Jack Monroe

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Jack Monroe
Jack Monroe, 2015 (cropped).jpg
Biographie
Naissance
Période d'activité
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Nom de naissance
Melissa Jayne HadjicostasVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom officiel
Jack MonroeVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
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Jack Monroe, née le , est une écrivaine, journaliste et activiste connue pour avoir fait campagne contre la pauvreté, particulièrement dans la lutte contre la faim. Monroe a publié un blog et plusieurs livres comprenant des « recettes d'austérité », et a fait campagne aux côtés de plusieurs des organisations de charité britanniques. Monroe se fait d'abord connaître pour son blog intitulé A Girl Called Jack (« Une fille appelée Jack »), maintenant renommé Cooking on a Bootstrap. Jack Monroe écrit depuis pour des publications telles que The Echo (en), The Huffington Post, The Guardian et The New Yorker. Monroe s'identifie comme non-binaire[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Monroe naît à Southend-on-Sea le 17 mars[source insuffisante][2] 1988. Ses parents sont David Hadjicostas, MBE, militaire puis pompier, et Evelyn Hadjicostas (née Beatty), infirmière[3],[4],[5]. Monroe a deux frères et une sœur[6].

Monroe suit les cours du lycée de jeunes filles de Westcliff avant d'arrêter sa scolarité à 16 ans.

Monroe quitte la maison et commence à travailler dans une friterie, puis en 2007 devient gestionnaire d'appel pour le service d'incendie et de secours du comté d'Essex. Après avoir eu un fils, Monroe n'est pas en mesure de concilier son travail et la garde de cet enfant, en raison du travail de nuit[7], et démissionne en 2011. C'est à ce moment que Monroe choisit d'utiliser Jack comme prénom – Jack étant l'abréviation de Jack of all trades, son surnom.

Monroe passe les dix-huit mois suivants au chômage, vivant grâce aux aides sociales et cherchant du travail[8]. Monroe passe d'une relative opulence à la pauvreté et aux difficultés financières[9],[7].

Monroe se fait connaître par son blog A Girl Called Jack (« Une fille appelée Jack ») en partageant des recettes bon marché ayant pour but de fournir des repas familiaux pour moins de dix livres par semaine[10]. Un de ses billets de blog devient viral en juillet 2012[7]. En décembre 2015, le blog est renommé pour Cooking on a Bootstrap.

En 2012, Monroe commence des chroniques hebdomadaires pour The Echo (en), quotidien du sud de l'Essex. En février 2013, le journal la recrute en tant que journaliste stagiaire ce qui lui permet de résoudre des difficultés financières devenues critiques. Monroe assure ensuite une chronique non rémunérée pour The Huffington Post, avant de signer un accord de publication avec Penguin Group[11]. Cet accord, rapporté comme d'une valeur de 25 000 livres, entraîne la suspension de l'allocation de logement de Monroe, menaçant la famille d'expulsion, ce qui les conduit à emménager dans un logement moins cher. Malgré le travail quotidien, l'équilibre financier n'est pas atteint. En janvier 2014, ses finances se sont améliorées et Monroe est capable de déménager dans un appartement de deux pièces avec son fils.

En 2014, Monroe écrit deux fois par mois une chronique culinaire pour The Guardian et contribue à un certain nombre de chroniques politiques, notamment pour The New York Times et The New Yorker. Monroe écrit de nouveaux livres de recettes bon marché[12],[13].

En 2013, Monroe apparaît dans une campagne publicitaire pour la chaîne de supermarchés Sainsbury's[14]. Jack Monroe annonce que la part du montant perçue au-dessus du revenu de base est reversée à des organismes de bienfaisance, y compris une banque alimentaire[15].

En 2014, Monroe décrit sa vie comme ayant largement changé grâce au succès mais précise qu'elle est encore marquée par l'expérience de la pauvreté. L'Université de l'Essex annonce en mai 2015 lui attribuer un diplôme d'honneur[16].

En 2015, Monroe remporte le trophée Women of the Future (Femmes d'avenir) dans la catégorie médias et indique sa surprise, n'étant pas sûre d'être une femme à l'avenir[17]. Le prix est annoncé après son coming out en tant que non-binaire, ce qui crée une certaine controverse[18],[19].

Engagement politique et militant[modifier | modifier le code]

Monroe a milité activement pour un certain nombre de causes au Royaume-Uni, en particulier la lutte contre la pauvreté et la faim, aux côtés d'organisations comme Unite, The Trussell Trust, Child Poverty Action Group et Oxfam[20],[21].

Monroe a soutenu le Parti travailliste, et apparaît dans un clip de campagne en octobre 2013[22]. Jack Monroe quitte le parti en mars 2015, en désaccord avec son discours sur l'immigration[23] et rejoint le Parti Vert de l'Angleterre et du pays de Galles[24].

Lors de l'élection générale 2017, Monroe prévoit de se présenter avec le National Health Action Party (en)[25], mais renonce en raison de menaces de mort et de problèmes de santé[26].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Monroe est non-binaire, et commence à s'identifier comme trans dès sa jeunesse. Monroe garde son morinom (prénom de naissance) en travaillant au service d'incendie, craignant de la transphobie et du harcèlement dans ce milieu.

