritage monarchique de la branche alphonsiste, cette union des titres de duc de Madrid et de duc de Tolède censée sceller la réconciliation des deux branches rivales, carliste[N 7] et alphonsiste, des Bourbons.

Le à Neuilly-sur-Seine, Jacques de Bourbon écrivit une lettre à Francisco Franco (le chef de l’État espagnol). Par cette lettre (qu’il data du à Paris), le duc d’Anjou et de Ségovie déclara accepter la désignation de son neveu Juan Carlos de Bourbon comme futur roi d’Espagne après la mort de Franco. C’est « en vue du bien commun de l’Espagne, de la paix et de la prospérité du peuple espagnol » et à la demande de son fils aîné, Alphonse (ainsi qu’avec l’accord du cadet, Gonzalve), que Jacques de Bourbon se résigna à donner son accord à cette restauration monarchique en Espagne au profit de Juan Carlos de Bourbon, bien que ce dernier ne soit pas l’aîné des descendants des rois Philippe V et Alphonse XIII d'Espagne.

L'héritier des rois de France et de Navarre[modifier | modifier le code]

Le à Paris, l'ex-roi Alphonse XIII vint rendre visite à son cousin aîné, Jacques de Bourbon (1870-1931), duc d'Anjou et de Madrid, aîné des Capétiens, qui était le prétendant légitimiste au trône de France et le prétendant carliste au trône d'Espagne. Les deux hommes se réconcilièrent. Deux jours plus tard, Jacques de Bourbon vint rendre visite à Alphonse XIII, qui résidait à Avon (Seine-et-Marne), à l'hôtel Savoy. À cette occasion, le prétendant légitimiste et carliste remit à l'ex-roi d'Espagne un collier de l'ordre du Saint-Esprit, hérité du comte de Chambord. Par ce geste, le duc d'Anjou et de Madrid voulait rappeler à Alphonse XIII qu'il deviendrait un jour l'aîné des descendants d'Hugues Capet (Jacques de Bourbon étant célibataire et sexagénaire, et son vieil oncle Alphonse de Bourbon étant octogénaire et sans enfant).

Jacques de Bourbon (1870-1931), duc d'Anjou et de Madrid, mourut d'une angine de poitrine le à Paris, une semaine après son entrevue avec Alphonse XIII à Avon. Cinq ans plus tard, son oncle Alphonse Charles de Bourbon (1849-1936), duc de San Jaime, mourut accidentellement le à Vienne. À cette date, l’ex-roi Alphonse XIII d'Espagne devint pour les légitimistes le nouveau chef de la maison de France, avec pour « dauphin » son fils aîné, Alphonse de Bourbon (1907-1938), ex-prince des Asturies, qui avait pris depuis son mariage le titre de courtoisie de comte de Covadonga.

Deux ans plus tard, la mort accidentelle du comte de Covadonga à Miami le , fit de son frère Jacques, duc de Ségovie, le nouveau dauphin de France de droit, pour les légitimistes. Puis, à la mort d'Alphonse XIII à Rome le , le duc de Ségovie devint l’aîné des descendants d’Hugues Capet, de saint Louis, d’Henri IV et de Louis XIV. Les légitimistes le reconnurent alors comme roi de France et de Navarre de droit, sous le nom de Jacques II.

Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, Jacques de Bourbon, duc de Ségovie, assuma[N 8] sa position de chef de la maison royale de France en tant qu'aîné des Capétiens, en prenant le titre de courtoisie de duc d’Anjou et les pleines armes de France, et demanda par lettre datée du , à Rome, à Jacques de Bauffremont-Courtenay, qui vivait à Paris, de faire connaître sa prise de position[18] et (lettre du ) d’être son représentant[19] en France.

Le à Menaggio, province de Côme (Italie), le duc d’Anjou et de Ségovie fit une déclaration enregistrée devant notaire. Il déclara notamment : « notre qualité de chef salique de la maison de France comporte pour nous seul le droit héréditaire de porter les armes appartenant au chef de cette maison soit : « d’azur à trois fleurs de lis d’or », qu’en la même qualité à laquelle est attaché héréditairement le droit de faire valoir nos titres au trône de France, nous déclarons ne renoncer aucunement à ce droit ».

