Jacques Halbert

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Jacques Halbert
Jacques Halbert French contemporary artist1.jpg
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Jacques Halbert, né en 1955 à Bourgueil, est un artiste contemporain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fréquente l'école Brassart à Tours (1972-1973) puis étudie à l'École des Beaux-Arts de Bourges de 1973 à 1978 avec Daniel Dezeuze et Jean-Claude Silbermann comme enseignants[1],[2]. Entre 1978 et 2002 il vit et travaille aux États-Unis et revient s'installer en France en 2002. Depuis 2002, il vit et travaille à Candes-Saint-Martin en Touraine.

En 2015, il fait partie des signataires de la tribune dans l'Humanité, "Réponse des 1001 artistes à Marine Le Pen", lors des élections régionales[3].

Art Café New York[modifier | modifier le code]

de 1985 à 1989 Jacques Halbert est propriétaire, avec Mireille Brame du Art Café à New York dans le East Village[4]. Il y organise de nombreuses expositions avec Alan Jones, Dorothée Selz et Pierre Restany, d'artistes comme : John Armleder, Olivier Mosset, Charles Dreyfus, Doreathée Selz, Jean Dupuy, Daniel Spoerri, Ken Friedmann, Ben Vautier, Jeff Koons, Andy Warhol, Phoebe Legere, Christian Xatrec ou François Morellet[5]. En 1989, Jacques Halbert ferme le restaurant et part s'installer et travailler à Miami puis à Los Angeles.

Magnifik Gallery New York[modifier | modifier le code]

Jacques Halbert revient à New York et ouvre la Magnifik Gallery en 1999 à Williamsburg (New York) et y expose : Olga Adorno, Larry Miller (en), John Armleder, Olivier Mosset, Jean Dupuy, Ben Paterson, Ken Friedmann, Jack Pospisil, Geoff Hendricks, Carolee Schneemann, Joël Hubaut, Ben Vautier, Brendan Klinger, Christian Xatrec, Alison Knowles, Phoebe Legere, Nicola L[6],[7].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Deux grandes lignes directrices se dessinent dans le travail de Jacques Halbert depuis ses années d'études aux Beaux-Arts de Bourges, la performance et la peinture[8],[9].

Performances[modifier | modifier le code]

En 1976, pendant la construction du Centre Pompidou, il participe à la realisation d'un Centre Pompidou-Gâteau, qu'il découpe et partage, sur le parvis du musée, avec ses amis artistes et les passants conviés de manière non officielle à cette performance[10]. La même année à l'invitation d'Henri Jobbé-Duval (directeur de la FIAC), il transforme un triporteur en Galerie Cerise, une sculpture ambulante avec laquelle il arpente les allées de la FIAC en 1976 et 1977. Il sillonne avec les rues de Paris et stationne devant les galeries d’art pendant les vernissages, vendant aux passants et amateurs d’art des tartes aux cerises et des monochromes recouverts de cerises[11]. Jacques Halbert définit lui-même cette posture néo-dadaiste et souvent parodique de la figure de l'artiste comme «un manifeste du bon goût»[12].

En 2003, de retour en France, il expose au creux de l'enfer son mur du rire qui consigne les rires de ses amis et collègues artistes, avec lesquels il a travaillé durant ses années américaines[10],[13].

Peinture[modifier | modifier le code]

Son œuvre plastique se réduit quasi-exclusivement et invariablement à appliquer une ou plusieurs cerises sur une toile monochrome[14],[15].

