Jacques-Marie Bourget

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Jacques-Marie Bourget
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Jacques-Marie Bourget, né le à Saint-Pierre-Montlimart, en Maine-et-Loire, est un écrivain et journaliste français.

Sur Internet il publie sur les sites du "Grand soir", de "Oumma"[1], de "Afrique Asie" et Médiapart.

Carrière[modifier | modifier le code]

Jacques-Marie Bourget, après avoir collaboré à la Nouvelle Revue Française alors dirigée par Jean Paulhan, il a travaillé comme grand reporter pour des titres comme L’Aurore, Le Canard enchaîné, L’Express, VSD, Paris Match, Bakchich... (après avoir débuté comme journaliste radio et télévision à l'ORTF).

Il a ainsi couvert, entre autres événements, la guerre des Six Jours, la guerre du Viêt Nam, la guerre du Liban, la guerre au Salvador, la première et la seconde Intifada, la première guerre du Golfe, la guerre de l'ex-Yougoslavie. En 1986, il a obtenu le prix Scoop pour avoir révélé l’affaire Greenpeace. Le 21 octobre 2000, à Ramallah en Cisjordanie, il est grièvement blessé par une balle de M16 tirée par l'armée israélienne. Il est à l'origine de la publication du premier manuscrit de Louis-Ferdinand Céline, Histoire du Petit Mouck, un conte d'enfant écrit pour sa fille Colette âgée de trois ans, petit livre illustré par des dessin de sa femme, Édith Follet, la mère de leur fille.

Passionné de sports, football, athlétisme, alpinisme et automobile, en 1980, derrière Robert Flematti et Jean-Paul Favre-Tissot il a accompli la voie de l'express, une "première" (trois jours d'escalade) dans la falaise de Magland en Haute-Savoie. En automobile aux côtes de Franz Hummel et Jean-Pierre Frizon, il a battu, en 1989, le record du trajet Le Cap (Afrique du Sud) - Cap Nord (Norvège), 21 600 kilomètres en 11 jours et 18 heures.

La blessure[modifier | modifier le code]

Il a rapporté ainsi les faits : « Pour éviter de prendre le moindre risque, surtout pour le photographe peu habitué à ce type de situation, je décide de prendre refuge entre trois murs d’un ensemble de baraques de pierre. Pour nous atteindre, il faut donc nous viser de front, de façon délibérée. En face, il n’y a rien d’autre que l’armée (israélienne), donc un élément à priori maîtrisé. Autour de nous, quelques Palestiniens, de jeunes adultes, sont assis comme moi sur un muret qui fait saillie au bas du mur lui-même. L’atmosphère est bon enfant. Puis, dans cette ambiance de happening répété, les adolescents et leurs pierres lancées vers l’armée, je me lève pour quitter cette position. Quelques secondes plus tard, je suis touché. Des témoins diront “par un tireur installé au City Inn”, le building de l’état-major israélien ».

Son évacuation vers la France est loin d'être facilitée par Tsahal, l'armée israélienne. Elle nécessite une intervention directe de Jacques Chirac, en voyage officiel en Chine, auprès du chef du gouvernement israélien, Ehoud Barak[2]

Le président de la République Jacques Chirac l'a élevé au rang de chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur.

Analyses[modifier | modifier le code]

Pour Jacques-Marie Bourget, les événements qui portent le nom de Printemps arabe, c'est-à-dire « la révolte initiale et légitime de populations vivant dans des conditions économiques et de liberté indignes » a été rapidement encadrée par des « ONG » américaines ayant pour but de mettre en place un « processus électoral » dont « on sait qu’il va porter au pouvoir les Frères musulmans, puisque c’est la seule force politique organisée. »[3]

Il dénonce le « parti pris clair, et le manque flagrant d’objectivité de l’ensemble des grands medias français (mais aussi d’autres pays, arabes notamment) dans le traitement de la crise syrienne »[3].

