Jack Marshall (homme politique)
| Jack Marshall | |
Jack Marshall en 1972. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| 28e Premier ministre de Nouvelle-Zélande | |
| – (10 mois et 1 jour) |
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| Monarque | Élisabeth II |
| Gouverneur | Arthur Porritt Denis Blundell |
| Prédécesseur | Keith Holyoake |
| Successeur | Norman Kirk |
| Biographie | |
| Nom de naissance | John Ross Marshall |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Wellington (Nouvelle-Zélande) |
| Date de décès | (à 76 ans) |
| Lieu de décès | Snape (Royaume-Uni) |
| Nationalité | Néo-Zelandais |
| Parti politique | Parti national de Nouvelle-Zélande |
| Diplômé de | université Victoria de Wellington |
| Profession | avocat |
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| Premiers ministres de Nouvelle-Zélande | |
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Sir John Ross Marshall, dit Jack Marshall, né le à Wellington et mort le à Snape[1], est un homme politique néo-zélandais. Il est notamment Premier ministre du pays en 1972.
Biographie
[modifier | modifier le code]Jeunesse, études et Seconde Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]Jack Marshall est scolarisé à Whangarei puis dans un lycée de l'Otago, et est membre de l'équipe de rugby à XV de ces écoles. Il étudie ensuite le droit à l'université Victoria de Wellington et devient clerc dans un cabinet d'avocats. Titulaire d'un Master en droit (Master of Laws), il obtient par la suite une licence en science politique[1].
Il intègre en 1941 la New Zealand Army. Affecté au 36e bataillon d'infanterie, il est posté successivement aux Fidji, en Nouvelle-Calédonie et aux Îles Salomon dans le cadre de la guerre du Pacifique. En il est déployé au Moyen-Orient puis en Italie, et prend ainsi part à l'offensive du printemps 1945 en Italie. Il a atteint le grade de major lorsqu'il est démobilisé à la fin de la guerre[1].
Carrière politique
[modifier | modifier le code]De retour en Nouvelle-Zélande, il s'établit comme barrister (avocat) à Wellington. Il est approché par le Parti national, parti de centre-droit, et accepte d'être candidat dans la circonscription de Mount Victoria pour les élections législatives de 1946. Il mène campagne sur les thèmes de la liberté individuelle, de l'entreprenariat et de la justice sociale, remporte la circonscription et entre à la Chambre des représentants comme député de l'opposition parlementaire au gouvernement travailliste du Premier ministre Peter Fraser. Le solicitor general faisant remarquer que son élection est contraire au droit car il a terminé de plaider une affaire à la cour et a reçu ses honoraires après avoir été élu, Peter Fraser introduit une clause dans le budget qui régularise son élection et lui permet de rester député[1].
Les élections de 1949 voient la victoire du Parti national après quinze ans de gouvernement travailliste, et Jack Marshall est fait ministre assistant le Premier ministre Sidney Holland, et chargé de la politique de logement. Il poursuit la politique travailliste de construction de logements sociaux loués à bas coût par l'État aux familles modestes, mais met aussi en place une politique de prêts à faible taux pour aider les personnes aux revenus modestes à devenir propriétaires, ainsi qu'à rénover leur logement ; il permet aussi aux locataires de logements sociaux d'acheter la maison qu'ils louent[1]. En 1951 il devient ministre de la Santé. En 1954 il est fait ministre de la Justice et procureur général. À ce poste, il crée la Cour d'appel de Nouvelle-Zélande et devient un mécène de la Société d'Aide et de Réhabilitation des Prisonniers[1]. Surnommé « Gentleman Jack », il est perçu comme courtois, digne, patricien mais pragmatique[1].
Avec la défaite du Parti national aux élections de 1957, Jack Marshall devient l'adjoint du chef de l'opposition parlementaire Keith Holyoake. Il admet par la suite que le gouvernement Holland a légué au gouvernement travailliste de 1957 une crise économique, qui a facilité le retour au pouvoir du Parti national aux élections de 1960. Il devient alors vice-Premier ministre, ministre de la Justice, procureur général, ainsi que ministre des Industries, du Commerce, des Douanes et de l'Immigration. Sous sa direction à ce ministère, la Nouvelle-Zélande signe un accord de libre-échange avec l'Australie, et l'État soutient la naissance d'industries métallurgiques pour diversifier l'économie de la Nouvelle-Zélande, encore très rurale. Il visite souvent le Royaume-Uni et les États d'Europe de l'ouest pour tenter de préserver l'accès privilégié des marchandises néo-zélandaises au marché britannique dans le cas où le Royaume-Uni adhérerait à la Communauté économique européenne. Il obtient finalement qu'après l'entrée du Royaume-Uni dans la C.E.E. en 1973, il y aurait une période transitoire de cinq ans durant laquelle une partie des exportations agricoles néo-zélandaises vers le Royaume-Uni continueraient d'être exemptées de droits de douane, afin de donner du temps à la Nouvelle-Zélande de diversifier ses exportations et de trouver de nouveaux marchés étrangers[1].
En 1969, à la mort de Tom Shand (en), le Premier ministre Keith Holyoake le contraint de devenir ministre du Travail, tout en conservant ses autres portefeuilles ministériels. Pour contrer les augmentations de salaire obtenues par les syndicats et qui aggravent l'inflation, il introduit avec succès en 1971 un projet de loi de stabilisation, qui prévoit une augmentation des salaires de 7% par an. La même année, il introduit avec succès un projet de loi qui permet aux salariés de recevoir en cas d'accident une compensation financière proportionnelle à leur salaire même lorsque leur employeur n'est pas en tort ; il décrit par la suite cette loi comme la réussite dont il est le plus fier[1].
Le , lorsque Keith Holyoake démissionne, Jack Marshall lui succède comme Premier ministre. Il a alors devant lui la tâche impossible de mener le Parti national aux élections de novembre, alors que la popularité du parti est très basse. Le parti est largement battu, et Jack Marshall devient chef de l'opposition face au gouvernement travailliste de Norman Kirk. Malade du coeur, il quitte la direction du Parti national le , la cédant à Robert Muldoon. Il est fait chevalier en septembre, et ne se représente pas aux élections de 1975[1],[2].
Il se consacre à des associations caritatives, mais prend la parole en 1981 pour condamner le refus du Premier ministre Muldoon d'interdire la tournée de l'équipe d'Afrique du Sud de rugby à XV en Nouvelle-Zélande, l'Afrique du Sud étant sous le régime de l'apartheid[1]. Il meurt dans le Suffolk en Angleterre en 1988, alors qu'il est en chemin pour une conférence de l'Alliance biblique universelle à Budapest[1].
Références
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Ressource relative aux beaux-arts :
- Premier ministre de Nouvelle-Zélande
- Étudiant de l'université Victoria de Wellington
- Militaire néo-zélandais de la Seconde Guerre mondiale
- Ministre néo-zélandais du Commerce
- Ministre néo-zélandais de l'Industrie
- Ministre néo-zélandais de l'Immigration
- Ministre néo-zélandais de la Justice
- Ministre néo-zélandais de la Santé
- Ministre néo-zélandais du Travail
- Vice-Premier ministre de Nouvelle-Zélande
- Naissance en mars 1912
- Naissance à Wellington
- Décès en août 1988
- Décès dans le Suffolk
- Décès à 76 ans