Collections Permanentes[modifier | modifier le code]

Expositions (sélection)[modifier | modifier le code]

  • 1975 : Palissade Ville de Bourges
  • 1976 : La Maison Rouge, Paris / Galeries Modernes, Paris / Galerie Ben Doute de Tout, Nice / Galerie Plein Ciel, Paris / Galerie des Ursulines, Mâcon / FIAC, « Cerise Galerie », Grand Palais, Paris
  • 1977 : Exposition cerisiste Péristyle du Théâtre de Saumur / Dritte Galerie, Zofingen, Suisse / FIAC, Foire Internationale d'Art Contemporain, « Galerie Cerise», Grand-Palais, Paris
  • 1978 : WASHART'78, (Galerie Levy, Milan) Washington / Galerie Alain Oudin, Paris / Hamburg Gallery, Hambourg
  • 1979 : WASHART'79, International Art Fair, (Bellini France), Washington
  • 1980 : Sutton Gallery, New York / Grommet Studio, New York / Washington Art Fair, (Peter Lenart) Washington / Grommet Gallery, New York
  • 1983 : Gracie Mansion Gallery, New York
  • 1984 : Emily Harvey Gallery, New York
  • 1985 : Hommage to Francis Picabia, Art Café, East Village, New York. / L'Eusses-tu cuit ?, Galerie Oulan Bator, Orléans
  • 1987 : Projects for paintings Emily Harvey Gallery, New York. / Projets pour des peintures, Galerie des Serbes, Cannes
  • 1988 : Perishables, The Penson Gallery, New York
  • 1989 : Joan Hodgell Gallery, Sarasota, Floride
  • 1992 : Banana Dreams, Miramar Gallery, Sarasota, Floride
  • 1993 : Hommage, Fromage et danse de Saint-Guy, Galerie des Beaux-Arts, Nantes / Floridada, Emphasis Gallery, Sarasota, Floride
  • 1990 : Fruit in color Metro-Dade Cultural Center, Miami, Floride / Jane Stein Gallery, Tampa, Floride
  • 1994 : Vintage dreams The Merles Closet, Miami Beach, Floride,
  • 1995 : Power Studio, Miami. Floride
  • 1996 : Funny Laundry, Lunaria, Los Angeles, Californie
  • 1997 : Splash, Redondo Beach, Californie
  • 1998 : Tickly Paintings Cava, Los Angeles, Californie
  • 2001 : MagnifiK Gallery, Williamsburg, Brooklyn, New York
  • 2003 : Le mur du rire Le Creux de l'Enfer, Centre d'Art Contemporain, Thiers, (FRA)
  • 2005 : Peinture au marteau, Le Lieu Unique, Nantes
  • 2006 : Rétrospective Jacques Halbert, CCC, Tours
  • 2007 : Bleu Cerise, Galerie contemporaine de l'Hôtel de ville de Chinon
  • 2009 : Mind the Wall, Librairie Saint-Hubert, Bruxelles
  • 2010 : Bleu Cerise, Galerie Benoit Lecarpentier, Paris / Dix Nez, Abbaye de Fontevraud / Jacques Halbert, Galerie ARTSZ, Monaco / Cherry Invitational, Galerie les Contemporains + - 0, Bruxelles
  • 2011 : Acquisition FNAC
  • 2012 : A Symposium Celebrating Contemporary French Art, The Patricia & Phillip Frost Art Museum, Miami, Floride[20]
  • 2012 : Les noces de Bigarreau et Du vent dans les voiles, LAC, Ile de la Réunion / Came à yeux, L'appart, Poitiers / Le pâtissier pâtissé, performance au Confort Moderne, Poitiers
  • 2013 : Le paradis perdure, Chapelle de Geneteil, Château-Gontier / Cerises sur le Château, Château de Candes-Saint-Martin
  • 2014 : Jacques Halbert/Repeat, galerie Nadja Vilenne, Liège
  • 2015 : Le dîner de la Vérité, Fondation du Doute, Blois / Daniel Spoerri - Eat Art, Chinon
  • 2016 : Hommage au Facteur Cheval, Hauterives / Le rire, Musée rabelais, la devinière, Seuilly
  • 2016 : A dada sur mon Banquet, dans les Caves Painctes de Chinon (organisateurs : musée le Carroi, CCCVL, association Chinons, ville de Chinon et le syndicat des vins de Chinon)
  • 2017 : HTFAM (How To Fuck A Monochrome), galerie Ici, Paris
  • 2018 : Centre Combi-Douche, exposition dans la galerie du Dôme de Saumur / HTFAM (How To Fuck A Monochrome), galerie Nadja Vilenne, Liège, Belgique

