Iyad Allaoui

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Iyad Allaoui
اياد علاوي
Image illustrative de l'article Iyad Allaoui
Fonctions
Vice-président de la République d'Irak

(11 mois et 2 jours)
En tandem avec Nouri al-Maliki
Oussama al-Nujaïfi
Président Fouad Massoum
Prédécesseur Khoudaïr al-Khouzaï
Successeur Poste aboli
62e Premier ministre irakien
(74e chef du gouvernement irakien)

(11 mois et 2 jours)
Président Ghazi Mashal Ajil al-Yawer (intérim)
Prédécesseur Ghazi Mashal Ajil al-Yawer (président du Conseil de gouvernement)
Successeur Ibrahim al-Jaafari
Biographie
Date de naissance (71 ans)
Lieu de naissance Adhamiyah, Bagdad (Irak)
Nationalité britannique
irakienne
Parti politique Mouvement national irakien
Liste nationale irakienne
Entente nationale irakienne
Enfant(s) Hamza Allaoui

Iyad Allaoui
Premiers ministres irakiens

Iyad Allaoui ou Allawi (en arabe : اياد علاوي), né le à Adhamiyah, est un neurologue et homme politique irakien. Il est Premier ministre du gouvernement intérimaire irakien entre juin 2004 et mai 2005.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Originaire du district d'Adhamiyah, au centre de Bagdad, Allawi est diplômé en neurologie de la faculté de médecine de la capitale irakienne.

Début de sa carrière politique et exil[modifier | modifier le code]

Dans les années 1960 et 1970, Iyad Allaoui est membre du Baath, et à ce titre, contribue à aider Saddam Hussein à accaparer le pouvoir.

En 1971, il s'installe à Londres et pendant quatre ans, il supervise les opérations du parti Baath en Europe et les activités locales des services secrets irakiens. En 1975, il tombe en disgrâce, pour des raisons encore inconnues, et les baasistes tentent de l’assassiner à plusieurs reprises. La troisième tentative, en 1978, lui vaut un an d'hospitalisation [1]. Iyad Allaoui a vécu environ la moitié de sa vie au Royaume-Uni et garde sa nationalité britannique.

Carrière politique contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1991, Iyad Allaoui fonde l'Entente nationale irakienne, mouvement d'opposants à Saddam Hussein exilés. Après la disgrâce d'Ahmed Chalabi aux yeux de la CIA et du Département d'État, il devient l'opposant irakien favorisé par ces deux organisations, auxquelles il livre des informations. En , il rentre en Irak et s'affirme progressivement comme le candidat le plus crédible au poste de premier ministre dans le gouvernement intérimaire irakien, après les errements de son rival Chalabi, accusé d'avoir donné de faux renseignements à la coalition, de comploter contre l'Iran et d'avoir poussé à une « débaassisation » excessive qu'Allaoui dénonçait. À la fin du siège et des bombardements sur Falloudja qui ont fait de nombreuses victimes, étant Premier ministre il déclare en anglais : « La zone a été nettoyée »[réf. nécessaire].

Le , le Conseil intérimaire de gouvernement désigne Allaoui comme premier ministre du gouvernement intérimaire qui prend ses fonctions le 1er juin.

Le , des insurgés offrent une récompense de 285 000 dollars américains à quiconque exécuterait Allaoui.

Le parti d'Iyad Allaoui conclut un accord avec d'autres formations laïques chiites et représente la « liste irakienne » aux élections de l'Assemblée constituante de janvier 2005. Il arrive alors à la troisième place avec près de 14 % des voix. Après de longues tractations, un gouvernement de transition est finalement formé et entre en fonction le 3 mai suivant. Allaoui cède son poste à Ibrahim al-Jaafari.

Lors des élections législatives de décembre 2005, sa coalition, la « Liste nationale irakienne », arrive en quatrième place avec 8 % des voix.

Pour les élections législatives de 2010, il est à la tête du Mouvement national irakien, une coalition à tendance laïque, qui arrive en tête avec 25,8 % des voix. Il tente depuis longtemps de convaincre les laïcs arabes irakiens sunnites et les Kurdes de tourner la page du confessionnalisme pour construire le nouvel État irakien, laïc, respectueux des croyances de chacun, mais ou la religion ne se retrouverait plus en politique, mais dans la sphère privée. Allaoui souhaite porter un regard profond dans les domaines sociaux et l'éducation[réf. nécessaire].

Le , il est nommé vice-président de la République, fonction qu'il occupe avec Nouri al-Maliki et Oussama al-Nujaïfi. Le , le Parlement irakien adopte, parmi une série de réformes, la suppression des trois postes de vice-présidents[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Seymour Hersh, Dommages Collatéraux, Denoël 2005, p 232 et 234
  2. « Réformes majeures contre la corruption votées en Irak », romandie.com, 11 août 2015

Voir aussi[modifier | modifier le code]