Jacob Senleches

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Jacob Senleches (fl. 1382/1383 à 1395) (aussi nommé Jacob Senlechos ou Jacopinus Selesses) est un compositeur et harpiste franco-flamand de la fin du Moyen Âge. Il appartient au courant de l'ars subtilior.

Selon les sources Jacob Senleches est né à Saint-Luc près d'Évreux (U. Günther) ou à Senleches (ou Sanlesches) dans le Cambrésis, (A. Tomasello). En 1382 Senleches semble avoir été présent à la cour d'Éléonore d'Aragon reine de Castille (morte en aout 1382), probablement à son service. Dans Fuions de ci il déplore la mort d'Éléonore et décide de tenter sa chance soit « en Aragon, en France ous en Bretaingne. »

Ensuite, il se trouve au service de Pedro de Luna, cardinal d'Aragon (plus tard antipape Benoît XIII), en tant que harpiste. Des documents conservés indiquent des paiements à un « Sanleches Jaquemin de, juglar de harpe » de la maison royale de Navarre en date du 21 août 1383. Le paiement s'est fait pour que Jacquemin puisse réintégrer le service de « son maître », Pedro de Luna. Une supplication à Benoît XIII en 1395, enregistre un Jacob de Selesses demandant le bénéfice d'être rattaché à une paroisse dans le diocèse de Cambrai.

Malgré le petit nombre de compositions conservées, Jacob Senleches fait partie des personnalités centrales de l'Ars subtilior. Il a développé de nombreuses innovations dans le rythme et la notation musicale. Les textes traitent principalement de lui-même et de sa carrière.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Ballade Fuions de ci

Ballades :

  • En attendant esperance
  • Fuions de ci
  • Je me merveil/ J'ay pluseurs fois

Virelais :

Transcriptions[modifier | modifier le code]

Bibliographie et sources[modifier | modifier le code]

  • (en) Ursula Günther, « Jacob de Senleches » dans New Grove Dictionary of Music and Musicians, ed. Stanley Sadie, Londres, New York, Hong Kong, 1980.
  • (de) « Jacob de Senleches », dans Die Musik in Gegenwart und Geschichte, Personenteil, ed. L. Finscher, Kassel, Londres, 2003/2.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]