Publications[modifier | modifier le code]

  • Jean Dupuy (dir.), Collective Consciousness, Performing Arts Journal Publications, (ISBN 0-933826-27-3)
  • Carol Damian (dir.), Tour de France/Florida: Contemporary Artist's from France in Florida's Private Collections, The Patricia & Philip Frost Art Museum, Miami, (ISBN 978-0-9819337-8-8)
  • Jacques Halbert, Le Mur du Rire, Le creux de l'enfer, (ISBN 2-914307-11-X)
  • Jacques Halbert et Capitaine Longchamps, Le Paradis Perdure, Le Carré scène nationale, (ISBN 978-2-9543196-29)
  • Bouglé, Jacques Halbert, Ecole Regionale des Beaux-Arts de Nantes,
  • Daniel Spoerri, Eat Art, Communauté de communes Chinon, Vienne et Loire, (ISBN 979-1-09363636-8)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Frédéric Bouglé, « Jacques Halbert (le Creux de l’enfer) », sur www.creuxdelenfer.net (consulté le 21 juin 2018)
  2. Pierre Giquel, « Jacques Halbert », Art contemporain,‎ (lire en ligne, consulté le 21 juin 2018)
  3. « Lettre ouverte de 1001 artistes à Marine Le Pen », L'Humanité,‎ (lire en ligne, consulté le 21 juin 2018)
  4. (en) Paul Sullivan, « Museums, Mansions, Yacht Clubs: Finding a Grand Spot for a Party », New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne)
  5. (en) Sharon Edelson, « Eart Your Art Out », New York Magazine,‎ , p. 29 (lire en ligne)
  6. (en-US) « The New Irascibles », sur www.carolynzick.com, (consulté le 22 juin 2018)
  7. « artnet.com Magazine People - Beautiful in Brooklyn », sur www.artnet.com, (consulté le 22 juin 2018)
  8. (en) Arielle Castillo, « AC/DC's car-crazy frontman Brian Johnson shows us the goods inside his Florida garage », SPIN,‎ , p. 39 (lire en ligne)
  9. Olivier Lussac, « Art-Performance/Minute @ Jacques Halbert. Louvre. Paris. Organisé par Jean Dupuy », artperformance.org,‎ (lire en ligne, consulté le 21 juin 2018)
  10. a et b Le chapeau noir, « Jacques Halbert, la cerise sur le gâteau », Chroniques du chapeau noir,‎ (lire en ligne, consulté le 21 juin 2018)
  11. « Jacques Halbert – NadjaVilenne – Le Blog », sur www.nadjavilenne.com (consulté le 5 août 2018)
  12. « FLUXUS FESTIVAL », sur www.ben-vautier.com (consulté le 19 février 2019)
  13. « Le Musée International des Arts Modestes présente « Déambulation Picturale N°3, Le six à Sète » de l’artiste Jacques HALBERT - art-addiction », art-addiction,‎ (lire en ligne, consulté le 21 juin 2018)
  14. Galerie Carpentier, « Jacques Halbert », Paris Art,‎ (lire en ligne, consulté le 21 juin 2018)
  15. ccc od, « exposition « Jacques Halbert » », ccc od,‎ (lire en ligne, consulté le 21 juin 2018)
  16. « Jacques Halbert | Centre Pompidou », sur www.centrepompidou.fr (consulté le 19 février 2019)
  17. « HALBERT », sur FRAC Auvergne (consulté le 19 février 2019)
  18. « Jacques HALBERT | Centre national des arts plastiques », sur www.cnap.fr, (consulté le 19 février 2019)
  19. « La collection du CNAP toujours en mouvement », sur lesechos.fr, (consulté le 19 février 2019)
  20. (en) « A Symposium Celebrating Contemporary French Art », sur Consulat Général de France à Miami (consulté le 19 février 2019)