Ixion (entreprise)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ixion (homonymie).
Moteur Ixion sur motocyclette Komet (1902).
Motocyclette Komet à moteur Ixion (1902).
Gillet "Tour du monde" (1919-1928) à moteur Ixion.

Ixion est un fabricant français disparu de moteurs. La mise en œuvre principale et le succès commercial ont été les motocyclettes. Par extension, Ixion désigne également la technologie de moteur exploitée par cette société et monté sur des motocyclettes, automobiles et bateaux.

Présentation du moteur[modifier | modifier le code]

Le moteur Ixion est un moteur à deux temps sans soupape [1],[2] inventé par Léon Cordonnier [3],[4], ingénieur IDN (École centrale de Lille, promotion 1892[5]). Il a été l'objet de multiples brevets entre 1897 et 1901 [2].

Cette invention marque les débuts du distributeur rotatif [6], [7] et constitue l'aboutissement de la technologie des moteurs à deux temps. Ainsi, le moteur Ixion de 1902 est d'une conception pratiquement identique à celle des motocyclettes DKW des années 1930 (avec précompression dans le carter, démasquage et fermeture des orifices de distribution par le piston, graissage par mélange, etc.) [8].

Industrialisation du moteur Ixion[modifier | modifier le code]

Les moteurs Ixion ont été construits à environ 1900 exemplaires, en différentes versions à partir de 1 ch. Ces moteurs ont été utilisés sur des motocyclettes, automobiles et canots ainsi que pour différentes applications industrielles[4], [9] (groupes électrogènes, commandes de pompes). Ils fonctionnent indifféremment à l'essence, à l'alcool ou au gaz d'éclairage[9]. Les moteurs Ixion sont commercialisés en France par Georges Deloche[4].

Une motocyclette Ixion a été présentée au salon de l'automobile de Paris de 1905[9]. Le moteur Ixion a été également produit sous licence par des fabricants de motocyclette dans différents pays: en Angleterre, en Allemagne (Komet (nl)), Belgique (Gillet Herstal modèle Tour du monde) et au Danemark (GEM (da)) [10], [11].

En 1894, la société employait 400 ouvriers.

Brevets d'inventions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Max de Nansouty, Chemins de fer - Automobiles, Paris, Boivin, coll. « Les merveilles de la science », (lire en ligne)
  2. a et b « Décret qui proclame des Brevets d'invention et des Certificats d'addition », Bulletin des lois de la République française, Imprimerie nationale des lois (Paris), no 2443,‎ , p. 1144 (lire en ligne)
  3. Emile Berthier, Les moteurs d'aviation, Paris, Librairie aéronautique, (lire en ligne)
  4. a, b et c « Le moteur Ixion sans soupapes », L'Echo des Mines et de la Métallurgie, L'Echo des mines et de la métallurgie (Paris), no 1575,‎ , p. 427-428 (lire en ligne)
  5. Association des Ingénieurs de l'Institut Industriel du Nord - Liste générale des membres, Lille, Le Bigot-Frères, Imprimeurs-Editeurs, (notice BnF no FRBNF32695987)
  6. (en) Alain Assad, « Évolution de la roue », (consulté le 1er janvier 2015)
  7. Edgar T. Westbury, « Model two stroke petrol engine », Model Engineer, no 3344,‎ (lire en ligne)
  8. Joël Broustaïl, « Retrospective technologique et management de l'innovation dans l'industrie automobile », dans Actes du séminaire Contradictions et Dynamique des Organisations - CONDOR - IV, Paris, CRG - Ecole Polytechnique, (lire en ligne)
  9. a, b et c « Salon 1905 », Le Chauffeur, [s.n.] (Paris), no 217,‎ , p. 511 (lire en ligne)
  10. (en) « Komet motorrad ca 1902 » (consulté le 1er janvier 2015)
  11. (en) « oldtimer g.e.m. 1903 (idem ixion, komet) » (consulté le 1er janvier 2015)