Jacques Habert (homme politique)

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Jacques Habert
Fonctions
Sénateur des Français établis hors de France
Élection 2 octobre 1971
Biographie
Nom de naissance Jacques Anatole Habert
Date de naissance
Lieu de naissance Nesles-la-Vallée
Date de décès (à 92 ans)
Lieu de décès Paris 15e
Nationalité Française
Fratrie René Habert
Profession Professeur

Jacques Habert, né le à Nesles-la-Vallée (Seine-et-Oise) et mort le [1] dans le 15e arrondissement de Paris[2], est un homme politique français, qui a été sénateur des Français établis à l'étranger de 1969 à 1998.

Historien de formation, doté d'un doctorat de l'université Columbia, il s'est principalement intéressé à la vie de Giovanni da Verrazzano, le navigateur qui, au nom de la France, a exploré la côte atlantique « nouveau monde du cap Fear au Labrador et a, entre autres, découvert la baie de New York en 1524.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales et formation[modifier | modifier le code]

Il est le fils de René Auxence Habert et de Juliette Julie Blondeau.

Débuts (1939-1959)[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Jacques Habert est un jeune officier engagé volontaire dans l’aviation, puis résistant[3], membre du mouvement Turma-Vengeance.

Pilote de guerre, Jacques Habert a notamment connu Jean Mermoz[réf. nécessaire] (1901-1936), Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944) ; et, par la suite, Romain Gary (consul général de France à Los Angeles), le sénateur John Fitzgerald Kennedy, Éric Tabarly, , etc.

Professeur d'histoire au lycée français de New York en 1947, il est ensuite directeur du journal France-Amérique, l'une des principales publications françaises aux États-Unis[4].

Travaux historiques[modifier | modifier le code]

Dans sa thèse soutenue en 1954 à l'université Columbia, Jacques Habert rappelle que la baie de New York a été explorée par le navigateur d'origine florentine Giovanni da Verrazzano, qui lui a donné le nom de « Nouvelle Angoulême » à cet endroit, en hommage au roi François 1er, au service duquel il se trouvait.

Durant sa carrière, il a ainsi contribué, par ses écrits et conférences, à la reconnaissance de cette découverte. En parallèle, celle-ci fut concrétisée par l'inscription d'Angoulême auprès de la statue du navigateur au Battery Park en 1952 et à l'inauguration en 1964 du pont suspendu Verrazzano-Narrows.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Élu au Conseil supérieur des Français de l’étranger en 1959, il devient sénateur en en remplacement d'Henri Longchambon. Pendant son mandat, il a notamment été à l’origine de l’Association nationale des écoles françaises à l'étranger (d), qui a contribué au développement de celles-ci et à la création en 1990 de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger.

Il a aussi été président du groupe de l'Union des sénateurs non inscrits à un groupe politique (d) (USNI) au Palais du Luxembourg. Dans ce groupe, lui et ses amis André Maman (1927-2018, professeur à l'Université de Princeton) et Hubert Durand-Chastel (1918-2007, ancien de la 2e DB), étaient surnommés 'Les Trois Mousquetaires'[5]

Mandats[modifier | modifier le code]

Distinctions honorifiques[modifier | modifier le code]

Lorsque le général de Gaulle crée l'Ordre national du Mérite en 1967, Jacques Habert est le premier Français nommé officier de cet ordre[3].

Commandeur des Palmes académiques, il était titulaire de nombreuses distinctions étrangères (États-Unis, Belgique, Côte d’Ivoire, Haïti, Madagascar)[3].

Il a également été promu commandeur dans l'ordre de la Légion d'honneur le [6].

Commémoration[modifier | modifier le code]

Le centenaire de la naissance de Jacques Habert a été commémoré dans le VIe arrondissement de Paris, le jeudi , rue des Saints-Pères, ainsi qu'à la brasserie Café Cassette, rue de Rennes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Un reportage diffusé en sur la Chaîne parlementaire LCP-AN / Public Sénat était consacré à Jacques Habert.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Habert, La Vie et les voyages de Jean de Verrazane, Cercle du livre de France, Montréal-Ottawa, 1964
  • Michel Mollat du Jourdin et Jacques Habert, Giovanni et Girolamo Verrazano navigateurs de François Ier : dossiers de voyages établis et commentés, Paris, Imprimerie Nationale, 1982
  • Verrazane – Quand New York s’appelait Angoulême, Éditions Perrin, 1993 (ISBN 2-262-01041-2)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]