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Jacques Chevallier (pétrolier-ravitailleur)

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Jacques Chevallier
illustration de Jacques Chevallier (pétrolier-ravitailleur)
Type Pétrolier ravitailleur
Classe Jacques Chevallier
Histoire
A servi dans  Marine nationale
Chantier naval Naval Group, Chantiers de l'Atlantique et Fincantieri
Commandé 2019
Quille posée
Lancement
Acquisition
Statut En service actif depuis le 20 novembre 2024
Équipage
Équipage 130 marins
Caractéristiques techniques
Longueur 194 m[1]
Maître-bau 27,6 m
Tirant d'eau 9 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Déplacement 16 000 tonnes
À pleine charge 31 000 tonnes
Propulsion Diesel-électrique, comprenant :
2 MAN 12V32/44CR (2 × 7,2 MW)
2 MAN 8L32/44CR (2 × 4,8 MW)
2 GE électriques (2 × 8 MW)
Puissance 16 MW
Vitesse 20 nœuds (37 km/h)
Caractéristiques militaires
Armement 2 canons de calibre 40 mm RAPIDFire
2 systèmes SIMBAD RC[1]
Rayon d'action 8 000 milles marins (14 800 km) à 18 nœuds (33 km/h)
Aéronefs hélicoptère SA365 Dauphin
(puis H160M Guépard)

un drone VSR700

Pavillon France
Port d'attache ToulonVoir et modifier les données sur Wikidata
Indicatif A725Voir et modifier les données sur Wikidata

Le Jacques Chevallier (indicatif visuel A725) est un bâtiment ravitailleur de forces construit pour la Marine française. Mis à l'eau le , il a été livré à la Marine nationale le [2] et admis au service actif le [3], après une campagne d'essais organisée lors d'un déploiement de longue durée[4].

Il est baptisé en l'honneur de l'ingénieur militaire Jacques Chevallier, à l'origine du développement de la propulsion nucléaire navale en France.

Comme tous les navires de sa classe, le bâtiment est construit en deux étapes : la partie avant est construite par Fincantieri dans ses chantiers de Castellammare di Stabia, près de Naples ; l'arrière est assemblé à Saint-Nazaire, aux Chantiers de l'Atlantique[5], à partir de 13 blocs soudés sur la partie avant[6].

Fincantieri procède à la première découpe de tôle de la partie avant le [7], mais la cérémonie, la plus solennelle, est la première découpe de tôle de la partie avant à Saint-Nazaire, le en présence de la ministre des Armées Florence Parly[8],[7].

Après la première découpe de tôle, Fincantieri pose la quille le [9]. Une fois cette partie avant achevée, elle est envoyée à Saint-Nazaire pour l'assemblage de la partie arrière, qui commence le [10]. Le bâtiment est ensuite mis à l'eau le [1]

Les essais à la mer commencent fin [1]. Dans la nuit du 18 au , il quitte Saint-Nazaire pour rejoindre la base navale de Toulon, où il continue ses essais. Le , la force d'action navale (FAN) prend officiellement livraison du navire à Toulon[2],[11]. Après une période d'essais en Méditerranée, il entreprend son déploiement de longue durée avant son admission au service actif. Il quitte Toulon le , effectue une première escale à Brest du 2 au , puis à Reykjavik du 13 au . Il franchit le cercle polaire le , puis fait cap au sud-ouest vers Norfolk, où il fait escale du au . Plusieurs RAM (ravitaillement à la mer) sont menés avec des bâtiments américains (USS Leyte Gulf et USS George Washington) et avec le HMS Prince of Wales. Après un passage au large des Antilles et de la Guyane, il s'entraine avec le LPH Atlantico de la Marine brésilienne et fait escale du 22 au à Rio de Janeiro. Le BRF Jacques Chevallier participe à l'exercice Oxide avec la Marine sud-africaine, fait escale à Capetown du 7 au puis au Grand port maritime de La Réunion du 21 au [12], puis à Abu Dhabi le , à Djibouti, à Djeddah le , et en Grèce. Il rentre à Toulon le .

En avril et , la mission Akila permet de vérifier sa compatibilité avec le groupe aéronaval du porte-avions Charles de Gaulle, comme sa capacité à transférer et à mettre en silo un missile Aster 15 à bord du porte-avions à la mer.

Le , avec le Stena Polaris, qui fait partie d’une flotte de navires civils affrétés par l’US Navy, sa capacité à faire des transferts de carburant avec des pétroliers civils est vérifiée[13].