En quittant le service d'incendie, Monroe adopte le prénom Jack et commence à s'identifier en tant que lesbienne pour ses proches. Monroe débute une relation à long terme avec une femme, qui se termine peu de temps après que Monroe dit à sa partenaire envisager une mastectomie. Monroe prend toujours garde à ce stade de minimiser les ambiguïtés de genre, et dans une interview en février 2014, se décrit comme une « cuisinière homo-gauchiste-libérale »[9], rassurant ses proches en s'identifiant en tant que femme[9]. Monroe s'identifie publiquement en tant que non-binaire en octobre 2015.

En 2013, Monroe apparaît au rang n° 19 dans la « liste rose » des personnes LGBT les plus influentes au Royaume-Uni, réalisé par The Independent on Sunday[27]. En 2014, Monroe et son fils vivent avec sa petite amie Allegra McEvedy (en) et la fille de celle-ci, à Londres. La relation prend fin en octobre 2015[28].

Action juridique[modifier | modifier le code]

Monroe engage une action en justice en 2015, après que le Daily Mail affirme que Jack n'est pas son « vrai » nom. Monroe demande aux médias de ne pas utiliser son morinom (prénom de naissance).

En 2017, Monroe remporte son action en diffamation contre Katie Hopkins (en), qui a donné de fausses informations à son sujet et l'a qualifiée d'« anthrax social »[29],[30],[31].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jack Monroe, « Being non-binary: I’m not A Girl Called Jack any more, but I’m not a boy either », New Statesman,
  2. Jack Monroe, « THIS IS WHAT MY LOCAL CHURCH ARE DOING ON MY BIRTHDAY I'M GONNA GO AND I DON'T EVEN HAVE A CAT », sur Twitter (consulté le 31 mai 2015)
  3. Olivia Blair, « Jack Monroe sues Katie Hopkins for vandalism accusation tweet », The Independent, sur The Independent,
  4. « The safeguarding blog: ESAB Introducing...David Hadjicostas MBE - Essex County Fire & Rescue Service », essexsafeguarding.blogspot.co.uk (consulté le 27 juillet 2015)
  5. « Death threats, sexism and online abuse...three Essex women tell us of the downside to overnight success on TV », sur The Echo (en) (consulté le 27 juillet 2015)
  6. ESAB, « ESAB Introducing...David Hadjicostas MBE - Essex County Fire & Rescue Service », sur http://essexsafeguarding.blogspot.com/
  7. a b et c Elvire Camus, « Jack Monroe, ancienne chômeuse et mère célibataire, sauvée par la cuisine », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  8. Patrick Butler, « Jack Monroe: the face of modern poverty », the Guardian,‎ (lire en ligne)
  9. a b et c Lucy Fisher, « Jack Monroe enjoys the taste of success but she won't let it go to her head », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  10. Jack Monroe, « How to eat on £10 a week: the shopping list and the recipes », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  11. Pamela Owen, « Mum who fed son on £10 a week lands book deal for her breadline recipes », Daily Mirror,‎ (lire en ligne)
  12. Jack Monroe, « Five recipes from Jack Monroe's new cookbook », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  13. « Jack Monroe », The Guardian, sur The Guardian (consulté le 12 août 2015)
  14. Rebecca Smithers, « Jack Monroe to front Sainsbury's ad campaign », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  15. Jack Monroe, « Why doing a Sainsbury's advert doesn't make me a sellout », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  16. « Honorary Graduands Announced », University of Essex,‎ (lire en ligne)
  17. « Jack Monroe Wins Woman Of The Future Award After Coming Out As Transgender », The Huffington Post,‎ (lire en ligne)
  18. « We're all a bit non-binary inside. So why do we segregate by gender? », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  19. « Jack Monroe on coming out as transgender: 'I will always be on the girls' team' », The Standard,‎ (lire en ligne)
  20. « Child Poverty Action Group Ambassadors - Jack Monroe », CPAG
  21. « Oxfam Policy and Practice Blog - Jack Monroe », Oxfam, sur Oxfam
  22. Perraudin, Frances, « Jack Monroe joins Green party », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  23. O'Connor Roisin, « Labour supporter Jack Monroe switches allegiance to Green Party », The Independent,‎ (lire en ligne)
  24. « Reaction to Jack Monroe Demonstrates How Women's Political Views are Still Dismissed », The Huffington Post,‎ (lire en ligne)
  25. « Katie Hopkins libel-win blogger Jack Monroe to stand in Southend », BBC News,‎ (lire en ligne)
  26. Press Association, « Jack Monroe abandons bid to become an MP », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  27. « The Independent on Sunday's Pink List 2013 », The Independent on Sunday,‎ (lire en ligne)
  28. Tom Lamont, « OFM awards 2014 best food blog: Jack Monroe », The Guardian, London,‎ (lire en ligne)
  29. Judgment: Monroe -v- Hopkins, HM Courts and Tribunal Service 2017.
  30. Maev Kennedy, « Jack Monroe wins Twitter libel case against Katie Hopkins », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  31. « Writer Jack Monroe wins £24k damages from columnist Katie Hopkins over 'war memorial' tweets », The Daily Telegraph,‎ (lire en ligne)

Crédit d'auteurs[modifier | modifier le code]