Jacques-Henri Eyraud

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Jacques-Henri Eyraud
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Fonction
Président
Olympique de Marseille
depuis le
Biographie
Naissance
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Nationalité
Formation
Activités
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A travaillé pour

Jacques-Henri Eyraud, né le [1] à Paris[2],[3], est un entrepreneur et un homme de média français, ayant co-fondé avec Patrick Chêne Sporever, un groupe de média digital spécialisé dans le domaine sportif.

Il est depuis le 17 octobre 2016 le président de l'Olympique de Marseille[4].

Formation[modifier | modifier le code]

Jacques-Henri Eyraud est issu d'une famille d'enseignants. Il est diplômé de Sciences Po[1], (promotion 1989) de Dauphine (Master 2 de gestion des télécommunications et des nouveaux médias, 1990) et d'Harvard[4](MBA, 1998). À 22 ans il fait son service militaire comme attaché de presse du Service d'informations et de relations publiques des armées durant la guerre du Golfe[1],[5].

De Disney à l'entrepreneuriat[modifier | modifier le code]

Il rejoint Euro Disney en tant que porte-parole en 1991, six mois avant l'ouverture de ce qui est alors présenté comme le "plus grand projet d'Europe". Il devient le directeur de la communication du groupe[6].

Encouragé par le directeur général de Disney, Steve Burke, il entre à Harvard fin 1996 pour suivre un MBA. Ces deux années passées sur le campus de Boston révèlent son envie d'entreprendre[7].

À son retour, il devient directeur des nouveaux produits du Club Med sous la direction de Philippe Bourguignon, un de ses mentors à Disney[8].

Il fonde en 2000 Sporever[9] avec Patrick Chêne. Deux mois avant l'éclatement de la bulle internet, il lève 10 millions de dollars[10]. La société devient le leader européen de l'information sportive digitale, en étant notamment la première à diffuser des matches de football en direct sur mobile[11]. En 2005, la startup est cotée sur Alternext et génère 13,5 millions d'euros de chiffre d'affaires[12].

II devient en 2009 président-directeur général de Turf Éditions, groupe de médias dédié aux paris hippiques dont il entreprend la mutation numérique[13],[14].

En 2016, il quitte ses fonctions pour se consacrer à l'Olympique de Marseille.

Olympique de Marseille[modifier | modifier le code]

Rachat[modifier | modifier le code]

À l’été 2016, alors que le club est mis en vente par Margarita Louis-Dreyfus, Jacques-Henri Eyraud songe dans un premier temps à investir personnellement dans le club. Didier Quillot, le nouveau directeur exécutif de la LFP, lui présente alors Frank McCourt, qui lui avait fait part d’un intérêt pour une acquisition de club. Les deux hommes décident alors de s’unir pour maximiser leurs chances de succès. Le 17 octobre 2016, l’homme d’affaires américain rachète l’Olympique de Marseille et Jacques-Henri Eyraud prend les rênes du club[15].

Stratégie et résultats[modifier | modifier le code]

À son arrivée, il affiche une ambition élevée à travers un projet baptisé « OM Champion » qui repose sur quatre axes : la performance sportive, avec l’objectif de qualifier le club régulièrement pour la Ligue des Champions et de faire de la formation un point central de la stratégie du club ; la fan expérience ; l’engagement citoyen du club ; et enfin sa pérennité économique[16].

Rudi Garcia est nommé entraîneur et Andoni Zubizarreta directeur sportif.

Une enveloppe de 200 millions d’euros dépensés sur deux ans est annoncée afin de bâtir une équipe compétitive. Lors du premier mercato, à l’hiver 2017, 44 millions d’euros sont dépensés pour 4 joueurs dont 30m€ pour le seul Dimitri Payet, qui devient la recrue la plus chère de l’histoire du club.

En parallèle, il restructure le club. Le plan de départ volontaire[17] lancé en juin 2017 aboutit notamment à l’arrêt d’OM TV au profit d’investissements dans les contenus digitaux.  

La Fondation OM est créée afin de promouvoir l’engagement social du club[18].

A la fin de la saison 2017-18, Adidas, l’équipementier du club depuis 1974, est remplacé par Puma, avec qui l’OM signe un partenariat de cinq ans[19].

Après plusieurs années de négociations, il annonce en juillet 2018 avoir trouvé un accord avec la société AREMA, filiale de Bouygues, pour devenir le gestionnaire exclusif du Stade Vélodrome. L’OM récupère ainsi toute l’activité évènementielle (séminaires, visites, concerts) et s’octroie la liberté des investissements réalisés dans le stade (son, lumière, etc.). La création d’un musée aux abords du stade est également prévue[20].  

13e de Ligue 1 à son arrivée à la tête du club, l’équipe finit en 5e position la première année et 4e à l’issue de la saison 2017/2018. La première campagne européenne se solde par une finale d’Europa League, perdue contre l’Atletico Madrid. Il s’agit de la 5e finale européenne du Club, l’OM n’en avait plus connu une depuis 14 ans. Des records d’affluence sont battus à l’Orange Vélodrome lors des quarts et des demi-finales, respectivement contre le RB Leipzig et le RB Salzbourg[21].

Fonctions institutionnelles[modifier | modifier le code]

Jacques-Henri Eyraud siège au conseil d’administration et au bureau de la Ligue Professionnelle de Football[22].   