En août 1946, Jacques de Bourbon chargea un lointain cousin capétien, François Xavier de Bourbon de transmettre sa déclaration aux cours européennes, accompagnée d’une lettre adressée aux cadets de la dynastie capétienne. Ce que François Xavier de Bourbon accepta, en répondant à Jacques de Bourbon le  : « je sais bien que le fait de ta renonciation aux droits du trône d’Espagne ne pouvait modifier ton droit d’aîné ».

En 1947, parut un livre de Raoul de Warren sur les prétendants au trône de France : plusieurs pages[20] étaient consacrées au duc de Ségovie, à la suite de sa prise de position de l'année précédente. La déclaration du nouveau duc d'Anjou (Jacques II pour les légitimistes) avait donné lieu à quelques articles de presse, notamment dans dans les hebdomadaires Samedi-soir[21], Quatre et Trois (articles d'Alain Decaux)[22] et Cavalcade[23].

Le , le duc d’Anjou et de Ségovie conféra à son fils aîné, Alphonse, les titres de courtoisie de duc de Bourbon et de duc de Bourgogne. Et le , il conféra à son second fils, Gonzalve, le titre de courtoisie de duc d’Aquitaine.

Depuis 1947, les légitimistes se retrouvaient chaque année[24] pour la messe du dans l'église Saint-Augustin de Paris, pour rendre hommage au roi Louis XVI. À partir de 1952, Jacques de Bourbon présida[25] chaque 21 janvier à Paris cette messe anniversaire de la mort de Louis XVI, d’abord à Saint-Augustin[26] jusqu’en 1957, puis[27] à la basilique Notre-Dame-des-Victoires de 1958 à 1971, puis à la Chapelle expiatoire à partir de 1972.

Le à la basilique Saint-Denis, le duc d’Anjou et de Ségovie, invité par le conseil général du département de la Seine, présida en compagnie de son fils aîné, Alphonse, « duc de Bourbon », la cérémonie[28] de remise du reliquaire de saint Louis, organisée par le Mémorial de France à Saint-Denys.

À partir de 1957, Jacques de Bourbon signa désormais Jaime Henri[N 9] puis Jacques Henri[N 1] ses actes français, ajoutant ainsi son quatrième prénom à son premier prénom (en revanche, il continua de signer ses actes espagnols du seul prénom Jacques). Les légitimistes lui donnèrent donc désormais comme nom royal Henri VI.

En juin 1959, la télévision française diffusa un entretien avec Jacques Henri de Bourbon, dans lequel il raconta le voyage autour du monde qu’il venait de faire pendant trois mois.

Le , le duc d’Anjou et de Ségovie inaugura[N 10]sur l'invitation de Patrick Esclafer de la Rode à Angoulême une plaque sur la statue de Jean d'Orléans (1400-1467), à l’occasion du cinquième centenaire de la mort de ce Capétien, grand-père du roi François Ier de France. À cette occasion, Jacques Henri de Bourbon fut accueilli par l’évêque d’Angoulême Mgr René Kérautret dans la cathédrale Saint-Pierre et par le maire à l’hôtel de ville.

Le , le duc d’Anjou et de Ségovie prêta serment comme 17e chef et souverain grand maître de l'ordre du Saint-Esprit.

Titulature[modifier | modifier le code]

En Espagne[modifier | modifier le code]

Titres officiels[modifier | modifier le code]

Armoiries de l'infant Jaime de Borbón.

En Espagne, les qualifications et titres qu'a portés Jacques de Bourbon sont des titres réguliers accordés par le royaume d'Espagne depuis sa naissance jusqu'à l'abolition de la monarchie le 14 avril 1931 :

  • 23 juin 1908 - 20 mars 1975 : Son Altesse royale don Jaime de Borbón y de Battenberg, infant d'Espagne (naissance).

