Jérôme Baschet

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Jérôme Baschet
Portrait de Jérôme Baschet
Biographie
Naissance
Nationalité français
Thématique
Études École normale supérieure de Saint-Cloud, École française de Rome.
Profession historien médiéviste

Jérôme Baschet, né en 1960, est un historien médiéviste français

Biographie[modifier | modifier le code]

Jérôme Baschet naît le 3 août 1960, à Villeneuve-lès-Avignon, de Claudine Baschet, psychiatre devenue comédienne dans la suite de sa vie, et de Christian Baschet, médecin. Il a une soeur, Joëlle. Il vit son enfance dans le Sud de la France où il possède aujourd'hui encore une résidence. Après ses classes préparatoires, il intègre l’École normale supérieure de Saint-Cloud puis réalise une thèse, sous la direction de Jacques le Goff, sur les représentations de l'Enfer en France et en Italie. Il devient alors membre de l'École française de Rome.

Jérôme Baschet est maître de conférences à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), et membre du Groupe d'anthropologie historique de l'Occident médiéval (Gahom), depuis 1990. Il y travaille notamment avec Jean-Claude Schmitt, Jean-Claude Bonne, et plus tard, Pierre-Olivier Dittmar. Il collabore également avec les historiens Alain Guerreau et Anita Guerreau-Jalabert, qu'il a connu lors de sa formation auprès de Jacques Le Goff, ainsi qu'avec Jean Wirth. À l'EHESS, à partir de l'application de la réforme LMD, il dirige les travaux d'étudiants en Master sur les images médiévales, mais ne passe jamais son habilitation à diriger des recherches, et ne dirige aucune thèse. Son travail se partage en effet entre l'histoire médiévale et un engagement politique au Mexique.

Il enseigne en effet également depuis 1997 au Mexique, à l'Université autonome du Chiapas (es), à San Cristóbal de Las Casas, où il participe aussi aux activités de l'Université de la Terre, proche du mouvement zapatiste. C'est dans cette ville qu'il rencontre Rocio Martinez, historienne de l'art, et enseignante à l'Université autonome du Chiapas, également engagée auprès du mouvement zapatiste, et qui devient sa femme. Ils ont un fils, Vincent, né en 2001. Elle devient docteure en anthropologie de l'EHESS en 2013[1]. Ils partagent ensemble leur vie entre le Mexique et la France. En 2016, Jérôme Baschet se déclare en disponibilité de son poste de maître de conférence à l'EHESS, mais continue à résider une partie de l'année dans son appartement parisien, et se concentre sur des activités politiques et publiques.

Écrits[modifier | modifier le code]

Spécialiste de l’image depuis sa thèse (Les Justices de l’au-delà. Les représentations de l’enfer en France et en Italie, XIIe – XVe siècles), ses recherches portent sur les représentations qui structurent la société de l’Occident médiéval et sur leurs expressions visuelles. Il poursuit d'abord l'étude des images de l'au-delà, et du devenir de l'âme après la mort. De là découle un second sujet, sur la représentation de l'âme, qu'il poursuit jusqu'à la fin de sa carrière de médiéviste, en 2016. Parallèlement, en compagnie de Jean-Claude Bonne, puis de Pierre-Olivier Dittmar, dans les années 2000, il étudie l'image romane. Il privilégie l'études de ces images dans leur contexte, usant des notions de lieu d'images et d'image-objet.

Au Mexique, Jérôme Baschet s'intéresse à l'expérience zapatiste dans ses enjeux politiques et les formes d'organisation alternatives (auto-gouvernement) qu'il expérimente et encourage[2]. Il a contribué à la publication ou a préfacé plusieurs textes émanant de l'EZLN[3]. Il participe également aux activités zapatistes et pro-zapatistes, au Mexique et en France. À partir de l'expérience zapatiste, il a engagé une réflexion sur ce que pourrait être une société post-capitaliste[4] et multiplie, depuis 2016, les prises de parole publiques[5],[6],[7],[8] et militantes[9],[10].

Enfin, au croisement de l'inspiration zapatiste et de son expérience comme historien, il a développé une réflexion historiographique sur la condition du savoir historique dans un monde envahi par le présent perpétuel, et sur la possibilité d'émergence d'un nouveau régime d'historicité et de temporalité[11].

