J'attendrai (chanson)

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J'attendrai
Description de cette image, également commentée ci-après
Rina Ketty, en 1946
Chanson de Rina Ketty
Sortie 1938 en musique
Enregistré 1938
Studio Pathé-Marconi de Chatou (Île-de-France)
Durée 2:57
Genre Chanson française, musique de variétés
Auteur Nino Rastelli (it), Louis Poterat
Compositeur Dino Olivieri (it)
Label Pathé, Pathé-Marconi

Clip vidéo

[vidéo] J'Attendrai - Rina Ketty (1938) sur YouTube
[vidéo] Tornerai - Dino di Luca (1937) sur YouTube

J'attendrai est une chanson d'amour adaptée en français de la chanson italienne Tornerai (tu reviendras, en italien) de 1937, du compositeur Dino Olivieri (it), sur des paroles de Nino Rastelli (it). Elle est enregistrée en single en 1938 par la chanteuse franco-italienne Rina Ketty[1],[2], chez Pathé, pour devenir un des hymnes international à la paix de la Seconde Guerre mondiale (à l'image de Roses of Picardy de la Première Guerre mondiale), reprise par de nombreux interprètes dont Tino Rossi, Joséphine Baker, et Dalida.

Le succès de Rina Ketty[modifier | modifier le code]

J'attendrai est l'une des adaptations françaises de Tornerai (tu reviendras, en italien) une chanson italienne à succès de 1937, écrite par Nino Rastelli (musique de Dino Olivieri) elle-même inspirée du chœur à bouche fermée Coro a bocca chiusa (fin de l'acte II), de l'opéra Madame Butterfly de Puccini, et enregistrée en 1937 en particulier par l'acteur-chanteur italien Dino Di Luca (en)[3],[2].

J'attendrai connaît un important succès international avec son interprétation de Rina Ketty, de 1938, avec des paroles en français de Louis Poterat « J'attendrai, le jour et la nuit, j'attendrai toujours, ton retour... ». La chanson est reprise quelques mois plus tard par Tino Rossi, puis par Jean Sablon un an après. Celui-ci est le premier à chanter, sous le titre Soirs d'amour, une traduction française (due à Jacques Larue) des paroles italiennes. Par la suite, il préfère interpréter la version de Rina Ketty[4].

Dans les premières années de la Seconde Guerre mondiale, la version de Rina Ketty est un grand succès en France et dans plusieurs pays européens. Tous ceux qui sont séparés par le conflit se reconnaissent dans cette chanson d'interminable attente.

Reprises et adaptations[modifier | modifier le code]

Elle est reprise avec succès par de nombreux interprètes, dont Tino Rossi, Lily Pons, Jean Sablon et Joséphine Baker, Lucienne Delyle (1960), Les Compagnons de la chanson (1967), Max Raabe, Dalida (1975), ou encore Roberto Alagna (2020)[5].

Une version jazz manouche jouée en 1938 par Django Reinhardt et Stéphane Grappelli, immortalisée par le documentaire Jazz Hot, est restée célèbre [6].

Version de Dalida[modifier | modifier le code]

En 1975, la chanteuse Dalida a remis au goût du jour la chanson dans une version disco qui connut également un grand succès et fera l'objet d'un album homonyme. La chanson de Dalida se vendra à plus de 498 000 exemplaires[7] et se classera deux semaines n°1 des ventes en France, en février 1976[8].

Classement hebdomadaire[modifier | modifier le code]

Classement de Dalida (1975-1976) Meilleure position
Drapeau de la France France 1[9]
Drapeau de la Wallonie Wallonie 1[10]
Drapeau du Québec Québec 2[11]
Drapeau de la Région flamande Région flamande 4[9]
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 9[12]

Au cinéma, musique de film[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]