Jacques Brunschwig-Bordier

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Jacques Brunschwig-Bordier
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Biographie
Naissance
Décès
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Autres informations
Distinction

Jacques Brunschwig-Bordier est un compagnon de la Libération né le 21 octobre 1905 à Avignon et mort le 21 avril 1977 à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Polytechnicien, il en sort sous-lieutenant dans le Génie. Il rejoint ensuite le ministère de l'Intérieur, en tant qu'administrateur.

En janvier 1942, il est recruté par Emmanuel d'Astier de la Vigerie, qui en fait son second au sein du mouvement de résistance Libération-Sud. Il est arrêté au mois de mai de la même année et est interné au Fort Saint-Nicolas à Marseille. Relâché, il retrouve ses activités dans la résistance et assure l'intérim de la direction du mouvement durant quelques mois.

En désaccord avec la direction du mouvement, il quitte Libération-Sud en janvier 1943 et rejoint le mouvement Libération-Nord, où il est chargé des affaires politiques et assure les fonctions de délégué général intérimaire du mouvement entre février à avril 1943. Se trouvant en Angleterre en octobre 1943, il est désigné pour représenter Libération-Nord à l'Assemblée consultative provisoire à Alger. Parachuté près de Saint-Aignan (Cher) le 31 mars 1944, il retrouve ses fonctions de délégué général au sein de Libération-Nord, avec le concours de son épouse Fernande.

Le 20 juin 1944, il est arrêté par la Gestapo à Paris, rue de Lobau, sous l'alias de Jean Bordier. Torturé, puis interné à Fresnes, il est déporté à Buchenwald le 15 août 1944, puis à Dora et à la prison de Nordhausen. Il réussit à s'évader le 4 avril 1945 avec deux autres prisonniers.

Chef de bataillon à la fin de la guerre, il assure après celle-ci d'importantes fonctions administratives au sein du ministère de l'Air, puis de celui de l'Intérieur. Il occupe ainsi les fonctions de directeur de cabinet du ministre Louis Terrenoire et de chef de l'Inspection générale de l'administration du ministère de l'Intérieur.

Par ailleurs, il devient président du conseil d'administration des Houillères du bassin de la Loire.

Il est grand officier de la Légion d'honneur et Compagnon de la Libération (17 novembre 1945), Croix de guerre 1939-1945 avec palme, médaille de la Résistance et médaille des évadés.

Annexes[modifier | modifier le code]