Jacob Ferdinand Voet

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Jacob Ferdinand Voet
Image dans Infobox.
Autoportrait de Jacob Ferdinand Voet peint à Milan en 1681
Naissance
Décès
Activité
Lieux de travail
Portrait du duc Orazio Archinto, musée national, Varsovie.
Portrait d'un jeune homme de la famille Chigi, musée des beaux-arts et de la dentelle d'Alençon.

Jacob Ferdinand Voet (Anvers, 1639 - Paris, [1]) est un peintre portraitiste baroque flamand.

Biographie[modifier | modifier le code]

Selon l’Institut néerlandais d’histoire de l’art (RKD), il naît à Anvers, fils du peintre Elias Voet[2]. Il se rend à Rome en 1679-1680, à Milan en 1680, à Florence en 1681, à Turin en 1682-1684 et retourne à Anvers en 1684[2]. Tandis qu’il est à Rome, il vit avec le peintre-graveur Cornelis Bloemaert jusqu’à ce qu’il soit banni pour ses portraits de femmes représentées avec des décolletés indécents, après quoi ils quittent Rome ensemble[2]. Il entreprend un voyage à Paris en 1686 où il devient peintre de cour jusqu’à sà mort[2]. Il est inscrit en tant que peintre de miniatures[2].

Selon Houbraken, il fait son voyage de retour à Anvers de Turin en compagnie de Jan van Bunnik (en) qu’il a déjà rencontré à Rome en compagnie de Cornelis Bloemaert[3]. De Turin, ils se rendent à Lyon, où ils rencontrent Adriaen van der Kabel, Peter van Bloemen et Gillis Wenix. Ils partent pour Paris en compagnie d’un troisième peintre qui est un bon peintre de bataljes ou scènes de batailles. Houbraken indique qu’il s’agit de Jacob (en), frère de Jan van Bunnik, mais ne le mentionne pas dans sa biographie antérieure de Jan van Bunnik[4].

À propos de Jacob Ferdinand Voet, Houbraken mentionne que, selon Jan van Bunnik (qui vit à Utrecht lorsque Houbraken écrit son livre), Voet a fait un dessin au fusain de tous les Bentvueghels sur le mur blanchi à la chaux d’une auberge à Rome, lieu de rencontre populaire de cette confrérie. L’image a été assez prisée pour être épargnée chaque fois que les murs ont été repeints[3].

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • Portrait d'un jeune homme de la famille Chigi, vers 1670, Alençon musée des beaux-arts et de la dentelle d'Alençon,
  • Portrait de Thomas Burnet, 1675, Londres, National Gallery of Art
  • Portrait de Louis-François de La Cerda, duc de Medinaceli, 1684, Madrid, musée du Prado,
  • Portrait d'Hortence Mancini (1685-1695), huile sur toile, 79 × 62 cm, Agen, musée des beaux-arts[5]
  • Portrait de Marie Mancini, Amsterdam, Rijksmuseum,
  • Portrait de gentilhomme en robe de chambre saumon, huile sur toile, 42 x 33 cm, Gray (Haute-Saône), musée Baron-Martin,
  • Portrait de François Michel Le Tellier, vers 1680, Musée des beaux-arts et d'archéologie Joseph Déchelette, Roanne,
  • Portrait d'un jeune homme, vers 1685, Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie Joseph-Déchelette, Roanne.
  • Portrait de Laura Caterina Altieri, pierre noire, crayons de couleur sur papier bleu, H. 0,225 ; L. 0,154 m[6]. Paris, Beaux-Arts de Paris[7]. Il s'agit d'une étude préparatoire, Laura Caterina était l'unique héritière de la famille Altieri. Elle apparaît en buste, le visage légèrement tourné vers la droite. La pose stéréotypée accentue le sérieux de la jeune femme qui néanmoins sourit au spectateur. On situe l'exécution de ce portrait entre 1670 et 1676.
  • Portrait d'homme, pierre noire, sanguine, craie blanche sur papier bleu, H. 0,225 ; L. 0,155 m[8]. Paris, Beaux-Arts de Paris[9]. Le modèle est représenté à mi-corps, il surprend par sa pose figée et son ventre imposant sur lequel repose sa main. Le caractère monochrome du dessin contraste avec les autres feuilles connues de l'artiste où l'on relève plus de couleurs.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Biografisch Portaal van Nederland
  2. a b c d et e (en) Cf. « Jacob Ferdinand Voet », sur RKD.
  3. a et b Middle Dutch (nl) Johan van Bunnik biography in De groote schouburgh der Nederlantsche konstschilders en schilderessen (1718) par Arnold Houbraken, Bibliothèque numérique des Lettres néerlandaises
  4. Le RKD ne fait aucune mention d'un Jacob van Bunnik.
  5. Yannick Lintz, Le Musée des Beaux-Arts, Agen, Paris, Réunion des Musées nationaux, , 128 p. (ISBN 2-7118-4018-2), p. 74
  6. « Portrait de Laura Caterina Altieri, Jacob Ferdinand Voet, sur Cat'zArts »
  7. Sous la direction d’Emmanuelle Brugerolles, Portraits dans les collections de l’École des Beaux-Arts, Carnets d’études 36, Beaux-Arts de Paris les éditions, 2016, p 74-78, Cat. 23
  8. « Portrait d'homme, Jacob Ferdinand Voet, sur Cat'zArts »
  9. Sous la direction d’Emmanuelle Brugerolles, Portraits dans les collections de l’École des Beaux-Arts, Carnets d’études 36, Beaux-Arts de Paris les éditions, 2016, p 74-78, Cat. 24

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Francesco Petrucci, “Esprit français et technique italienne ”. La période française de Jacob Ferdinand Voet: 1685-1689, in Revue de l’Art, n° 132, 2001-2002, pp.67-75
  • (it) Francesco Petrucci, Ferdinand Voet : ritrattista di corte tra Roma e l'Europa del Seicento, cat. exp. Rome, musée national du château Saint-Ange, Rome, Ugo Bozzi, 2005.
  • (it) Francesco Petrucci, Ferdinand Voet (1639-1689) detto Ferdinando de'Ritratti, Rome, Ugo Bozzi, 2005.
  • (it) Francesco Petrucci, Pittura di Ritratto a Roma. Il Seicento, 3 voll., Andreina & Valneo Budai Editori, Roma 2008, ad indicem
  • (it) Francesco Petrucci, Ferdinand Voet. Ritratto di Pietro Banchieri in veste di “bella”, “Quaderni del Barocco”, 6, Ariccia 2009

Liens externes[modifier | modifier le code]

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