Titres de courtoisie[modifier | modifier le code]

Les qualifications et titres de courtoisie portés par Jacques de Bourbon comme prétendant alphonsiste et carliste au trône d'Espagne sont les suivants :

  • 14 avril 1931 - 11 juin 1933 : Son Altesse royale don Jaime de Borbón y de Battenberg, infant d'Espagne ;
  • 11 juin 1933 - 21 juin 1933 : Son Altesse royale le prince des Asturies (renonce à ses droits en 1933) ;
  • 21 juin 1933 - 4 mars 1935 : Son Altesse royale don Jaime de Borbón y Battenberg, infant d'Espagne ;
  • 4 mars 1935 - 6 décembre 1949 : Son Altesse royale le duc de Ségovie, infant d'Espagne (annule sa renonciation au trône en 1949) ;
  • 6 décembre 1949 - 3 mai 1964 : Son Altesse royale le duc de Ségovie ;
  • 3 mai 1964 - 15 avril 1969 : Son Altesse royale le duc de Ségovie, duc de Madrid ;
  • 15 avril 1969 - 20 mars 1975 : Son Altesse royale le duc de Ségovie, duc de Madrid, duc de Tolède.

En France[modifier | modifier le code]

En France, les qualifications et titres portés actuellement par les membres de la maison de Bourbon n’ont pas d’existence juridique et sont considérés comme des titres de courtoisie. Ils sont attribués par le chef de maison. Prétendant légitimiste au trône de France, Jacques-Henri de Bourbon porta les titres suivants :

  • 23 juin 1908 - 6 septembre 1938 : Son Altesse royale le prince Jacques de Bourbon ;
  • 6 septembre 1938 - 28 février 1941 : Son Altesse royale le dauphin de France ;
  • 28 février 1941 - 28 mars 1946 : Monseigneur le prince Jacques de Bourbon ;
  • 28 mars 1946 - 20 mars 1975 : Monseigneur le duc d'Anjou.

La querelle dynastique française[modifier | modifier le code]

