Jacques-Pierre Gisors

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Jacques-Pierre Gisors
Présentation
Autres noms « Gisors l'Aîné »
Naissance
Décès (à 63 ans)
Nationalité française
Activités architecte
Formation atelier Étienne-Louis Boullée
Ses élèves Charles Normand
Œuvre
Distinctions prix de Rome (1779)
Entourage familial
Famille voir Gisors architectes

Jacques-Pierre Gisors (1755-1818), dit aussi « de Gisors » ou « Gisors l'Aîné », est un architecte français. En 1779 il partage le prix de Rome avec François-Jacques Delannoy.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques-Pierre Gisors est né le [1].

De sa formation on sait seulement qu'il fut l'élève de Étienne-Louis Boullée[2].

En 1778, à 22 ans, il concourt au prix de Rome avec un projet de prison[3] et obtient le grand prix. Mais ce résultat est annulé du fait d'une réclamation des élèves qui argumentent sur le fait qu'une connaissance frauduleuse du programme serait la source d'inspiration de son esquisse et le prix est mis en réserve. Il se représente l'année suivante (1779) et obtient de nouveau le prix avec le consentement à l'unanimité de ses rivaux[4]. Il partage ce prix avec François-Jacques Delannoy avec qui il est envoyé à Rome[2].

Le sujet précisait notamment qu'il s'agissait « d'un édifice destiné à former un muséum, contenant des productions et le dépôt des sciences, celui des arts libéraux et celui des objets de l'histoire naturelle » avec comme précision que le « dépôt des arts comprendra des salles et galeries pour la peinture, la sculpture et l'architecture » et « que, si le musée doit comporter des salles techniques et des salles d'étude pour les personnes destinées au service public, il ne sera pas le siège des académies ». Son esquisse présente un bâtiment austère et monumental sur la base d'un plan en croix grecque[2].

Après son retour de Rome, il ouvre un atelier école à l'hôtel des Arts. Charles Percier y sera élève avant d'aller chez Antoine-François Peyre, plus connu.

En 1787, il propose un projet d'arc de triomphe avec statue de Louis XVI faisant face à celle d'Henri IV sur le Pont Neuf à Paris.

Sous la Révolution française, il fut député à l'Assemblée communale de Paris.

Avec Étienne-Chérubin Leconte, il aménagea en forme d'hémicycle l'ancienne salle des Machines du théâtre des Tuileries pour la Convention nationale[5].

Les deux architectes créèrent ensuite au Palais Bourbon une salle des séances, toujours en forme d'hémicycle, pour le Conseil des Cinq-Cents (1795-1798)[6],[7].

En 1801, il propose avec Étienne-Chérubin Leconte un projet de façade pour le Palais Bourbon afin de dissimuler la salle des séances du Corps législatifs et répondre symétriquement au Temple de la Gloire par un nouveau péristyle mais c'est le projet de Bernard Poyet qui est retenu[8].

En 1812, il fait partie de la commission chargée de surveiller les travaux de l'Arc de triomphe de l'Étoile après la mort de Jean-François Chalgrin.

Il meurt le 17 avril 1818[9] et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 20). Sa tombe est constituée d'une colonne, avec inscrit son nom et ses dates de naissance et de mort, couronnée d'une urne en pierre[1].

Principales réalisations[modifier | modifier le code]

Gisors architectes[modifier | modifier le code]

Confusion[modifier | modifier le code]

En 2000, Pierre-Dominique Cheyne souligne en note qu'il y a des erreurs dans le dictionnaire de référence Thieme-Becker. Il indique que « c'est à tort que Jacques-Pierre Gisors est dit le frère d'Alexandre Jean-Baptiste Guy de Gisors, auquel les auteurs attribuent la salle des séances de la Convention aux Tuileries, puis, avec Étienne-Chérubin Leconte, celle des Cinq-Cents au Palais-Bourbon, l'actuelle salle des séances de l'Assemblée nationale ». Il précise également qu'en 1985 madame E. Hubert, indique dans des notices sur les architectes « que Guy, non pas frère de Jacques-Pierre mais sans doute de sa famille, travailla sous ses ordres à la construction de la salle de la Convention dont Jacques-Pierre, architecte de la Convention puis des bâtiments du Corps législatif, est l'auteur », elle dresse également une liste des travaux que le dictionnaire attribue par erreur à Guy Gisors[11].

Les Gisors architectes[modifier | modifier le code]

Suivant les corrections ci-dessus, voici la liste des Gisors architectes avec les liens de parenté :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Domenico Gabrielli, Dictionnaire historique du Père-Lachaise, Les éditions de l'amateur, (ISBN 978-2859173463), p. 151
  2. a b et c Gaehtgens 2001, p. 197.
  3. (en) Allan Braham, The Architecture of the French Enlightenment, University of California Press, , 288 p. (ISBN 9780520067394, lire en ligne), p. 201.
  4. Delaire, Edmond Augustin David de Pénanrun, Louis Thérèse Roux, Louis François, « VII Grands prix de Rome », dans Les architectes élèves de l'école des Beaux-Arts, Paris, Librairie de la construction moderne, , 2e éd. (lire en ligne), p. 152.
  5. Gaehtgens 2001, p. 208
  6. De cet aménagement « subsiste le bureau du président et la tribune de l'orateur »
  7. « Connaissance de l'assemblée : n°1 l'Assemblée Nationale : organisation et fonctionnement », sur assemblee-nationale.fr (consulté le 25 mars 2016).
  8. Yvan Christ, Paris des Utopies, 2011, éd. Nicolas Chaudun, p. 74.
  9. Etat civil reconstitué de Paris
  10. Notice no 00059772
  11. Pierre-DominiqueCheynet, 2000, p. Séance du 18 prairial an VI [6 juin 1798] note 6

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Édouard Joyant, « Les Gisors architectes », Bulletin de la Société de l'histoire de l'art français, Paris, no 33,‎ , p. 270-293 (lire en ligne),
  • Werner Szambien, « Les architectes parisiens à l'époque révolutionnaire », Revue de l'Art, no 83,‎ , p. 36-50 (DOI 10.3406/rvart.1989.347756, lire en ligne),
  • Pierre-Dominique Cheynet (conservateur en chef aux archives nationales), Les procès-verbaux du Directoire exécutif, an V-an VIII : inventaire des registres des délibérations et des minutes des arrêtés, lettres et actes du Directoire postérieurs au Recueil des actes du Directoire exécutif de Debidour, t. V : germinal- messidor an VI [21 mars - 18 juillet 1798] (registres AF* III 11 et 12, folios 1 à 67 verso ; cartons AF III 513, plaquette 3252, à AF III 533, plaquette 3512), Paris, Archives Nationales, (lire en ligne [PDF]), Séance du 18 prairial an VI [6 juin 1798] (AF* III 11, folios 174 recto-176 verso; AF III 527, plaquettes 3428 à 3430), (voir note n°6),
  • Thomas-W. Gaehtgens, L' Art et les normes sociales au XVIIIe siècle, Les Éditions de la MSH, , 543 p. (ISBN 9782735109173, lire en ligne), p. 197 et 208.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]