Jacques Carpentier de Marigny

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Jacques Carpentier de Marigny
Biographie
Naissance
Décès
1670 ou 1673
Paris
Nationalité
Française
Activités

Jacques Carpentier de Marigny, est un poète et pamphlétaire français du XVIIe siècle né au château de Marigny, paroisse de Jaugenay (actuellement commune de Chevenon dans la Nièvre) en 1615 et mort à Paris en 1670.

Biographie[modifier | modifier le code]

Homme cultivé, Marigny voyagea beaucoup, notamment en Italie, en Allemagne, en Suède et en Angleterre. Il adopta l’état ecclésiastique qui convenait fort peu à ses goûts mondains mais lui permit d’obtenir quelques bénéfices et de vivre en épicurien. Ami d’Adam Billaut, débauché et plein d’esprit, sa vie fut parfois dangereuse. Dévoué au cardinal de Retz, il fut mêlé à toutes les intrigues de la Fronde.

Conseiller du Roi en ses conseils, chevalier, baronnet d'Angleterre, Jacques Carpentier de Marigny fut également le prieur de Cessy-les-Bois, Saint-Malo-en-Donziois, Coche et Vielmanay, dans la Nièvre, de 1651 à 1670. Il demeurait néanmoins à Paris rue des Francs-Bourgeois[1].

Jacques Carpentier de Marigny serait décédé en 1670[2].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Marigny est l’auteur de triolets, de ballades, de stances et surtout de mazarinades. Ses vers, faciles et piquants, comptent des meilleurs qu’ait produits l’esprit de la Fronde.

Marigny n’exerça pas seulement sa verve satirique contre le cardinal Mazarin ; il chansonna également les chefs du parti opposé. C’est de lui que sont ces vers contre l’abbé de Gondi, depuis cardinal de Retz :

Monsieur notre coadjuteur
Vend sa crosse pour une fronde ;
II est vaillant et bon pasteur,
Monsieur notre coadjuteur !
Sachant qu’autrefois un frondeur
Devint le plus grand roi du monde,
Monsieur notre coadjuteur
Vend sa crosse pour une fronde.

On a deux éditions des Œuvres de Marigny (Paris, 1658 et 1673, in-12), la seconde plus complète. Guy Patin lui attribue le Traité politique ou Tuer un tyran n’est pas un crime (1658).


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Source[modifier | modifier le code]

  • Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des littératures, Paris, Hachette, 1876, p. 1336

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Carpentier de Marigny, chansonnier de la Fronde, poète et prosateur nivernais, 1615-1673, Marius Gérin, Mémoires de la Société académique du Nivernais, 2e série, tome VIII (tome XXII de la collection), Nevers, 1920.

Liens internes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Document de 1666, H 1046, Archives départementales de l'Yonne.
  2. Selon Marius Gérin, il serait en fait décédé en 1673 ; à l'appui de ses dires, il fait état d'une lettre adressée par Jacques Carpentier de Marigny à Roger de Bussy-Rabutin le 4 mars 1672.