Les prétentions au trône de France de Jacques Henri de Bourbon étaient contestées par les orléanistes, partisans d’Henri d'Orléans (1908-1999). Les orléanistes arguaient notamment des renonciations faites lors des traités d'Utrecht (1713) par Philippe de France (1683-1746), ancêtre direct de Jacques Henri de Bourbon, ainsi que d’une « fusion » intervenue en 1883 à la mort d’Henri d'Artois (1820-1883) entre les orléanistes et les légitimistes de l’époque. Aux yeux des orléanistes, Jacques Henri de Bourbon était « don Jaime de Borbón y de Battenberg », ex-infant d'Espagne et « duc de Ségovie ». Les orléanistes lui déniaient les pleines armes de France ainsi que le titre de « duc d’Anjou ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ramon de Alderete, Les Bourbons que j'ai connus : contribution à l'étude de la préparation de l'instauration d'un régime franquiste-bourbonien en Espagne, Asnières (2, rue Pilaudo), Ramon Alderete – imprimerie Lelong (Argenteuil), , 112 p. (OCLC 462164501, notice BnF no FRBNF35333092)
  • (es) Ramón de Alderete, ...y estos Borbones nos quieren gobernar : recuerdos de veinte años al servicio de S.A.R. Don Jaime de Borbón, Asnières (2, rue Pilaudo), Ramon de Alderete (Edicion del autor) – imprimerie S.E.G. (Châtillon-sous-Bagneux), , 139 p. (OCLC 462163284, notice BnF no FRBNF35332852)
  • (es) Begoña Aranguren, Memorias. Emanuela de Dampierre - Esposa y madre de los Borbones que pudieron reinar en España, La Esfera de los Libros, coll. « Biografías y Memorias », Madrid, 2003, 412 p. (ISBN 8497341414)
  • Jacques de Bauffremont et avec la collaboration de Karine Mauvilly, Souvenirs, I.M.B., , 225 p. (ISBN 978-2-9542791-0-7, présentation en ligne)
  • Jacques Bernot, Les princes cachés : ou histoire des prétendants légitimistes (1883-1989), Paris, Éditions Lanore ; François-Xavier Sorlot, éditeur, coll. « Lanore histoire », , 318 p. (ISBN 9782851577450, OCLC 905715018, lire en ligne).
  • Conseil de Monseigneur le duc d'Anjou, État présent de la Maison de Bourbon : pour servir de suite à l’Almanach royal de 1830 et à d'autres publications officielles de la Maison, Paris, Éditions du Palais Royal, , 1re éd., 151 p. (ISBN 2777702047, présentation en ligne)
  • Marc Dem, Le duc d'Anjou m'a dit : la vie de l'aîné des Bourbons, Paris, Perrin, , 177 p. (ISBN 2-262-00725-X, notice BnF no FRBNF35055002)
  • Philippe Montillet, Cahiers D.U.C., no 6 : Les Princes Ainés de la Maison de Bourbon (1883-1941) - Les successeurs du Comte de Chambord, Diffusion — Université — Culture, Paris, 1987, 47 p. (ISSN 0248-0484)
  • Hervé Pinoteau, Monarchie et avenir, Paris, Nouvelles Éditions Latines, , 190 p. (notice BnF no FRBNF33137040, présentation en ligne)
  • Hervé Pinoteau, L'héraldique capétienne en 1976, Paris, Nouvelles Éditions Latines, coll. « Autour des dynasties françaises », , 80 p. (ISBN 2723300013, lire en ligne)
  • Hervé Pinoteau, Fabien Gandrille et Christian Papet-Vauban (préf. Alphonse de Bourbon), État présent de la Maison de Bourbon - pour servir de suite à l'Almanach royal de 1830 et à d'autres publications officielles de la Maison, 2e éd., Éditions du Léopard d'or, Paris, 1983, 223 p. (ISBN 2863770225)
  • Hervé Pinoteau, Fabien Gandrille et Christian Papet-Vauban, État présent de la Maison de Bourbon - pour servir de suite à l'Almanach royal de 1830 et à d'autres publications officielles de la Maison, 3e éd., Éditions du Léopard d'or, Paris, 1986, 244 p. (ISBN 2863770462)
  • Hervé Pinoteau et Christian Papet-Vauban, État présent de la Maison de Bourbon - pour servir de suite à l'Almanach royal de 1830 et à d'autres publications officielles de la Maison, 4e éd., Éditions du Léopard d'Or, Paris, 1991, 253 p. (ISBN 2-86377-100-1) édité erroné (notice BnF no FRBNF35485120)
  • Hervé Pinoteau, Nouvelles précisions dynastiques, Sicre Éditions, Paris, 2001, 77 p. (ISBN 2914352387)