Il est admis au service actif le [14].

Le groupe aéronaval le groupe aéronaval constitué du Charles de Gaulle, des frégates Chevalier Paul, Alsace et Andrea Doria, du bâtiment ravitailleur Jacques Chevallier et d'un sous-marin nucléaire d'attaque, appareille le du port militaire de Toulon et participe à l'exercice Orion mené par la France. Fin février, il poursuit la mission La Fayette 26 dans l'Atlantique nord. Il intègre la mission Baltic Sentry et l'exercice Steadfast Dart et devait participer à Cold Response du 9 au [15] avec le Mistral qui poursuit sa mission en Atlantique Nord[16].

Dans le contexte du conflit américano-israélo-iranien de 2026, le groupe aéronaval français, accompagné par les frégates Federico Martinengo, Cristóbal Colón et Evertsen, est envoyé, en mars, en Méditerranée[17]. Il y retrouve la frégate Languedoc envoyée à Chypre afin de protéger l'île des attaques iraniennes. La Grèce envoie quant à elle, deux frégates (Kimon et Psara), et des avions F16 et le Royaume-Uni le destroyer HMS Dragon[18],[17].


Commandants

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  • Capitaine de vaisseau Pierre Ginefry ( - [19]) ;
  • capitaine de vaisseau Christophe Gaumé ( - ).

Notes et références

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  1. a b c et d Vincent Groizeleau, « A la découverte du Jacques Chevallier, premier BRF de la Marine nationale », Mer et Marine,‎ (lire en ligne Accès payant).
  2. a et b Jean-Marc Tanguy, « Le BRF « Jacques Chevallier » officiellement livré à la Marine nationale » Accès payant, sur Le Marin, .
  3. Le marin, « Le bâtiment ravitailleur de forces « Jacques Chevallier » admis au service actif », sur Le marin, (consulté le )
  4. Laurent Lagneau, « La réception du premier Bâtiment ravitailleur de forces par la Marine nationale est imminente », sur opex360, .
  5. Thierry Hameau, « Saint-Nazaire. Top départ pour le futur ravitailleur militaire », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  6. « Marine nationale : chantier du BRF n°1 Jacques Chevallier (2020 - 2022) », sur lefauteuildecolbert, (consulté le ).
  7. a et b Yann Léon, « Saint-Nazaire. La construction du Jacques Chevallier lancée aussi en Italie », sur Ouest-France, (consulté le ).
  8. « Saint-Nazaire. La ministre Florence Parly aux Chantiers de l’Atlantique », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  9. (en) « Keel laying for the forward section of the LSS "Jacques Chevalier" for Chantiers de l'Atlantique », Fincantieri, (consulté le )
  10. Vincent Groizeleau, « BRF : la section italienne du Jacques Chevallier est arrivée à Saint-Nazaire », Mer et Marine,‎ (lire en ligne Accès payant).
  11. Julia Toussaint, « EN IMAGES. À bord du Jacques Chevallier, navire ravitailleur dernier cri de la Marine nationale », Ouest France,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  12. Annaëlle Dorressamy et Laurent Figon, « Le "Jacques Chevallier", Bâtiment Ravitailleur des Forces de la Marine Nationale, en escale à La Réunion », sur Réunion La 1ère, .
  13. « La Marine nationale valide des procédures de ravitaillement entre BRF et pétroliers civils | Mer et Marine », sur www.meretmarine.com, (consulté le )
  14. Laurent Lagneau, « Le Bâtiment ravitailleur de forces Jacques Chevallier a officiellement été admis au service actif », sur Zone Militaire, (consulté le )
  15. Le porte-avions français « Charles-de-Gaulle » déployé dans l’Atlantique Nord et en mer Baltique, sur fond de guerre en Ukraine et tensions autour du Groenland Le Monde du 20 février 2026
  16. Un PHA de la Marine nationale en Norvège pour participer à l’exercice Cold Response et la mission Arctic Sentry
  17. a et b « EN DIRECT - Guerre en Iran : Macron envoie la frégate Languedoc et des moyens anti-aériens à Chypre, le porte-avions Charles-de-Gaulle va faire route vers la Méditerranée », sur Le Figaro, (consulté le )
  18. Guerre en Iran : La France et le Royaume-Uni déploient leurs forces après l’attaque à Chypre
  19. Vincent Groizeleau, « Jacques Chevallier : quel bilan un an après la livraison du premier BRF ? » Accès payant, sur Mer et Marine, (consulté le ).

Articles connexes

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Liens externes

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