Jack Kevorkian

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Jack Kevorkian
Image dans Infobox.
Jack Kevorkian en 2010.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 83 ans)
Royal OakVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Jack KevorkianVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Système de santé de l'université du Michigan (en)
École de médecine de l'université du Michigan (d)
Université du Michigan
Pontiac Central High School (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Instrument
Condamné pour

Jack Kevorkian, né le à Pontiac (Michigan, États-Unis) et mort le à Detroit (Michigan), aussi connu sous le nom de « Dr. Death », « Dr. Suicide » ou « le Docteur de la Mort »[1], est un médecin américain connu pour sa pratique de l'aide au suicide dans des cas médicaux graves.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Kevorkian est né à Pontiac au Michigan. D'ascendance arménienne, il a obtenu un baccalauréat en médecine du Michigan Medical School à Ann Arbor (une faculté de l'Université du Michigan) en 1952. Il s'est également intéressé à la musique et à la peinture. Il a composé des chansons de jazz, a écouté des fugues de Bach et a peint des toiles sombres. C'est dans les années 1980 qu'il a commencé à être connu pour ses positions sur l'euthanasie et le suicide assisté[2].

Aide au suicide[modifier | modifier le code]

Il procède de la manière suivante : le malade doit souffrir d'une maladie incurable provoquant des douleurs insupportables. Il prend rendez-vous avec Kevorkian et une déclaration est enregistrée sur bande vidéo pour servir de preuve en cas d'accusations à l'égard du médecin. Pour l'euthanasie, le patient déclenche lui-même la diffusion d'un gaz mortel, ce qui est censé protéger Kevorkian contre les accusations d'homicide.

En 1990, il aide publiquement une patiente atteinte de la maladie d'Alzheimer à se suicider. L'État du Michigan engage alors des poursuites abandonnées peu après faute de qualification pénale appropriée. Sa licence lui est cependant retirée l'année suivante et il n'a dès lors plus le droit d'exercer la médecine.

Condamnation[modifier | modifier le code]

En 1998, l'émission 60 Minutes diffuse une vidéo le montrant en train de pratiquer une euthanasie volontaire sur Thomas Youk. Une nouvelle procédure pour meurtre au premier degré est lancée et débouche sur une condamnation d'emprisonnement d'une durée de 10 à 25 ans à la suite d'un procès très médiatisé. Jack Kevorkian n'a pas été capable d'apporter des preuves à ses témoignages ni de faire témoigner des témoins pertinents[3].

Libération[modifier | modifier le code]

En 2007, Jack Kevorkian est libéré à 79 ans d'une prison du Michigan après y avoir passé 8 ans et demi pour meurtre au second degré.

En 2008, il présente sa candidature au Congrès des États-Unis[4].

Jack Kevorkian meurt le à l'âge de 83 ans, à l'hôpital Beaumont, situé dans la ville de Royal Oak (Michigan).

Postérité[modifier | modifier le code]

En 2010, le téléfilm La Vérité sur Jack (You Don't Know Jack) présente son action, avec Al Pacino dans le rôle du docteur Kevorkian.

En 2015, le Volkswagen Combi de 1968, dans lequel Jack Kevorkian assistait certains de ses patients suicidaires, a été racheté par l'enquêteur en paranormal Zak Bagans (de la série documentaire Ghost Adventures) pour y être exposé dans son musée hanté de Las Vegas[5].

Dans la culture[modifier | modifier le code]

  • La Vérité sur Jack (You Don't Know Jack) (2010), téléfilm sur la vie du médecin[6].
  • Deadly Possessions S01E06 : Dr Kevorkians Death Van and Natalie Woods Yacht, émission télé
  • La Mort (South Park saison 1 épisode 06), Jack Kevorkian est cité sous le nom "Jack Laborkian" dans le cadre d'une conversation sur le suicide assisté.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Jack Kevorkian, crusader for right to assisted suicide, dies aged 83 at Michigan hospital », Washington Post, Detroit, Michigan,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. (en) Howard Chua-Eoan, « The Life and Deaths of Jack Kevorkian (1928–2011) », Time,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. Williams, Marie Higgins (2000), Pro Se Criminal Defendant, Standby Counsel, and the Judge: A Proposal for Better-Defined Roles
  4. [1]
  5. (en-US) J. C. Reindl, « Infamous Kevorkian van sold to ghost hunter », sur Detroit Free Press (consulté le )
  6. (en) « Deadly Possessions », Wikipedia,‎ (lire en ligne, consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]