  • Jean Silve de Ventavon (préf. Emmanuelle de Dampierre), La légitimité des lys et le duc d'Anjou, Éditions Fernand Lanore, coll. « Reflets de l'histoire », Paris, 1989, 233 p. (ISBN 2851570609)
  • Jean-Fred Tourtchine (préf. Juan Balansó), Les manuscrits du C.E.D.R.E. - dictionnaire historique et généalogique, no 6 : Le royaume d'Espagne, vol. 3, Cercle d'Études des Dynasties Royales Européennes, Paris, 1996, 213 p. (ISSN 0993-3964)
  • Patrick Van Kerrebrouck et avec la collaboration de Christophe Brun (préf. Hervé Pinoteau), Nouvelle histoire généalogique de l'auguste maison de France, t. 4 : La maison de Bourbon - 1256-2004, vol. 1, Villeneuve d'Ascq, Patrick Van Kerrebrouck (auto-édition), , 2e éd., 491 p. (ISBN 2950150950)
  • Yvan de Wilde et Nicole Dubus Vaillant (préf. Patrick Esclafer de La Rode), À l'ombre du trône d'Espagne, Charlotte de Bourbon, duchesse de Ségovie, Éditions Vaillant, , 256 p. (ISBN 9782916986432)
  • (es) José María Zavala, Don Jaime, el trágico Borbón - La maldición del hijo sordomudo de Alfonso XIII, La Esfera de los Libros, coll. « Historia del Siglo XX », Madrid, 2006, 424 p. (ISBN 8497345657)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Hervé Pinoteau revendique avoir « imposé cette appellation »[2] de Jacques-Henri au lieu de Jacques, et il ajoute que d'après lui, « ce prénom d'Henri était le seul bien français de la liste de ses prénoms ». Néanmoins, tous les Bourbons depuis 1561 (hors branches bâtardes) descendent d'un Capétien qui s'appelait Jacques de Bourbon (1315-1362) — comte de La Marche et connétable de France. Le prétendant légitimiste de 1909 à 1931 s'appelait lui aussi Jacques de Bourbon (1870-1931) ; et jusqu'en 1957, le duc d'Anjou et de Ségovie était appelé Jacques II par les légitimistes français. De son côté, Hervé Pinoteau appelait ces deux prétendants respectivement Jacques-Charles et Jacques-Henri, dès 1954 dans son livre Héraldique capétienne[3].
  2. Ce mariage ne fut jamais annulé par l’Église catholique romaine (non reconnu[Quoi ?] par les Cortes en Espagne), mais sur le plan purement civil il fut annulé[4] par le tribunal civil d’Ilfov, à Bucarest (Roumanie) le , ce qui fut validé en Italie par la cour d’appel de Turin qui ordonna la transcription à l’état civil de Rome le (mais non validé en France ni en Espagne)
  3. En tant que fille d'un Français, Emmanuelle de Dampierre est depuis sa naissance de nationalité française, ce qui fut reconnu le par le tribunal d'instance du 1er arrondissement de Paris. La duchesse d'Anjou et de Ségovie a transmis la nationalité française à ses deux fils, Alphonse de Bourbon (1936-1989) et Gonzalve de Bourbon (1937-2000), qui étaient français depuis leur naissance, ce qui fut reconnu par le tribunal d'instance de Montpellier les et . L'acte de naissance de la duchesse d'Anjou et de Ségovie avait été transcrit dès 1913 à l'ambassade de France à Rome. L'administration française a délivré à Emmanuelle de Dampierre des papiers d'identité au nom de « de Dampierre, Vittoria Jeanne Emmanuelle Joseph Pierre Marie. SAR duchesse d'Anjou et Ségovie[5] ».
  4. Les alphonsistes étaient les royalistes espagnols partisans de la branche cadette descendant de l'infant François (1794-1865), troisième fils du roi Charles IV d'Espagne (1748-1819). Ils s'opposaient aux carlistes, partisans de la branche aînée, descendant de l'infant Charles (1788-1855), deuxième fils de Charles IV. La branche alphonsiste a régné sur l'Espagne de 1874 à 1931, avec les rois Alphonse XII (1857-1885) et Alphonse XIII (1886-1941). La branche carliste a lutté en vain pendant un siècle (de 1833 à 1936) pour restaurer la loi salique, abolie par le roi Ferdinand VII d'Espagne (1784-1833) au profit de sa fille aînée, la reine Isabelle II d'Espagne (1830-1904) et au détriment de son frère l'infant Charles (1788-1855) et de ses descendants.
  5. Était aussi présente Fr. Tiedemann, que Jacques de Bourbon avait épousée civilement quatre mois plus tôt.
