Jacques Cardoze

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Jacques Cardoze
Naissance (52 ans)
Bordeaux (Gironde)
Nationalité Français
Profession journaliste, animateur de télévision et directeur de la communication
Autres activités Directeur de la communication de l'Olympique de Marseille (depuis 2021)
Médias
Fonction principale Présentateur de Complément d'enquête (2018-2021)
Radio France Inter
Télévision France Télévisions (1994-2021)

Jacques Cardoze est un journaliste et directeur de la communication français né le à Bordeaux. Il travaille aujourd'hui à l'Olympique de Marseille en qualité de directeur de la communication du club.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques Cardoze déménage à l'âge de 17 ans en Belgique pour travailler au Ballet royal de Flandre[1]. Il suit ensuite une formation en sport/études à l'École de l'Opéra de Paris, et sort diplômé du conservatoire national de Paris en histoire de la musique et de la danse. Il est danseur professionnel pendant quelques années notamment au Ballet français de Nancy alors dirigé par Patrick Dupond[1],[2].

Il suit ensuite une formation continue en entreprise au sein de Radio France[1]. Il a débuté dans la profession comme reporter au service des sports de France Inter en 1992 où il a notamment présenté les journaux (1992-1995). À partir de 1994, il intègre France Télévisions où il participe à la création du Journal des sports de France 3 devenu Tout le sport[1]. En 1995, il devient reporter au service France de France 2 et se fait remarquer en obtenant dès son arrivée un entretien exclusif avec les deux demi-frères du tueur de la tuerie de Cuers. Il couvre également les grandes grèves de 1995 et réalise un premier magazine pour Envoyé Spécial. Il est ensuite correspondant à Marseille de 1997 à 1999[1] et couvre les événements en Corse dans le cadre de la guerre que se livrent les nationalistes. Il est également envoyé spécial lors de la mort du préfet Érignac.

Pour Envoyé spécial, il réalise une vingtaine de reportages dont : un 52" sur l'organisation japonaise Sōka Gakkai, un 52" sur la justice en Corse, sur la sécurité des Français au Nigeria, les sondages et le vote Front national en 2002. Il réalise également un portrait des artistes Shirley et Dino. Juste après les attentats du 11 septembre 2001, il réalise une série d'enquêtes à la frontière afghane sur les Talibans[1], au sein des madrassa du Pakistan, repère du mouvement Al-Qaida d'Oussama Ben Laden ; sur le Proche-Orient après la seconde Intifada. Durant la guerre en 2003 à la veille de la chute de Bagdad, il subit une attaque de l'armée américaine et doit se séparer de son caméraman Roger Motte avant de se réfugier pendant plusieurs heures dans une habitation située à l'autre bout de la ville pour se protéger. N'ayant pas de nouvelles, la direction de la rédaction de France 2 le croit mort et alerte sa famille ; il réapparaît finalement le lendemain à l'hôtel Palestine de Bagdad sain et sauf[3].

Il collabore également pour d'autres émissions de la chaîne, Complément d'enquête et Un œil sur la planète, puis intègre le service Enquêtes et reportages comme grand reporter. Il couvre les attentats de Madrid, Londres, les obsèques de Yasser Arafat à Ramallah, la mort de Jean-Paul II, l'ouragan Katrina à La Nouvelle-Orléans ou encore la guerre d'Afghanistan et la guerre du Darfour. Il est l'un des premiers journalistes à avoir pu rentrer dans la prison d'Abou Ghraib à Bagdad après la chute de Saddam Hussein en 2003. Il est envoyé-spécial en Chine, aux États-Unis, en Angleterre, en Italie, également lors de la guerre du Liban en 2006 ou des émeutes dans les banlieues en 2005. Parallèlement il est souvent utilisé comme joker des journaux de Télématin de 2007 à 2009, notamment pendant la campagne électorale de 2007.

Il devient chef adjoint du service Étranger en 2007. Il est envoyé spécial pour l'investiture de Barack Obama à Washington ou pour la mort de Michael Jackson en 2009, l'anniversaire du débarquement en Normandie à Colleville-sur-Mer. Jacques Cardoze est ensuite correspondant à Londres, où il a couvert les Jeux olympiques d'été de 2012, le jubilé de diamant d'Élisabeth II, le mariage du prince William et de Catherine Middleton en 2011 et l'élection de David Cameron en 2009.

De 2013 à 2018, il est le correspondant de France Télévisions aux États-Unis, et chef du bureau de France 2 à Washington. En tant qu'envoyé spécial permanent, il intervient régulièrement sur les antennes de France 2, France 3 et France Info. Jacques Cardoze couvre toute la campagne électorale américaine en 2016, de l'annonce de la candidature de Donald Trump en , les primaires républicaines, la convention de Cleveland jusqu'à son élection le et son investiture en . Il a pu annoncer cette élection surprise dans la nuit du sur les antennes de France 2 et Franceinfo. Il intervient régulièrement sur l'actualité de la Maison-Blanche, les crises diplomatiques internationales (envoyé spécial à Cuba, au Venezuela, au Mexique et au Canada), mais aussi l'actualité américaine ou il a pu traiter de différents sujets : l'ouragan Irma à Saint-Martin dans les Caraïbes, la fusillade de San Bernardino, la mort de Prince, des incendies en Californie et dans la Napa Valley, les émeutes raciales, les problèmes liés à l'environnement et toute une série de reportages sur la société américaine ou l'actualité des entreprises (salon de l'innovation de Las Vegas)... Pour sa couverture de l'actualité américaine, l'Association de la presse étrangère lui décerne le Grand Prix de la Presse internationale dans la catégorie « télévision » en décembre 2018[4].

En juin 2018, il remplace Thomas Sotto à la tête de Complément d’enquête[5], dont il devient également rédacteur en chef.

En juin 2021, il devient directeur de la communication de l'Olympique de Marseille, son club de cœur[6].

Famille[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Michel Cardoze, journaliste de presse écrite, de radio et de télévision (TF1, La Cinq et TMC) et membre du Parti communiste français[7], et le petit-fils d'Edmond Cardoze, personnalité bordelaise auteur d'ouvrages sur Bordeaux et l'Aquitaine[8].

Il est marié et a deux enfants[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f François-Guillaume Lemouton, « Jacques Cardoze - En quête de foot », L'Équipe, no 24379,‎ , p. 26 (ISSN 0153-1069, lire en ligne, consulté le )
  2. « Exclu. Ce danseur de ballet est devenu un célèbre journaliste de France 2 ! Le reconnaîtrez-vous ? », sur www.programme-tv.net, (consulté le )
  3. « Jacques Cardoze : le jour où sa famille l'a cru mort », sur www.telestar.fr, (consulté le )
  4. « Le Grand Prix de la Presse Internationale », sur apepresseetrangere.org (consulté en )
  5. « France 2 : Jacques Cardoze remplace Thomas Sotto à la tête de "Complément d’enquête" », sur www.francetvinfo.fr, (consulté le )
  6. « Communiqué officiel », sur OM (consulté le )
  7. « OM. Le journaliste Jacques Cardoze futur directeur de la communication ? », sur www.ouest-france.fr, (consulté le )
  8. a et b « Jacques Cardoze », sur www.gala.fr (consulté le )