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Iván Cepeda

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Iván Cepeda Castro
Iván Cepeda en 2020
Fonction
Sénateur colombien
Circonscription nationale (d)
depuis le
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (63 ans)
BogotaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Iván Cepeda CastroVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Formation
Activités
Autres informations
Parti politique
Site web

Iván Cepeda Castro, né le à Bogota, est un homme politique colombien de gauche, militant des droits de l'homme et philosophe[1]. Membre de la Chambre des représentants de 2010 à 2014, il est sénateur depuis 2014 en tant que membre du Pôle démocratique alternatif. Il est le porte-parole du Mouvement des victimes de crimes d'État (MOVICE), une organisation née en 2003 pour réunir les familles des victimes de crimes contre l'humanité et les organisations qui travaillent pour les droits de l'homme[2].

Jeunesse et premiers engagements

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Né à Bogota, Iván Cepeda est le fils aîné des militants de gauche Manuel Cepeda Vargas et Yira Castro. En 1965, à l'âge de 3 ans, lui et sa famille sont contraints à l'exil en raison de la répression politique, et pendant ses premières années, ils vivent à Prague. À la suite de l'invasion de la Tchécoslovaquie par le pacte de Varsovie, la famille se réfugie à La Havane, la capitale cubaine.

Sa famille retourne en Colombie en 1970 mais reste la cible de violences politiques[3],[4].

À 19 ans, Iván Cepeda émigre à Sofia en Bulgarie, où il étudie la philosophie à l'université de Sofia. Iván Cepeda revient en Colombie en 1987 en tant que critique du modèle soviétique qu'il juge autoritaire, et s'engage dans la campagne présidentielle de Bernardo Jaramillo Ossa, candidat de l'Union patriotique. Jaramillo Ossa est assassiné en 1990[5]. Iván Cepeda prend plus tard ses distances avec le Parti communiste colombien, un parti dans lequel il a été actif dans son adolescence, et en 1990 rejoint l'Alliance démocratique M-19[6].

Le , son père est assassiné dans les rues de Bogotá par un groupe paramilitaire. Alors qu’il prenait le bus pour aller à l’université, il a croisé en chemin la voiture où gisait son père assassiné. Il est descendu du bus et, s'exprimant devant les caméras de télévision présentes sur place, a déclaré en pleurs : « Je demande au pays, au président Ernesto Samper et à tous ceux qui œuvrent pour la justice en Colombie, de faire quelque chose contre cette offensive contre les dirigeants de gauche, et que ce crime ne reste pas impuni, comme celui de tant d'hommes justes et courageux »[7].

Défense des droits de l'homme

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Après l'assassinat de son père, Iván Cepeda crée la Fondation Manuel Cepeda avec son épouse, Claudia Girón, pour identifier les auteurs du crime. Il fonde ensuite le Mouvement national des victimes, composé de 17 organisations qui cherchent à obtenir justice pour les crimes commis pendant le conflit armé[8]. Les menaces à son encontre se multiplient, ce qui le conduit à s'exiler en France en 2000. Pendant son séjour en France, il obtient une maîtrise en droits de l'homme à l'université de Lyon[6]. Il retourne ensuite en Colombie en 2003 pour reprendre son travail de défense des victimes de la violence étatique et paramilitaire en Colombie. En France, certains de ses articles ont été publiés dans Le Monde diplomatique[9].

Il est à nouveau visé par de nombreuses menaces de mort en 2025 après la condamnation de l’ancien président Álvaro Uribe (2002-2010) à douze ans d'assignation à résidence pour subornation de témoin. Iván Cepeda l'avait accusé d’avoir entretenu des relations étroites avec des groupes paramilitaires d’extrême droite. À la suite de ces accusations, l’ex-président avait à son tour incriminé le sénateur Cepeda pour ses propos, mais la justice avait décidé d’ouvrir une enquête contre Álvaro Uribe en 2018, lui reprochant d’avoir manipulé des témoins de façon systématique afin de discréditer les accusations du sénateur[10].

Carrière politique

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Iván Cepeda se présente à la Chambre des représentants lors des élections législatives de 2010. Il obtient plus de 35 000 voix et est élu en tant que membre du Pôle démocratique alternatif. Lors des élections de 2014, Iván Cepeda choisit de se présenter au Sénat, obtenant un total de 84 126 voix et se faisant élire avec succès. Il est réélu en 2018, remportant 77 842 voix, puis de nouveau en 2022.