Prises de position[modifier | modifier le code]

En mars 2016, dans le cadre des manifestations contre la « loi Travail », Jérôme Baschet signe une tribune, avec entre autres Pierre Alferi, Eric Hazan et Frédéric Lordon, diffusée par des médias alternatifs[Quoi ?]. Cette tribune soutient le mouvement d'occupations des places (qui prendra la forme de Nuit debout) et les actions de rue[12],[13],[14].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Liste non exhaustive.

  • Corps et âmes. Une histoire de la personne au Moyen Âge, Flammarion, 2016, 416 p.
  • Adieux au capitalisme. Autonomie, société du bien vivre et multiplicité des mondes, Paris, La Découverte, 2014, 208 p. (L'horizon des possibles)
  • La civilisation féodale : de l'an mil à la colonisation de l'Amérique, 3e édition, Paris, Flammarion, 2006, 865 p. (Champs)
  • (dir., avec Jean-Claude Bonne et Pierre-Olivier Dittmar), 'Iter' et 'locus'. Lieu rituel et agencement du décor sculpté dans les églises romanes d'Auvergne, Images re-vues, hors-série 3, 2012, en ligne.
  • (avec Jean-Claude Bonne et Pierre-Olivier Dittmar), Le monde roman par-delà le Bien et le Mal. Une iconographie du lieu sacré, Paris, Arkhê, 2012.
  • (dir.) Enfants de tous les temps, de tous les mondes, Paris, Gallimard-Jeunesse/Giboulées, 2010.
  • L’iconographie médiévale, Paris, Gallimard, 2008 (Folio-Histoire, inédit).
  • La Rébellion zapatiste. Insurrection indienne et résistance planétaire, Paris, Flammarion, 2005, 283 p. (Champs)
  • "Du guévarisme au refus du pouvoir d’État : les zapatistes et le champ politique", Contretemps, no 6, 2003, p. 72-85.
  • Le sein du père. Abraham et la paternité dans l’Occident médiéval, Paris, Gallimard, 2000.
  • Les Justices de l’au-delà. Les représentations de l’enfer en France et en Italie, XIIe – XVe siècles, thèse, Rome, EFR, 1993; 2e édition avec postface et mise à jour bibliographique, 2014 (Les Classiques de l'EFR).
  • Lieu sacré, lieu d’images. Les fresques de Bominaco (Abruzzes, 1263). Thèmes, parcours, fonctions, Paris-Rome, Découverte-EFR, 1991.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Lettre de l'ehess : annonce de soutenance. », sur ehess.fr,‎
  2. « Le goût de la liberté des zapatistes », interview par Bernard Duterme.,‎ mis en ligne le 1/1/2014,
  3. Sous-commandant Marcos, Saisons de la digne rage, Paris, Climats, 2009 et Éthique et politique, Paris, Éditions de l'Escargot, 2013 ; Sous-commandants Marcos et Moisés, Eux et nous, Paris, Éditions de l'escargot, 2013
  4. Interviews: CQFD, n° 121, avril 2014, http://cqfd-journal.org/Il-serait-vain-de-croire-qu-on et Libération, 2 mai 2014, http://www.liberation.fr/futurs/2014/05/02/en-finir-avec-le-refus-de-toute-utopie_1009396.
  5. « La Fabrique de l'histoire », sur franceculture.fr,‎
  6. « La grande table », sur franceculture.fr,‎
  7. « Hors-séries d'arrêt sur images », sur hors-série.net,‎
  8. « radio télévision suisse », sur rts.ch,‎
  9. « 3 mai: Débat « Adieux au capitalisme - Jérôme Baschet » - Chiapas, zapatistes - BAM / Malakoff », sur paris.demosphere.eu (consulté le 23 mars 2017)
  10. KEDISTAN, « Débat : Expériences comparées des Kurdes et des Zapatistes », sur KEDISTAN,‎ (consulté le 23 mars 2017)
  11. « L’histoire face au présent perpétuel. Quelques remarques sur la relation passé/futur », dans François Hartog et Jacques Revel (éd.), Les usages politiques du passé, Paris, Ed. de l’EHESS (« Enquête »), 2001, p. 55-74.
  12. « Pourquoi nous appuyons la jeunesse », lundi.am, no 53,‎ (lire en ligne).
  13. http://www.cgtfapt-comminges.fr/2016/03/ecrivains-et-intellectuels-soutiennent-l-action-de-rue-contre-la-loi-travail.html
  14. http://bellaciao1.rssing.com/browser.php?indx=4610309&item=13444.