Jacques Adhémar de Monteil

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Jacques Adhémar de Monteil
Biographie
Décès
Évêque de l’Église catholique
Évêque d'Uzès
16601674
Précédent Nicolas II Michel Ier Suivant
Évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux
16451657
Précédent François Adhémar de Monteil Claude Ruffier Suivant

Jacques II Adhémar de Monteil de Grignan, mort le , est un homme d'Église français du XVIIe siècle. Il est le 59e évêque d'Uzès de 1660 à 1674.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu de la famille des Castellane-Adhémar de Monteil, il est le grand-oncle de François de Castellane-Adhémar de Monteil, comte de Grignan, époux de Françoise de Sévigné et donc gendre de la célèbre marquise

Destiné à une carrière ecclésiastique, Il reçoit d'abord l'Abbaye de Fontdouce et celle de Saint-Georges-sur-Loire en Anjou et est désigné comme agent général du clergé de France en 1641. Il reçoit à la fin de son « Agence » en 1645 le diocèse Saint-Paul-Trois-Châteaux. En 1657, il passe, avec le titre de coadjuteur, du siège de Saint-Paul-Trois-Châteaux à celui d'Uzès. En 1660, il succède à Nicolas de Grillet.

Le , il achève la reconstruction de l'église cathédrale d'Uzès et la consacre. En 1671, il institue le séminaire d'Uzès et, se trouvant à Paris, il revêt de son approbation le livre de l'Exposition de Bossuet, alors évêque de Condom.

L'année suivante, il visite l'abbaye de Saint-Georges-sur-Loire, près d'Angers, dont il était abbé. Il était aussi abbé de Abbaye de Fontdouce dans la Saintonge. Il fait bâtir le palais épiscopal. Il meurt d'apoplexie, au château de Grignan, le , à l'âge de 65 ans, et est inhumé le 17 septembre dans l'église collégiale de Grignan.

Madame de Sévigné dit de lui qu'elle ne connaissait pas d'homme d'un meilleur esprit, ni d'un meilleur conseil. Elle dit encore :

« J'ai été une heure avec M. d'Uzès; mon oncle l'abbé y était aussi; nous avons fort discouru de toutes vos affaires; je suis plus satisfaite que jamais de la prudence et du bon esprit de ce prélat; vous n'avez qu'à lui envoyer vos pensées toutes crues; en deux heures de réflexion, il voit tout ce qu'il faut faire ou pas faire, etc. »

L'évêque d'Uzès porte écartelé au 1 d'or à trois bandes d'azur; au 2 de gueules à une tour d'or donjonnée de trois tourelles de même maçonnées de sable; au 3 de gueules au lion rampant d'argent; au 4 de gueules à la croix d'or cantonnée de quatre roses d'or.


Voir aussi[modifier]

Liens internes[modifier]

Notes et références[modifier]

Bibliographie[modifier]

  • Guillaume Catel, Mémoires sur l'histoire du Languedoc, Toulouse,‎ .
  • Louis de la Roque, Armorial de la noblesse du Languedoc, Paris,‎ (lire en ligne).
  • Eugène Germer-Durand, Le Prieuré et le Pont de Saint-Nicolas-de-Campagnac, Nîmes,‎ (lire en ligne).
  • Joseph-Hyacinthe Albanès et chanoine Ulysse Chevalier, Gallia christiana novissima : Histoire des archevêchés, évêques et abbayes de France d'après les documents authentiques recueillis dans les registres du Vatican et les archives locales, Arles,‎ (lire en ligne).
  • Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, vol. X, Paris, Librairie Renouard,‎ (lire en ligne), p. 140, note no 1, principalement d'après Gallia christiana, t. VI, p. 643 ainsi que Le bulletin du Comité historique des monuments écrits de l'histoire de France, Histoire, sciences, lettres, t. III, p. 247, Paris 1852.
  • A. Debat, « Trois frères évêques en Rouergue, Pierre d'Aigrefeuille, évêque de Vabres (1347-1349), Raymond d'Aigrefeuille, évêque de Rodez (1349-1361), Faydit d'Aigrefeuille, évêque de Rodez (1361-1371) », La Revue du Rouergue, vol. 19,‎ , p. 375-424 (lire en ligne)
  • Georges Charvet, La première maison d'Uzès, étude historique et généalogique de la première maison d'Uzès suivi du catalogue analytique des évêques d'Uzès, Nîmes, Lacour-Ollé, éditeur,‎ 2002 (réimpression).