Jack Straw (homme politique)

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Jack Straw

Description de l'image  Jack Straw meeting with Rumsfeld at Pentagon, May 19, 2005, cropped.jpg.
Nom de naissance John Whitaker Straw
Naissance
Buckhurst Hill
Nationalité Flag of the United Kingdom.svg Britannique
Profession Avocat
Formation

John Whitaker Straw, dit Jack Straw, né le à Buckhurst Hill, est un homme politique britannique membre du Parti travailliste. Il était lord chancelier et secrétaire à la Justice dans le cabinet Brown.

Membre du Parlement depuis 1979, il a également été secrétaire à l’Intérieur, aux Affaires étrangères et leader de la Chambre des communes dans le cabinet Blair.

Carrière[modifier | modifier le code]

Membre du Parlement[modifier | modifier le code]

Jack Straw est depuis 1979 membre du Parlement pour la circonscription de Blackburn, une zone industrielle du nord de l’Angleterre.

Membre du cabinet fantôme[modifier | modifier le code]

Jack Straw devient membre du cabinet fantôme formé par les travaillistes lors du mandat de Margaret Thatcher.

À partir de 1987, il est chargé de l’éducation, et défend notamment la possibilité pour les écoles privées hors contrat musulmanes et juives orthodoxes d’avoir un programme scolaire spécifique et de recevoir des fonds publics, propos qui furent critiqués notamment à cause des écoles musulmanes. Il contribua à mobiliser l’électorat musulman en faveur des travaillistes en prenant alors la défense de ces écoles et en affirmant que les critiques de l’Islam étaient dû à des stéréotypes et une ignorance du rôle de la femme au sein de l’islam.

Il est chargé de l’environnement de 1992 à 1994.

Après la mort de John Smith, lorsque Tony Blair devint chef du Parti travailliste, Straw le remplace dans le cabinet fantôme au portefeuille de l’Intérieur. Comme Blair, Straw entreprend de changer l’image du Parti travailliste, considéré par beaucoup comme laxiste en matière de sécurité publique ; il défend ainsi les couvre-feux pour les mineurs, et condamna les mendiants agressifs.

Secrétaire à l’Intérieur[modifier | modifier le code]

Straw est secrétaire d’État au département de l’Intérieur durant le premier mandat de Tony Blair, entre 1997 et 2001.

En 2000 il propose une loi qui augmente les pouvoirs de la police contre les actes de terrorisme. Cette politique a le soutien de Margaret Thatcher, bien qu'elle soit critiquée pour son atteinte aux libertés individuelles et son autoritarisme. Jack Straw incorpore dans le droit britannique la Convention européenne des sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

En 2000 Jack Straw prend la responsabilité de donner l’autorisation à Augusto Pinochet de retourner au Chili, alors que des plaintes avaient été déposées contre lui au Royaume-Uni et en Espagne pour crime contre l’humanité.

Secrétaire aux Affaires étrangères[modifier | modifier le code]

En 2001, il est nommé secrétaire d’État aux Affaires étrangères et du Commonwealth, en remplacement de Robin Cook.

Après les attentats du 11 septembre 2001, il mène la politique de soutien aux États-Unis et la participation britannique à la guerre d'Afghanistan, puis, bien que réticent et opposé à un renversement du régime de Saddam Hussein[1], à la guerre en Irak. Le 26 novembre 2003, il fait une visite éclair en Irak.

À la suite des attentats du 7 juillet 2005 à Londres, il remplace Tony Blair au sommet du G8.

Leader de la Chambre des communes[modifier | modifier le code]

Le 5 mai 2006, après la défaite du Parti travailliste aux élections locales, il quitte ce poste pour celui de leader de la Chambre des communes[2], et est remplacé par Margaret Beckett aux Affaires étrangères.

Le 25 mars 2007, il soutient la candidature de Gordon Brown à tête du Parti travailliste.

Lord chancelier[modifier | modifier le code]

Le 28 juin 2007, lors de la formation du cabinet Brown, Straw devient lord chancelier et secrétaire d’État à la Justice ; c’est le premier non-pair à devenir lord chancelier.

Positions[modifier | modifier le code]

Port du voile[modifier | modifier le code]

En octobre 2006, une polémique éclata autour d’une interview de Jack Straw au journal local The Lancashire Evening Telegraph dans laquelle il affirmait que le port du niqab, un voile qui couvre la totalité du visage, avait tendance à inhiber les relations entre les différentes communautés. Bien qu’il n’ait pas défendu une loi interdisant le port du voile intégral, s'est dit personnellement opposé au port de ce vêtement en public.

Il reçut le soutien de Tony Blair ainsi que de Salman Rushdie, mais fut critiqué par Ken Livingstone.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Virginie Malingre, Les réticences de Jack Straw à déclarer la guerre à Saddam Hussein en 2003, Le Monde, 22 janvier 2010 (publié dans l'édition du 23)
  2. Le leader de la Chambre des communes est un membre du Cabinet chargé des relations du Gouvernement avec la Chambre des communes.