Jacqueline Ficini
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Jacqueline Ficini née le à Saint-Maixent-l'École, et morte en à Paris[1], est une chercheuse et professeure française en chimie. Elle est reconnue pour avoir développé la chimie de synthèse de l'ynamine[note 1].
Biographie
[modifier | modifier le code]Jacqueline Jeanne Ficini est née à Saint-Maixent-l'École en 1923. Elle est la fille de Jane Pontet et son père est le colonel Raoul Ficini[2],[3]. Elle étudie au collège Saint-Marie de Chavagne à Angoulême puis rejoint les universités de Paris et d'Angers pour y passer sa maîtrise. En , elle obtient son doctorat en Sciences Physiques[2],[4],[3].
Elle commence sa carrière comme assistante de recherche au CNRS en 1952 jusqu'à sa nomination comme enseignante en chimie à la faculté de Sciences de Paris en 1957[2]. Elle part ensuite aux États-Unis pour un post-doctorat qu'elle effectue à l'université de Columbia en 1960. En 1962, elle revient en France comme maître de conférence à la faculté des Sciences de Reims. Elle est promue professeur d'université à l'université de Paris VI en 1965 et dirige l'école doctorale de chimie organique[2],[3]. Elle a dirigé 18 thèses de doctorat[2].
Elle sera élue présidente de la division de Chimie Organique de la Société chimique de France[2]. Elle est également membre de l'American Chemical Society[3].
Elle est invitée au Japon par le professeur Yoshida en 1988. À son retour en France, elle meurt à Paris[2],[5].
Distinctions
[modifier | modifier le code]- Prix Le Bel (1972) par la Société chimique de France [3]
- Prix Jecker (1979) pour ses travaux sur les vinyl-lithiens fonctionnels et les ynamines[6]
- Médaille Berthelot de vermeil (1979)[6]
- Palmes académiques (1974)[2]
- Légion d'honneur (1986)[2]
Hommage
[modifier | modifier le code]En 2026, Jacqueline Ficini fait partie de la liste des 72 pionnières en sciences destinées à être placées sur la frise d'hommage du premier étage de la Tour Eiffel où seuls des noms d'hommes figurent jusqu'à présent[7].
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Les ynamines sont une sous-classe particulièremnt instable d'alcyness de synthèse. Voir DeKorver et al. ,Ynamides: A Modern Functional Group For The New Millennium, 2010
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Relevé des fichiers de l'Insee
- Genet 2011.
- Laffite et Taylor 1988, p. 662.
- ↑ Claire Berthelemy et Gabriel Jaquemet, « Dans quelles écoles ont été formées les 72 scientifiques dont les noms vont orner la tour Eiffel ? », Le Parisien, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) « We regret to report the death of Prof. Jacqueline Ficini », Chemistry International, Pergamon Press, vol. 11, , p. 87 (lire en ligne, consulté le )
- « Prix et subventions attribués en 1979 », Comptes rendus des séances de l'Académie des sciences. Vie académique, Paris, Gauthier-Villars, t. 289, , p. 96
- ↑ Jean-Baptiste Jacquin, « La tour Eiffel va honorer pour la postérité 72 femmes de science », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Jean-Pïerre Genet, « Jacqueline Ficini (19231988) », dans Jan Apotheker, Livia Simon Sarkadi (préf. Nicole Moreau), European Women in Chemistry, John Wiley & Sons, Incorporated, , 256 p. (ISBN 9783527636464, DOI 10.1002/9783527636457.ch49)
- Jacques Lafitte et Stephen Taylor, « Ficini (Jacqueline, Jeanne) Universitaire », dans Who's who in France, Paris, J. Lafitte, (lire en ligne)
Liens externes
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