Jack Black (écrivain)

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Jack Black
Jack Black (author) mugshot.jpg

Image de Black publiée dans le San Francisco Call en 1912

Biographie
Naissance
Décès
Nationalité

Jack Black, de son vrai nom Thomas Callaghan, (né en 1871 - mort présumée en 1932) est un vagabond, cambrioleur professionnel, écrivain et archiviste pour le San Francisco Call, journal de la fin du XIXe siècle au début du XXe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1871 près de Vancouver, au Canada, il passe son enfance aux États-Unis dans le Missouri. Il est l'auteur de Rien à faire (You Can’t Win, Macmillan, 1926), mémoires ou ébauche d’autobiographie décrivant sa vie sur la route et en tant que hors-la-loi. Il s’agit d’un livre anti-crime incitant les criminels à se ranger, mais aussi d’une critique sur la futilité des prisons et du système de justice criminelle, d’où le titre du livre. Jack Black parle de son expérience : il a passé trente ans (dont quinze dans différentes prisons) en tant que criminel itinérant ; et nous livre ses aventures en tant que voleur à main armée, cambrioleur, voleur à la tire et opiomane. Il devint célèbre de par son association avec William S. Burroughs et ses écrits ont fortement influencé les écrits et la vie de l’ensemble de la Beat Generation

Jack Black est essentiellement une figure anonyme ; sa véritable identité reste incertaine bien qu’un article de journal daté de 1912 le présente en tant que Thomas Callaghan[1]. Entre autres surnoms, ses compagnons criminels l’appelaient Blacky

Après sa dernière condamnation en prison, Jack Black se lie d’amitié avec le riche mécène Fremont Older et travaille pour son journal The San Francisco Call. Il travaille en parallèle à son autobiographie avec Rose Wilder Lane et finit par composer des essais et donner des lectures sur la réforme du système carcéral à travers le pays. Il aurait aussi reçu un salaire de 150 $ par semaine pour rédiger une pièce de théâtre intitulée Salt Chunk Mary, écrite en collaboration avec Bessie Beatty et basée sur la tristement célèbre alliée des vagabonds et receleuse du même nom dans You Can’t Win. La pièce ne rencontre aucun succès, bien qu’elle fait gagner à son auteur une certaine popularité qui s’essouffle très vite.

Sa philosophie de vie a fortement influencé William S. Burroughs[2], qui s’est associé avec des personnages similaires dans sa jeunesse et a imité le style de Rien à faire avec son premier livre publié, Junkie. Les écrits de Black ont aussi fortement influencé les écrits et la vie de la Beat Generation. 

Il se serait suicidé par noyade en 1932. Il avait dit à ses amis que si la vie devenait trop sombre, il partirait à la rame du port de New York et, les pieds lestés, se laisserait passer par-dessus bord[3]. Dans Rien à faire, Black décrit cet état d’esprit comme être « prêt pour la rivière »[4].

Citations sur Black et ses mémoires[modifier | modifier le code]

« You Can't Win is (...) an autobiography of a reformed criminal. It points a sufficiently obvious moral, yet one that too many at the present day are prone to forget. A deeper question is also raised, and that is regarding the validity of the practical aims and ideals of the majority of people in our modern world. »

« Jamboree author Black is a graduate of five penitentiaries, was pried loose from a 25-year prison term and helped to overcome his addiction to narcotics by mustachioed Editor Fremont Older of the San Francisco Call-Bulletin. This play is a dramatization of Black's book You Can't Win. "Every character in this play is drawn from the personal experiences of Jack Black during his years as a criminal or as a prisoner. The types are real and these people actually lived. »

« Jack had been a sort of a reign of terror...just before the earthquake and fire of 1906. Every crime committed in San Francisco during the first three months of that year was ascribed to Jack Black. »

« He returned to New York and Fremont thought Jack did what he always said any down-and-outer should do, "fill his pockets with rocks and take a header into the bay." »

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • You Can't Win, Macmillan Company, New York, 1926 (préface de Robert Herrick) ; réédition sous le titre You Can't Win: the Autobiography of Jack Black, Amok Press, New York, 1988. (Préface par William S. Burroughs.)
    Publié en français sous le titre Rien à faire, traduit par M. Lemierre, Paris, Gallimard, 1932 ; réédition dans une nouvelle traduction de Jeanne Toulouse sous le titre Yegg : autoportrait d'un honorable hors-la-loi, suivi de Qu'est-ce qui cloche chez les honnêtes gens ?, Arles, Les Fondeurs de briques, coll. « Ultramarine », 2007 (ISBN 978-2-916749-03-7) ; réédition sous le titre Personne ne gagne, préface de Thomas Vinau, postface de William S. Burroughs, Monsieur Toussaint Louverture coll. « Les Grands Animaux », Bordeaux, 2017 (ISBN 979-10-90724-32-7), présentation éditeur.

Références[modifier | modifier le code]

  1. San Francisco Call, Volume 111, Number 36, 5 January 1912
  2. "I first read You Can’t Win in 1926, in an edition bound in red cardboard. Stultified and confined by middle-class St. Louis mores, I was fascinated by this glimpse of an underworld of seedy rooming-houses, pool parlors, cat-houses and opium dens...", Burroughs, foreword to a later edition of "You Can't Win"
  3. Ruhland, Bruno. Afterword. You Can't Win, by Jack Black. AK Press/Nabat, 2000. 272. (ISBN 1-902593-02-2).
  4. Black 1926, p. 49, 50, 153.

Sources citées[modifier | modifier le code]

Lectures complémentaires[modifier | modifier le code]

  • "The Big Break at Folsom", San Francisco Bulletin, janvier 1917.
  • "Out of Prison", San Francisco Bulletin, février/mars 1917.
  • "What's wrong with the right people?", Harper's Monthly Magazine, juin 1929.
  • "A Burglar Looks at Laws and Codes", Harper's monthly Magazine, février 1930.
  • "Jack Black's Tales of Jail Birds", New York Monde, le 21 décembre 1930.
  • Jamboree, avec Jack Black et Bessie Beatty; Elizabeth Miele, producteur, 1932.

Liens externes[modifier | modifier le code]