Jacques-Émile Lafon

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Jacques-Émile Lafon
JE.Lafon-StSulpice-TranspositionStFrXavier-Detail.JPG

Détail de La Transposition de Saint François Xavier, 1859, chapelle de Saint-François-Xavier, église Saint-Sulpice, Paris 6e.

Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Formation
Enfant
Distinction

Jacques-Émile Lafon, né à Périgueux en 1817, mort en 1886, est un peintre français. Peintre académique, il est apprécié en son temps pour sa peinture religieuse et reçoit de nombreuses commandes officielles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses parents sont Charles Lafon (des Balans) (1789-1861) et Marie Balan (1794-1870). Il a un frère, Pierre Charles Lafon (1815-1875), dont la fille Jeanne Marie Eva Lafon (1841-1871) épousera le célèbre marchand de tableaux Paul Durand-Ruel[1],[2].

Né à Périgueux, Jacques-Émile Lafon devient élève d'Antoine-Jean Gros et de Paul Delaroche[3],[4] à l'École des beaux-arts de Paris.

En 1841, il épouse Marie-Antoinette Choiselat-Gallien, fille d'un orfèvre réputé. Ils auront six enfants, dont quatre fils. Deux seront moines. Le quatrième enfant, François Lafon (1846-?), deviendra peintre et aura un fils également peintre[3],[5],[4].

Grand ami de Louis Veuillot, celui-ci l'a toujours soutenu dans sa carrière[3].

Il y a une rue Émile Lafon à Périgueux.

Carrière[modifier | modifier le code]

Jacques-Émile Lafon est apprécié pour sa peinture religieuse et reçoit de nombreuses commandes officielles[3].

En 1841, Jacques-Émile Lafon expose au Salon de Paris où il remporte une médaille d'or pour La communion de la Vierge et Saint Pierre marchant sur les eaux[3]. Il est nommé de chevalier de la Légion d'honneur en remerciement de son décor pour la chapelle de Saint François Xavier à l'église Saint-Sulpice de Paris en 1859[3].

En 1868 il peint La Bataille de Mentana qui est offerte par les catholiques français au pape Pie IX. Hommage suprême, le pape lui remet, lors d'une visite à l'atelier[6], les insignes de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand, puis plus tard la décoration de commandeur de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand et le titre de comte romain. Le tableau est placé au Palais du Quirinal puis au Vatican[3].

La signature du peintre change selon le style des œuvres, ce qui rend son identification plus difficile et crée des confusions fréquentes sur son prénom dans les catalogues : « LAFON », « Jacques Émile Lafon », « J. EMILE LAFON », « J.E.L », « J.E. LAFON », « J.L.E. », « J.EMILE L. » (parfois lu « EMILE G. »), etc.[3].

Entre 1999 et 2002 la DRAC Aquitaine a confié à Françoise Perret, restauratrice à Sergeac, la restauration de l'ensemble de son Chemin de croix peint pour la cathédrale Saint-Front de Périgueux entre 1849 et 1851. À la faveur de ce travail et des recherches historiques on a redécouvert l'ampleur et la qualité de son œuvre[3].

Œuvres conservées dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

On trouve de nombreux tableaux de Jacques-Émile Lafon dans les églises de France, dont plusieurs sont inscrits sur les listes des Monuments historiques.

Élèves[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

  • « Lafon », exposition itinérante organisée par le musée d'art et d'archéologie du Périgord, les Archives départementales de la Dordogne et Les Amis de la cathédrale Saint-Front, du 21 septembre au 28 octobre 2002.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Portrait lithographié de Jacques-Émile Lafon, né à Périgueux en 1817 et mort en 1886 », lithographie, Paris, imprimerie Lemercier, vers 1880, dans le Panthéon des Illustrations françaises du XIXéme siècle.
  • Michel Soubeyran, « Jacques-Emile lafon », dans Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, catalogue des œuvres, tome XCIX, 1972.
  • Michel Soubeyran, « Sur une visite du pape PieIX à Jacques-Emile Lafon », dans Bulletin de la Société Historique et Archéologique du Périgord Périgueux, 1981, vol. 108, no2, p. 168-172[25].
  • Brigitte et Gilles Delluc, « La peinture de l’abside de Cadouin », dans Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 2005, 132, p. 387-412, ill.
  • Nathalie André et Françoise Perret, Du noir à l'or, conserver, restaurer, valoriser, Éditions La Lauze, 2006[26].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Jacques Émile Lafon », sur GeneaNet (consulté le 14 février 2011)
  2. Pierre Assouline, Grâces lui soient rendues, Paul Durand-Ruel, Paris, Plon, 2002, p. 67.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Nathalie André et Françoise Perret, Du noir à l'or, conserver, restaurer, valoriser, Ed° La Lauze, 2006.Lire le résumé ici ou
  4. a et b Courrier de l'art, 1886. Nécrologie de J.E. Lafon. Lire en ligne.
  5. Galerie de Souzy : Bacchantes
  6. Michel Soubeyran, Sur une visite du pape Pie IX à Jacques-Émile Lafon, Bulletin de la Société Historique et Archéologique du Périgord Périgueux, 1981, vol. 108, no2, pp. 168-172.Lire le résumé
  7. Portrait de Mustapha Ben Ismaïl (1769-1843), général, chef des Douair et des Sméla sur le site du Musée de l'Armée, consulté le 29 janvier 2014
  8. Lire sa fiche sur la base Arcade
  9. Lire sa fiche sur la base Arcade
  10. Lire sa fiche sur la base Arcade
  11. Lire sa fiche sur la base Arcade
  12. Lire sa fiche sur la base Arcade
  13. Portrait du Prince-Président
  14. L'architecte De la Rue et document PDF
  15. Lire sa fiche sur la base Arcade
  16. L'Eglise St Sulpice, son histoire
  17. Acceptation de dons
  18. Patrimoine de France
  19. Lire sa fiche sur la base Arcade
  20. Voir le document PDF, p 61 (illustration NB)
  21. Patrimoine de France
  22. Portrait de Napoléon III
  23. Paris, église Notre-Dame de Clignancourt, sur le site Partrimoine et histoire, consulté le 29 janvier 2014.
  24. L'Homme-orchestre sur le site des Musées de la région Centre, consulté le 29 janvier 2014.
  25. Lire le résumé
  26. Lire le résumé ici ou

Liens externes[modifier | modifier le code]

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