Jacqueline Maquet

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Jacqueline Maquet
Illustration.
Jacqueline Maquet en septembre 2018.
Fonctions
Députée française
En fonction depuis le
(14 ans, 3 mois et 29 jours)
Élection 17 juin 2007
Réélection 17 juin 2012
18 juin 2017
Circonscription 1re du Pas-de-Calais (2007-2012)
2e du Pas-de-Calais (depuis 2012)
Législature XIIIe, XIVe et XVe (Cinquième République)
Groupe politique SER (2007-2016)
SRC (2016-2017)
LREM (depuis 2017)
Prédécesseur Jean-Pierre Defontaine, 2007
Catherine Génisson, 2012
Successeur Jean-Jacques Cottel, 2012
Conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais

(11 ans, 8 mois et 15 jours)
Biographie
Date de naissance (72 ans)
Lieu de naissance Estrée-Blanche (Pas-de-Calais)
Nationalité Française
Parti politique PS (1979-2017)
LREM (depuis 2017)
TdP (depuis 2020)
Site web jacqueline-maquet.fr

Jacqueline Maquet est une femme politique française, née le à Estrée-Blanche (Pas-de-Calais).

D'abord membre du Parti socialiste, elle est élue députée dans la première circonscription du Pas-de-Calais lors des élections législatives de 2007. Elle est réélue une première fois en 2012 dans la deuxième circonscription, puis une seconde fois en 2017, après avoir rejoint La République en marche.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacqueline Maquet est députée du Pas-de-Calais depuis le .

Fille et petite-fille de mineur, elle a grandi à Estrée-Blanche, dont son grand-père a été maire, lui transmettant la passion de la vie politique.

Après des études secondaires, elle entre à Pas-de-Calais Habitat en 1967. Elle gravit les échelons jusqu'à en devenir attachée, après avoir repris ses études à l'université. Elle s'occupe successivement du site d'Arras-Ouest à partir de 1972, puis de l'ensemble du secteur d'Arras en 1976. Elle y met en place le DSQ, le Développement social des quartiers.

En 1995, elle prend en charge le territoire d'Hénin-Carvin en tant que directrice oeie. En 2002, elle revient à Arras comme directrice de mission départementale, chargée de la réorganisation des services de proximité, s'occupant de plus de 600 agents. À la suite de son élection comme députée du Pas-de-Calais, elle quitte ses fonctions en 2007. Elle siège aujourd'hui[Quand ?] au conseil d'administration du bailleur.

D'autre part, elle est membre titulaire de l'Agence nationale de l'amélioration de l'habitat depuis 2017.

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Jacqueline Maquet est membre du Parti socialiste depuis 1979, elle est spécialiste des questions d'urbanisme, de logement, et des questions territoriales.

En 1989, elle est élue conseillère municipale d'Arras, sur la liste de Léon Fatous, au bureau du disctrict. Puis, au cours de ce mandat, elle devient par la suite conseillère municipale déléguée au logement, jusqu'en 1995.

Entre 2002 et 2003, elle est conseillère municipale d'opposition à Arras et membre de la Communauté urbaine d'Arras (CUA).

En 2004, elle est élue conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais, poste qu'elle occupe jusqu'en 2015. C'est une partisane du non-cumul des mandats, y compris dans le temps[1].

Élue députée le , pour la XIIIe législature (2007-2012) dans la première circonscription du Pas-de-Calais, elle fait partie du groupe Socialiste, radical, citoyen de l'Assemblée nationale.

En 2011, elle s'est présentée comme suppléante de Jean-Pierre Defontaine aux élections cantonales (Canton d'Avesnes Le Comte).

Pour l'élection législative de 2017 dans la deuxième circonscription du Pas-de-Calais, Jacqueline Maquet décide de se représenter sous l'étiquette du parti La République en marche. Le PS l'exclut alors et investit Antoine Détourné[2],[3].

Par ailleurs, elle est administratice des Offices publics de l'Habitat (OPH), de Pas-d -Calais Habitat et de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH).

Députée à l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

XIIIe législature[modifier | modifier le code]

Elle est élue députée de la première circonscription du Pas-de-Calais le , en battant Philippe Rappeneau avec 52,09 % des voix, alors que ce dernier était responsable de l'UMP départementale. Elle succède ainsi à Jean-Pierre Defontaine, qui ne se représentait pas dans cette circonscription de 161 communes. Victime d'un cancer en début de législature, elle en fait l'une de ses thématiques[4]. Elle est membre de la Commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale.

XIVe législature[modifier | modifier le code]

Elle est réélue députée du Pas-de-Calais le face à Jean-Marie Prestaux avec 59,28 %. À la suite du redécoupage électoral consécutif à la loi Marleix, elle devient députée de la deuxième circonscription du Pas-de-Calais. Elle reste membre de la Commission des Affaires économiques et devient membre du bureau du Groupe socialiste à l'Assemblée nationale.

Elle est responsable sur le texte de la loi ALUR. Depuis 2015, elle est rapporteur du budget politique des territoires pour le projet de loi de finances. Elle plaide notamment pour la mise en place des contrats de ville et des conseils citoyens, ainsi qu'une sanctuarisation des moyens accordés à la politique de la ville[5].

Présidente du groupe d'amitié France-Australie, elle accompagne à cet effet le président de la République lors de sa visite officielle en [6]. Elle est également vice-présidente de deux autres groupes d'amitié.

XVe législature[modifier | modifier le code]

Elle est réélue députée en [7]. Elle est, d'abord, membre de la Commission des Affaires Etrangères jusqu'en septembre 2019, puis retrouve la Commission des Affaires Economiques de l'Assemblée nationale.

Elle est rapporteure d'un groupe de travail présidé par Michel Larive sur les conditions de travail à l'Assemblée nationale[8]. À la suite de cela, plusieurs propositions des rapports produits sur le sujet sont mises en place : c'est le cas de la cellule spécialisée de lutte contre le harcèlement. Cette dernière a été lancée en janvier 2020.

Elle se présente comme une « macroniste de gauche » et se dit « déçue par la réforme des retraites »[9]. Elle hésite à rejoindre le nouveau groupe Écologie démocratie solidarité, mais renonce, disant « [espérer] encore que les choses changeront de l’intérieur »[9].

Elle est également rapporteure d'une mission d'information sur les enjeux économiques de la sécurité.

Mandats[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. fred, « Le non-cumul des mandats adopté », sur jacquelinemaquet2012.fr (consulté le )
  2. Marco Verriest, « Antoine Détourné : « Pas surpris, mais triste pour les militants socialistes » », La Voix du Nord,
  3. « Quels candidats dans les 1re et 2e circonscriptions de l’Arrageois ? », La Voix du Nord,
  4. fred, « Jacqueline MAQUET », sur www.jacquelinemaquet2012.fr (consulté le )
  5. Assemblée Nationale, « N° 4127 tome XIII - Avis de Mme Jacqueline Maquet sur le projet de loi de finances pour 2017 (n°4061). - XIVe législature - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le )
  6. fred, « Visite d'Etat en Australie », sur jacquelinemaquet2012.fr (consulté le )
  7. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le ).
  8. « Lutte contre le harcèlement : une cellule spécialisée a été créée à l'Assemblée », sur LCP Assemblée nationale (consulté le )
  9. a et b Mathilde Siraud, « LREM: ces députés frondeurs qui défient Macron », sur lefigaro.fr, (consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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