Jacques-Bernard-Marie Montané

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Jacques Bernard Marie Montané
Fonction
Président
Tribunal révolutionnaire
-
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
signature de Jacques-Bernard-Marie Montané
Signature de Montané.

Jacques-Bernard-Marie Montané (Toulouse, - mort après 1805) est un magistrat français, président du Tribunal révolutionnaire de Paris, au temps de la Révolution Française.

Famille[modifier | modifier le code]

Jacques-Bernard-Marie-Montané est né dans une famille d'ancienne bourgeoisie originaire de Gascogne[1], issue de Bernard Montané (mort en 1733), négociant, bourgeois de Grenade (Haute-Garonne), époux de Claire de La Roque.

Bernard Montané de La Roque (mort avant 1778), est négociant, conseiller du roi et son lieutenant particulier en l'Élection de Rivière-Verdun.

Abel Montané de La Roque (1779-1834), est magistrat, juge auditeur à la Cour d'Appel de Toulouse, procureur au Tribunal de Foix.

Pierre Montané de La Roque (1810-1869), est juge d'instruction.

René Montané de La Roque (1892-1950), est procureur de la République, chevalier de la Légion d'honneur, croix de guerre 1914-1918 avec palmes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques-Bernard-Marie Montané, fils de Bernard Montané de La Roque (mort avant 1778), est avocat à Toulouse dès 1777, lieutenant civil et criminel du présidial de Toulouse (1773-1790), puis juge de paix (1790-1792). Il est élu troisième juge du Tribunal révolutionnaire de Paris le 13 mars 1793. Il est nommé président du Tribunal révolutionnaire de Paris le 25 Nivôse AN IV[2],[3].

Il préside le Tribunal de Paris lorsque Charlotte Corday comparaît le 17 juillet 1793 pour l'assassinat de Marat. Accusé de modérantisme par Fouquier-Tinville, il quitte la présidence le 23 août 1793 pour être remplacé par Martial Herman, avant de se retrouver en prison. Il est acquitté après la chute de Maximilien de Robespierre le 13 septembre 1794, et devient juge au tribunal du deuxième arrondissement de Paris. Il est mort après 1805[4].

Plaidoyer du président Montané- Extraits [5]-[modifier | modifier le code]

« Il ne suffit pas à un bon citoyen qui a été dénoncé et accusé, à un véritable ami du peuple et de son bonheur, que vous avez honoré de votre confiance, d'avoir été acquitté et mis en liberté immédiatement, par un jugement public du tribunal révolutionnaire... ».

« ...Fouquier-Tinville me dénonça au comité de Salut Public le 29 juillet 1793, par sa lettre du même jour, insérée dans Le Moniteur du lendemain, 30 juillet. Il intervint, ce 30 juillet, un décret portant : Article Premier : Les dénonciations faites au comité de Salut Public du 29 juillet par Fouquier-Tinville, accusateur public, au tribunal révolutionnaire établi à Paris, contre Montané, président du même tribunal, seront remises à l'accusateur public de la seconde section créée par décret de ce jour, et le dit Montané demeurera en état d'arrestation... ».

« ...Voila deux faits (l'Affaire des Orléanais et l'Affaire Charlotte Corday), qu'il a plu à Fouquier-Tinville, mon dénonciateur, de déposer par vengeance personnelle, pour m'éloigner du tribunal, pour pouvoir continuer de manœuvrer à sa guise ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre-Marie Dioudonnat, Le Simili-Nobiliaire-Français, ed. Sedopols, 2012, p. 583.
  2. Philippe Landeux, Le tribunal révolutionnaire de Paris (1793-1795), 2017, (auto-édition dans la série Essais Historiques).
  3. J.-B. M., Jacques Bernard Montané à la Convention nationale (mémoire de 1794), réédition Hachette, 2018.
  4. F. de Saint-Victor, Archives départementales de Haute-Garonne (dossier 3113-E1186/8795 et Grenade (1751-1760), collection du greffe.
  5. Deuxième jugement, postérieur à la chute de Robespierre-Mémoire de J.B.M. Montané de 1794. Réédition Hachette . 2018 ibid-

Article connexe[modifier | modifier le code]