Jacob de Lunel

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Jacob Nazir de Lunel, dit Jacob de Lunel, est un rabbin et écrivain français du XIIe siècle.

Il est l'ascendant de l'écrivain français du XXe siècle Armand Lunel.

Biographie[modifier | modifier le code]

De son vrai nom Jacob b. Saül, frère d'Asher ben Saül, auteur d'un ouvrage juridique, Sefer ha-minhagot. Le qualificatif Nazir indique que Jacob appartenait à un groupe de dévots qui se retiraient des affaires de ce monde pour se consacrer exclusivement à l'étude de la Torah et qui suivaient des règles ascétiques comportant, parmi bien d'autres, l'abstention de viande. Les pratiques de tels groupes (perushim, nezirim) montrent des affinités avec celles des ascètes chrétiens, voire des hérétiques contemporains, notamment des cathares.

Jacob Nazir fit partie du cénacle des kabbalistes de Provence et était un des élèves d'Abraham b. David de Posquières. Seuls ses écrits relatifs à la prière renferment quelques allusions à des doctrines kabbalistiques et laissent entrevoir que, dans son milieu, l'enseignement théorique était accompagné d'une méthode active, sorte d'exercice spirituel fondé sur une interprétation mystique de la prière quotidienne. Cette prière mystique des kabbalistes, source de l'une des plus florissantes branches de la littérature kabbalistique, est encore pratiquée de nos jours.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Ernest Sabatier (éd.), La Reine Esther : tragédie provençale en patois comtadin, édition Le Nombre d'or, 1970, 112 pages.

Liens externes[modifier | modifier le code]