  6. Le titre ducal madrilène venait d'être revendiqué six mois auparavant[11] par un des prétendants carlistes concurrents, Xavier de Bourbon-Parme, qui avait ensuite annoncé qu'il le conférait à son fils aîné, Charles-Hugues de Bourbon-Parme, le 8 février 1964, à l'occasion des fiançailles de ce dernier[12].
  7. Éteinte dans les mâles en 1936, mais subsistant jusqu'en 1975 avec les trois dernières nièces du dernier mâle : Blanche (1868-1949), Béatrice (1874-1961) et Alice de Bourbon (1876-1975), reconnues comme infantes d'Espagne par les carlistes.
  8. Dans son livre Le duc d'Anjou m'a dit - La vie de l'aîné des Bourbons, Marc Dem rapporte les propos[14] du duc d'Anjou et de Cadix (fils aîné de Jacques de Bourbon) : c'est sa mère, Emmanuelle de Dampierre, soucieuse de l'avenir de ses deux fils, qui demanda à son mari d'assumer sa position d'héritier des rois de France et de Navarre. L'épouse de Jacques de Bourbon fut notamment conseillée par le légitimiste Georges Cattaui (écrivain français d'origine égyptienne, ancien juif converti au catholicisme). En à Villars-sur-Ollon, Cattaui avait rencontré le duc de Ségovie et l'avait supplié « d'assurer ses droits et titres d'aîné de la race capétienne, de chef de la Maison de France, de duc d'Anjou, de Bourbon, etc. »[15]. Il rencontra aussi[16] la duchesse de Ségovie, qui insistera auprès de son mari pour qu'il proclame ses droits et ceux de leurs fils[17]. Cattaui s'en tiendra là et laissera d'autres légitimistes, comme Dominique Clauzel et Édouard de Roquefeuil, conseiller le prétendant au trône de France.
  9. Dès le mois de mai 1957, La Gazette royale[29] l'appelait déjà « Jaime-Henri »[30]. Et en octobre, dans L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, Hervé Pinoteau parla de « Mgr Jaime-Henri duc d'Anjou et de Ségovie, aîné de tous les Capétiens »[31]. L'année suivante, le duc d'Anjou signa « Jaime-Henri » la déclaration qu'il fit à la suite du coup d'État du 13 mai[32]. Et en octobre, le général de Gaulle écrivit au prince en l'appelant « Jaime Henri »[33].
  10. http://royaute-news.lo.gs/patrick-esclafer-de-la-rode-pour-l-histoire-biographie-a117328416 Photo de la cérémonie, avec le préfet de la Charente, Michel Lamorlette, le maire d'Angoulême, Henri Thébault, et Hervé Pinoteau, Pierre Esclafer de la Rode et son fils Patrick Esclafer de la Rode.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « C'est à Mgr Jacques II duc d'Anjou et de Ségovie, chef de l'auguste maison de France, et à ses deux fils, que doivent aller nos fidélités monarchiques. Ce prince est le seul qui, par droit de naissance, peut être considéré comme étant le roi, car il est l'aîné de la dynastie capétienne » (p. 97) : Hervé Pinoteau, « D'Hugues Capet à Jacques II, ou Adalbéron a bon dos », La Science historique, 2e série, nos 10-11,‎ janvier-juin 1957, p. 89-98 (notice BnF no FRBNF34387792).
  2. Hervé Pinoteau, « Quelques considérations sur la mort du comte de Chambord et la légitimité », sur Les Rois Souterrains, (consulté le 7 mai 2018).
  3. Hervé Pinoteau, Héraldique capétienne, Paris, Éditions Patrice de La Perrière, (1re éd. 1954), 139 p. (ISBN 2863770040 (édité erroné), notice BnF no FRBNF36599636), p. 13 et 28-29.
  4. Wilde 2013, p. 127
  5. Van Kerrebrouck 2004, p. 265
  6. a et b Bottin mondain 1973, V° Ajou[Quoi ?], Ségovie et Tolède, p. 459.
  7. « Ce titre n'a jamais eu existence légale en Espagne (c'était simplement un don d'Alfonso XIII en exil, qui n'a pas été officialisé par son petit-fils et successeur le roi Juan Carlos) » : Juan Balansó, ICC : L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, no 468, mai 1990, p. 432 (ISSN 0994-4532) (notice BnF no FRBNF34412422).
  8. « Querelle de famille chez les Bourbons », Le Monde, no 1508,‎ , p. 2.
  9. Alderete 1974, p. 57-58.
  10. Dem 1989, p. 33.
  11. Van Kerrebrouck 2004, p. 455.
  12. Van Kerrebrouck 2004, p. 461.
