Jacques-Antoine Gau

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Jacques-Antoine Gau
Fonctions
Député de la 4e circonscription de l'Isère
Législature Ve, VIe (Cinquième République)
Prédécesseur Alban Fagot
Successeur Gisèle Halimi
Maire de Voiron
Prédécesseur Jean-Baptiste Glorieux
Successeur René Rambaud
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Puy-l'Évêque (Lot)
Date de décès (à 50 ans)
Lieu de décès Voiron (Isère)
Nationalité Drapeau de la France Français
Parti politique PS
Profession Directeur-adjoint de l'Unédic

Jacques-Antoine Gau, né le à Puy-l'Évêque (Lot) et mort le à Voiron (Isère), est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

C'est d'abord dans l'activité mutualiste que Jacques-Antoine Gau s'engage, alors qu'il étudie le droit à Poitiers. Président de la section de son université de la MNEF, il devient vice-président national de cette mutuelle en 1952, puis président de 1955 à 1956.

Membre du parti socialiste SFIO dès 1956, il suit la minorité dans la scission qui donne naissance en 1959 au Parti socialiste autonome, devenu l'année suivante Parti socialiste unifié, mais n'y reste que deux ans.

Devenu directeur adjoint de l'UNEDIC après l'obtention de son doctorat en droit, il est membre du club Horizon 80, membre du comité national de ce club au moment de la campagne en faveur de la candidature de Gaston Defferre à l'élection présidentielle. Il participe ensuite à l'Union des clubs pour le renouveau de la gauche, fondée par Alain Savary, et occupe les fonctions de secrétaire général de cette organisation de 1966 à 1968.

A ce titre, il est membre du bureau exécutif de la FGDS dès sa création, en 1966, et membre du comité directeur du « nouveau » Parti socialiste après le congrès d'Alfortville, qui voit la fusion de l'UCRG et de la SFIO, puis du Bureau national du PS constitué au congrès d'Epinay, au titre du courant mené par Savary.

Tout nouveau député, élu dans l'Isère après un "parachutage", il entre au secrétariat national en 1973, où il est chargé des relations avec le Parlement, puis délégué national à l'agriculture (1975-1977) et enfin à la santé et la sécurité sociale (1977-1978).

Il participe d'ailleurs à la création de la société Urba, qui sera par la suite utilisée comme vecteur de financement illégal par le PS

En 1977, il fait partie de la vague des jeunes élus socialistes qui conquièrent des municipalités, en étant élu maire de Voiron.

Réélu député en 1978, il devient président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, et décède brutalement en 1981, quelques jours après l'élection de François Mitterrand à la Présidence de la République, pendant la campagne électorale des législatives.

Après sa mort, son nom est donné à une place de Voiron.

Son frère, Jean-Paul Gau fut maire des Abrets de 1992 à 2008 et président de la communauté de communes La Chaîne des Tisserands en 2001.

Détail des fonctions et des mandats[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Mandats parlementaires[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]