Il a rédigé une préface pour "Kamel Daoud Cologne Contre enquête" (éditions Franz Fanon), le livre d'Ahmed Bensaada écrivain d'origine algérienne réfugié au Canada à la suite des tueries du GIA. Comme l'auteur de cet ouvrage, Jacques-Marie Bourget s'est très rapidement informé de la réalité des "viols musulmans", soi-disant commis par des migrants le soir du nouvel an 2016 à Cologne. Ce qui a été décrit dans la presse occidentale comme la conséquence d'une "invasion barbare", était surtout le résultat d'une propagande raciste montée par des groupes d'extrêmes droite allemands aidés en cela par la police et une partie de la presse. En 2017, un an après "les évènements de Cologne", le quotidien "Bild" retirait de son site les articles consacrés à cet épisode, celui des "viols musulmans", et présentait ses excuses à ses lecteurs. Par ailleurs le "World Socialist Web Site" publiait le premier, en novembre 2016 le bilan des "viols musulmans", ceux du du premier de l'an dans toute l'Allemagne. L'article qui rapporte les propos de la justice révèle la mécanique d'une vaste intoxication médiatico-politique, le Washington Post, les sites de l'Express et de BFM TV ont eux aussi publié cette information. C'est sur ce thème, celui des "viols musulmans" que le journaliste et écrivain algérien Kamel Daoud a publié un article présentant les hommes musulmans comme atteint d'une prédestination à être des violeurs. Et le livre de Bensaada est une réponse à ces accusations de Kamel Daoud.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Vilain Petit Qatar. Un ami qui nous veut du mal, avec Nicolas Beau, Éditions Fayard, 2013
  • Sabra & Chatila, au cœur du massacre, photographies de Marc Simon, préface d’Alain Louyot. Éric Bonnier éditions, 2012
  • Survivre à Gaza, avec Mohamed al-Rantissi et Christophe Oberlin, Éditeur Koutoubia, 2009
  • J'ai choisi le Hamas, avec Mohamed Al Rantissi, Christophe Oberlin, Éditeur Pascal Galodé, 2009
  • Des affaires très spéciales - 1981-1985, avec Yvan Stefanovitch, Plon, 2001
  • Yann Piat, avec Claude Ardid, Plon, 1998
  • Gérard Devouassoux, Le Souffle de la montagne, préface de Maurice Herzog. Éditions Solar, 1975
  • Kamel Daoud Cologne contre enquête. Préface du livre d'Ahmed Bensaada publié aux éditions Franz Fanon à Alger.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Un nouveau procès en islamophobie contre Georges Bensoussan : c’est la liberté qu’on attaque !, Guylain Chevrier, atlantico.fr, 25 janvier 2017
  2. Récit de Jacques-Marie Bourget :
    Une ambulance du Croissant-Rouge m’embarque et je plonge dans le coma. À l’hôpital de Ramallah, poumon atteint et sous-clavière ouverte, les médecins jugent mon état si grave qu’il nécessite un transfert vers un établissement hospitalier israélien de Jérusalem. Mais l’armée refuse le passage de l’ambulance. Je reste donc à Ramallah. Après une série de transfusions, qui vont atteindre un total de quatre litres de sang, le consul de France, monsieur Pietton, donne le feu vert aux chirurgiens palestiniens pour opérer : « de toute façon si nous ne faisons rien, il va mourir. » Le lendemain soir, dans la nuit, un avion spécial de Mondial Assistance se pose à Ben-Gourion pour me rapatrier à Paris. Mais l’armée refuse toujours le passage de l’ambulance du Croissant-Rouge. Finalement, Jacques Chirac, le président de la République, alors en voyage en Chine, intervient auprès de gouvernement de Ehoud Barak. On peut m’acheminer à l’aéroport. Nouvelles négociations afin d’accéder à l’avion. Toujours dans le coma, je suis enfin branché sur les appareils de réanimation de l’avion médical. L’ambulance palestinienne, consul de France à bord, restera bloquée cinq heures par les forces israéliennes, avant de pouvoir regagner Ramallah. Personnellement, après une période passée en réanimation au CHU Beaujon, puis deux mois d’hôpital, après d’autres séjours pour des opérations complémentaires ou le traitement de la douleur, après, encore, deux années de rééducation quotidienne (quatre heures par jour) : je reste handicapé à 42 %, et souffre de douleurs lourdes, permanentes du type « membres orphelins ».
  3. a et b Entretien avec Jacques-Marie Bourget : « Le monde occidental a entraîné les Syriens dans un piège », afrique-asie.fr, 2 janvier 2017