Jacques-Alexandre Laffon de Ladebat

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Portrait de Jacques Alexandre Laffon de Ladebat en 1759
Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir Famille Laffon de Ladebat.

Jacques-Alexandre Laffon de Ladebat (1719-1797) est l’un des plus importants armateurs et négociants de la ville de Bordeaux à la fin du XVIIIe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le (de Daniel Laffon de Ladebat et Jeanne Nairac) aux Provinces-Unies où sa famille avait dû se réfugier en raison de sa religion protestante à la suite de la révocation de l’édit de Nantes (1685), J.-A. Laffon de Ladebat revint s’établir en France en 1744. Les persécutions religieuses étaient moins rigoureuses depuis la mort de Louis XIV et les mentalités avaient évolué vers plus de tolérance : il parvient à créer avec son frère une affaire de négoce de vin et de commerce maritime grâce au réseau de correspondants qu’il avait conservé aux Provinces-Unies.

Homme dynamique à l’esprit d’entreprise, il va donner de grands développements aux affaires familiales. En 1755 il commence d’investir directement dans l’armement naval en droiture pour l’approvisionnement en vivres des colonies et, à partir de 1764, dans la traite négrière. Pendant la guerre de Sept Ans (1756-1763) et plus tard pendant la guerre d’indépendance américaine il monte aussi plusieurs armements en course de navires corsaires. Enfin non content de développer ses affaires d’armement naval[1] et de négoce de vin il crée une exploitation sucrière à Saint-Domingue et se lance en 1769 dans l’assainissement, le défrichement et la mise en culture des landes de Bordeaux en achetant plusieurs centaines d’hectares à cheval sur Pessac et Mérignac. Il y fait construire une ferme modèle dite « Bellevue » qui va produire des céréales et de la farine, mais aussi du vin et du bois de pin. La ferme élevait aussi des vers à soie et formait des valets de ferme[2].

Toutes ces activités économiques lui valent des lettres de noblesse en 1773 malgré sa communion protestante. Ses armoiries symbolisent ses domaines de réussite : « D’azur à une fontaine d’argent jaillissante surmontée d’un soleil d’or et accompagnée de deux ancres aussi d’argent » en énonçant la devise : « Soyez utile ».

Jacques-Alexandre Laffon de Ladebat meurt le 18 novembre 1797. Il laisse plusieurs enfants, notamment :

  • André-Daniel Laffon de Ladebat, homme politique
  • Philippe-Auguste Laffon de Ladebat, planteur à Saint-Domingue qui s’installe à La Nouvelle-Orléans après la révolte des Noirs
  • Daniel Laffon de Ladebat qui poursuit l’exploitation du domaine de Bellevue à Pessac après la mort de son père.


À voir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Journal de déportation et discours politiques, André-Daniel Laffon de Ladebat, Ed. Edilivre 2009, (ISBN 978-2-8121-0687-3)
  • Seuls les morts ne reviennent jamais, La guillotine sêche en Guyane française sous le Directoire, Philippe Peyrouton Laffon de Ladebat, Ed. Amalthée 2008, (ISBN 978-2-35027-894-0)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]