Au Sénat, il se fait connaître comme l'une des figures les plus visibles de la gauche[11], dénonçant publiquement des hommes politiques et entreprises pour leurs liens avec des paramilitaires[7]. Il maintient des liens étroits avec les mouvements sociaux[11].

Il participe entre 2012 et 2016 aux négociations de paix entre le gouvernement colombien et les FARC[12]. Il négocie ensuite, sous le gouvernement de Gustavo Petro (2022-2026), avec l'Armée de libération nationale (ELN), mais les négociations n'ont pas abouti à la démobilisation du groupe rebelle[11].

Candidature à l'élection présidentielle de 2026

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Il est désigné le , lors de la primaire du Pacte historique, comme candidat à l’élection présidentielle de 2026, après avoir recueilli lors de cette primaire plus de 1,6 million de voix sur un total de 2,6 millions de votes. Il promet aux militants de continuer la campagne austère menée jusque-là[12]. Sa candidature a été soutenue par le Pôle démocratique alternatif, l'Union patriotique, le Parti communiste et les Comunes, ainsi que par divers syndicats, organisations paysannes ou indigènes et associations de victimes du conflit armé[7]. Il a pour colistière pour la vice-présidence la sénatrice indigène Aida Quilcué, figure de la défense des peuples autochtones[13],[14].

Son programme met l'accent sur la poursuite de la « paix totale » (négociations de paix avec l'ensemble des acteurs du conflit armé), la réconciliation nationale et la défense des droits humains. Sur le plan international, il propose une politique étrangère non alignée, mettant l'accent sur la reconnaissance de l'État palestinien et l'intégration latino-américaine[7].

Notes et références

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  1. (es) « Entrevista a Iván Cepeda – Movice │ Movimiento Nacional de Víctimas de Crímenes de Estado » (consulté le ).
  2. (en-US) colombiareports, « Ivan Cepeda | Colombia A few months ago, Ivan Cepeda requested political refuge from CIC Canada, but it was denied since the immigration court bases its response on the fact that he is holding public office and has never been the victim of attacks or attempts that affect his physical integrity. The immigration court denied the case for one of the three causes that clarify his condition and that is that he found many lies and inconsistencies in his documents and statements. Reports », Colombia News | Colombia Reports, (consulté le ).
  3. « Perfil de Iván Cepeda Castro », congresovisible.uniandes.edu.co (consulté le ).
  4. « José Obdulio Vs Iván Cepeda - Copolitica | Revista Digital » [archive du ], (consulté le ).
  5. (es) Espectador, « elespectator.com », ELESPECTADOR.COM (consulté le ).
  6. a et b « Iván Cepeda | La Silla Vacía - Noticias, historias, debate, blogs y multimedia sobre el poder en Colombia » [archive du ], (consulté le ).
  7. a b c et d (es) Sebastián Jiménez Valencia, « ¿Quién es Iván Cepeda, el candidato de Petro a las elecciones de 2026, y qué propone para llegar al poder? », sur CNN, (consulté le )
  8. (es) « Movice │ Movimiento Nacional de Víctimas de Crímenes de Estado – Movice » (consulté le ).
  9. « Iván Cepeda Castro », sur Le Monde diplomatique (consulté le ).
  10. Jade Lucas, « En Colombie, un sénateur de gauche menacé de mort après la condamnation de l’ancien président Álvaro Uribe », L'Humanité,‎ (lire en ligne).
  11. a b et c (es) Santiago Torrado, « Iván Cepeda, el candidato elegido por el Pacto Histórico para defender las banderas de Petro », sur El País América Colombia, (consulté le )
  12. a et b « En Colombie, la gauche mise sur le philosophe Ivan Cepeda pour la présidentielle de 2026 », sur Courrier international, (consulté le )
  13. Margot Davier, « Après quatre années de présidence socialiste, les Colombiens sont appelés aux urnes », sur Le Figaro, (consulté le )
  14. « Élection présidentielle en Colombie : l’héritage de Gustavo Petro, premier président de gauche, en jeu », Le Monde,‎ (lire en ligne)

Liens externes

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