L'innovation dans le football[modifier | modifier le code]

Lors du Sport Innovation Summit 2018, il décrit sa vision du football du futur dans une allocution à fort retentissement. Se projetant à l’horizon 2030, il anticipe la création d’une super ligue européenne fermée où s’affrontent les meilleures écuries européennes, décrit la révolution engendrée par l’intelligence artificielle dans la prise de décision et dépeint les caractéristiques du footballeur augmenté de demain[23].   

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

En septembre 2018, un sondage réalisé par le magazine Capital le place 6ème au classement des chefs d’entreprises préférés des Français. Il devance Jean-Michel Aulas (13e), à qui il s’oppose à plusieurs reprises, y compris publiquement lors de la saison 2017-2018[24].   

Divers[modifier | modifier le code]

Jacques-Henri Eyraud a été champion de France junior de taekwondo en 1985[25] puis membre de l’équipe de France de 1985 à 1987[26].

Il enseigne depuis 2007 à Sciences Po Paris, où il dispense le cours « Initiation à l’entrepreneuriat »[27].   

Passionné de musique, il cite un couplet d’IAM lors d’une interview [28]   et revendique son goût pour ses idoles musicales que sont Warren G, The Clash ou encore Rammstein[29].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Stéphanie Leclair de Marco, « Jacques-Henri Eyraud : Le sport sur tous les médias », sur archives.lesechos.fr, (consulté le 9 septembre 2016)
  2. « Jacques-Henri Eyraud », sur whoswho.fr, (consulté le 9 septembre 2016)
  3. (en) « Paywall mobile », sur m.lesechos.fr (consulté le 30 novembre 2018)
  4. a et b « Qui est Jacques-Henri Eyraud, le prochain président de l'OM? », sur lequipe.fr, (consulté le 9 septembre 2016)
  5. Mathieu Grégoire, « Qui est vraiment Jacques-Henri Eyraud, le président de l'OM ? », L'ÉQUIPE,‎ (lire en ligne, consulté le 30 novembre 2018)
  6. « Portrait de Jacques-Henri Eyraud, un président à hauteur d'OM », Les Inrocks,‎ (lire en ligne, consulté le 30 novembre 2018)
  7. « OM : "L'espoir s'est mis à renaître" (Eyraud) », LaProvence.com,‎ (lire en ligne, consulté le 30 novembre 2018)
  8. « Ligue 1 : 5 choses à savoir sur Jacques-Henri Eyraud, nommé président de l'OM par Frank McCourt », sur France Football (consulté le 30 novembre 2018)
  9. « Qui est Jacques-Henri Eyraud, futur président de l'OM? », sur archives.lesechos.fr, (consulté le 9 septembre 2016)
  10. « Mes étudiants sont des entrepreneurs différents », sur Sciences Po (consulté le 30 novembre 2018)
  11. « OM : "L'espoir s'est mis à renaître" (Eyraud) », LaProvence.com,‎ (lire en ligne, consulté le 30 novembre 2018)
  12. « Sporever étudie des offres de rachat - Les Echos », sur www.lesechos.fr (consulté le 30 novembre 2018)
  13. « Paris Turf change de mains », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le 30 novembre 2018)
  14. « Turf Editions: Nomination d'un nouveau PDG », sur sport.fr, (consulté le 9 septembre 2016)
  15. RMC SPORT, « OM: le rôle de Quillot dans le rachat par McCourt et la venue d’Eyraud », sur RMC SPORT (consulté le 30 novembre 2018)
  16. « Jacques-Henri Eyraud: «L'OM doit devenir un club exemplaire» », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté le 30 novembre 2018)
  17. « Le plan social se poursuit du côté de l'OM », sur SO FOOT,
  18. « L'olympique de Marseille lance sa fondation », La Tribune,‎ (lire en ligne, consulté le 30 novembre 2018)
  19. « L'OM et Puma officialisent leur union pour 5 ans à partir de 2018 », L'Obs,‎ (lire en ligne, consulté le 30 novembre 2018)
  20. « L'OM devient gestionnaire exclusif du stade Orange Vélodrome - Les Echos », sur www.lesechos.fr (consulté le 30 novembre 2018)
  21. RMC SPORT, « OM-Salzbourg: record d'affluence « européen » au Vélodrome », sur RMC SPORT (consulté le 30 novembre 2018)
  22. « Jacques-Henri Eyraud et Jean-Pierre Caillot élus au Conseil d’Administration - LFP.fr », sur www.lfp.fr (consulté le 30 novembre 2018)
  23. « Jacques-Henri Eyraud : « Dans les faits, la ligue fermée est déjà à l’œuvre dans le football européen » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 30 novembre 2018)
  24. Vincent Garcia, Mélisande Gomez, Mathieu Grégoire, « Jacques-Henri Eyraud : «Il faut employer les armes qu'emploient certains» », L'ÉQUIPE,‎ (lire en ligne, consulté le 30 novembre 2018)
  25. « OM: Précisions sur le passé de taekwondoïste de Jacques-Henri Eyraud », sur www.20minutes.fr (consulté le 30 novembre 2018)
  26. « Le nouveau président de l’Olympique de Marseille, Jacques-Henri Eyraud, l’ami des Américains », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 30 novembre 2018)
  27. Le JDD, « On a assisté au cours du président de l'OM à Sciences-Po », lejdd.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 30 novembre 2018)
  28. « Vidéo : quand le président de l'OM chante du IAM », www.cnews.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 30 novembre 2018)
  29. « Jacques-Henri Eyraud », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 30 novembre 2018)