  13. « Don Jaime de Bourbon (fils aîné d'Alphonse XIII) revendique la succession carliste », Le Monde, no 6003,‎ .
  14. Dem 1989, p. 71 et 166.
  15. Lettre de Georges Cattaui à Hervé Pinoteau, en date du 9 novembre 1971 : Hervé Pinoteau, « 1946 : Un nouveau commencement... [ I ] », Le lien légitimiste, no 28,‎ juillet-août 2009, p. 8-11.
  16. Lettre d'Emmanuelle de Dampierre à Hervé Pinoteau, en date du 13 juillet 1978 : « J'ai connu Cattaui à Lausanne. Il était très légitimiste et gaulliste. Lui, mes enfants et moi avions fait le voyage ensemble à Villars sur Ollon où je passais l'été » (Hervé Pinoteau, « 1946 : un nouveau commencement... [ 2 ] », Le lien légitimiste, no 29,‎ septembre-octobre 2009, p. 3-7).
  17. Daniel de Montplaisir, « De Chateaubriand à Cattaui, Bourbons oubliés, Bourbons retrouvés », dans Centre d'Etudes Historiques (préface : Louis, duc d'Anjou ; avant-propos : Jean-Christian Pinot, président du C.E.H.), Les Bourbons et le XXe siècle : actes de la XXe session [de l'université d'été] du Centre d'Études Historiques (du 11 au 14 juillet 2013), Neuves-Maisons, CEH, , 269 p. (OCLC 898658205), p. 99-108.
  18. Bauffremont 2012, p. 14 et 179.
  19. Bauffremont 2012, p. 24 et 181.
  20. Raoul de Warren, Énigmes et controverses historiques : les prétendants au trône de France, Paris, Éditions S. G. A. F., , 234 p. (notice BnF no FRBNF31623632, présentation en ligne), chap. VI, p. 131-143.
  21. « Sosie d'Adolphe Menjou, Jacques Ier [sic pour Jacques II] duc de Ségovie revendique le trône de France », Samedi-soir, no 88, 15 février 1947, p. 9 (notice BnF no FRBNF32864589).
  22. Quatre et Trois, nos 67 et 70, 3 avril et 24 avril 1947 (notice BnF no FRBNF32846474).
  23. Cavalcade, no 57, 1er mai 1947 (notice BnF no FRBNF32738348) (ISSN 2113-1236).
  24. « Nous avons annoncé qu'une messe anniversaire de la mort de Louis XVI avait été célébrée, le 21 janvier, en l'église Saint-Augustin, devant une centaine de personnes. [...] La cérémonie de Saint-Augustin, qui se déroula bien dans les circonstances que nous avons rapportées, était organisée, elle, par un groupe de monarchistes " légitimistes ", ceux qui, rejetant les prétentions du comte de Paris, ont choisi pour chef le duc de Ségovie, don Jaime de Bourbon » : « Un point d'histoire », Le Monde, no 931,‎ .
  25. « À Saint-Augustin, l'infant don Jaime d'Espagne, entouré d'une poignée de fidèles, les légitimistes, a présidé lui-même l'hommage, qui avait lieu dans la crypte de l'église. " C'est exclusivement en ma qualité de chef de la Maison de Bourbon, y avait-il déclaré, que je présiderai cette cérémonie. " » : « L'anniversaire de la mort de Louis XVI », Le Monde, no 2174,‎ .
  26. « En l'église Saint-Augustin, à la chapelle des catéchismes, les " légitimistes " se sont réunis pour l'office autour du duc d'Anjou et de Ségovie, fils d'Alphonse XIII, en sa qualité de chef de la maison de Bourbon » : « L'anniversaire de la mort de Louis XVI », Le Monde, no 3109,‎ .
  27. « 1972-1992 : vingt ans de Chapelle expiatoire », Feuille d’information légitimiste, Paris, Service d’information culturelle et de réalisations éditoriales, no 95,‎ , p. 3 (ISSN 0764-5031).
  28. « Mgr Bressolles a prononcé le panégyrique du roi " rassemble[u]r des terres et des âmes " », Le Monde, no 3513,‎ .
  29. La Gazette royale, organe officiel de l'AGLF (Association générale des légitimistes de France), fut publiée de 1957 à 1962 (notice BnF no FRBNF32781508).
  30. Pinoteau 1960, p. 158.
  31. L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, vol. 7, no 79, octobre 1957, p. 774 (ISSN 0751-5561) (notice BnF no FRBNF34384156).
  32. Pinoteau 1960, p. 111-112.
  33. « Lettre à don Jaime Henri de Bourbon, duc d'Anjou et de Ségovie, à Rueil-Malmaison (Seine) – 24 octobre 1958 » : Charles de Gaulle, Lettres, notes et carnets. [8], Juin 1958-décembre 1960, Paris, Plon, 1985 (notice BnF no FRBNF36624032), p. 119, lire en ligne.