Issers

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Khemis et Isser.
Khemis Isser
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Noms
Nom arabe خميس يسر
Nom berbère ⵉⵙⴻⵔ
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Région Basse Kabylie
Wilaya Boumerdès
Daïra Khemis Isser
Code ONS 3510
Démographie
Population 32 580 hab. (2008[1])
Densité 486 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 43′ 24″ nord, 3° 40′ 05″ est
Superficie 67,03 km2
Localisation
Localisation de Issers
Localisation de Issers

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Khemis Isser

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Khemis Isser

La commune d'Isser (خميس يسر en arabe, Tizi Naïth Aïcha[2] en kabyle, transcrit ⵉⵙⴻⵔ en Tifinagh ; Isserville[3] pendant la colonisation française) est une commune de la wilaya de Boumerdès en Algérie, dans la daïra d'Isser, située au sud-est de Boumerdès et à 37 km de Tizi Ouzou.

Les Isser sont les membres d’une ancienne confédération berbère qui a donné son nom au pays et à la rivière qui le traverse. Cette confédération s’est depuis très long temps disloquée en quatre groupes : les Isser-Droua (42 villages) ; les Isser-Ouled-Smir (35 villages) ; les Isser-el-Djediane (33 villages) ; les Isser-el-Ouidane (31 villages)

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune des Issers est chef-lieu de la daira d'Isser.

Communes limitrophes de Issers
Bordj Menaiel, Si Mustapha
Si Mustapha Issers Bordj Menaiel, Timezrit
Chabet El Ameur, Beni Amrane

Sur le plan spatial, la commune d’Isser est constituée de :

  • Une agglomération chef-lieu ;
  • L’agglomération secondaire « Ouannougha » située au sud-est de l’agglomération chef-lieu.
  • L’agglomération secondaire « VSA Zouak Amar » située au sud de l’agglomération chef-lieu.
  • Une zone éparse constituée de villages et de hameaux répartis à travers l’ensemble du territoire communal qui sont au nombre de 13, soit : Baghlia, Teurfa, Ghomrassa, Bouider, Hassak Arabi, Chellout, Tamlakamt, El Abid, Tihachdine, les fermes de l’Oued Djemaa, El Hamri et Bouchakour.

Population[modifier | modifier le code]

La commune mixte ou indigène de l’Isser, à laquelle se rattachaient les villages de Haussonvillier, Kouanin, Bois-Sacré, le hameau du Cap Djinet et les douars de Bou-Berak, Ain-Mouder, Ouled-Smir, Raicha Rouafa était du ressort de la Sous-Préfecture de Tizi-Ouzou.

D’une superficie de 45,991 hectares, elle totalisait en 1900 une population européenne de 578 habitants et 32 388 Algériens[4].

Recensement de la population des Issers
Année du recensement Algériens Européens Population totale
1er 1900 32 388 578 32 966

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est issu du mot berbère iγzer (« ighzer ») signifiant torrent, ruisseau, ravin[5].

Sous la colonisation elle portait le nom d'Isserville.

Archéologie[modifier | modifier le code]

La wilaya de Boumerdès représente un trésor archéologique de par la multitude des sites historiques qu'abrite son territoire vaste de 1 456,16 km².

En effet, plusieurs centres de population ont été construits pendant plus de 20 siècles sur ces terrains de moyenne altitude que forme l'actuelle Basse Kabylie dont la ville de Boumerdès est l'actuel chef-lieu.

Le mausolée de Blad Guitoun, dans la commune de Si Mustapha, est un exemple illustratif des sites archéologiques qui étaient encore apparents en Basse Kabylie au début de la colonisation française dès 1837.

Le Bénian ntâa Soumâa, dans la commune de Thénia, est un autre site archéologique qui avait été merveilleusement préservé jusqu'au milieu du XIXe siècle.

Il est à noter que les populations berbères qui ont vécu autour de ces sites archéologiques, avant la colonisation française, ont préservé ce patrimoine culturel et identitaire.

La localisation de ces sites archéologiques sur les rives et les berges de l'oued Isser et de l'oued Sébaou, ainsi que sur la côte méditerranéenne, permet de classer la wilaya de Boumerdès parmi les riches niches archéologiques en Algérie

Durant les siècles passés, les différentes crues et inondations de l'oued Isser et de l'oued Sébaou, entre autres oueds de la Basse Kabylie, ont fait que le débordement de ces cours d'eau ont enseveli les cités numides sous le limon et la boue charriés par les torrents.

En effet, sous une profondeur d'environ 3 mètres sous terre, plusieurs découvertes dans la wilaya de Boumerdès, dont de nombreux vestiges et sites archéologiques, ont été mises au jour en 2009.

Au village de Béni H'mida dans la commune de Leghata, des vestiges d'une statue ont été trouvés aux côtés d'un plat en métal, des reliques de poterie et des ossements humains.

Au village Ouriacha dans la commune de Naciria (Laâziv Zaâmoum), une cruche contenant plus de 900 pièces de monnaie en argent gravées au nom de Bolokine Abderrahmane, a été découverte.

Au village de Titouna de Souk El Had, une pierre polie en forme de coffre, gravée sur sa face de devant avec une scène de ferronnerie, a été également découverte à 3 mètres sous terre lors de travaux de construction, et a déposée au niveau de la direction wilayale de la culture à Boumerdès[6].

Musée archéologique régional[modifier | modifier le code]

Collection exposée dans un musée archéologique.

Le projet de construction d'un musée archéologique régional est en gestation dans la wilaya de Boumerdès.

Ce musée devrait être érigé dans la commune de Si Mustapha (Blad Guitoun) qui présente l'intérêt d'être positionnée à l'intersection des 3 routes nationales RN5, RN12 et RN24.

Ce musée archéologique de la Basse Kabylie sera spécialisé dans l'exposition des objets archéologiques trouvés dans les sites archéologiques locaux.

Les fouilles archéologiques seront ainsi promues et encouragées dans les 32 communes de Boumerdès sous la direction spécialisée d'archéologues et d'historiens.

Ce musée permettra de constituer d'importantes collections d'antiquités numides.

Ressources hydriques[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par l'Oued Isser.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune est créée en 1880.

Maires de 1874 à 1962[modifier | modifier le code]

Liste des maires des Issers avant l'indépendance de l'Algérie le 05 juillet 1962:

Maires de Issers de 1874 à 1962
Prénoms et Noms Début du Mandat Fin du Mandat
1er Émile Pélissié[7] 10 décembre 1919
2e Émile Pélissié[8] 08 mai 1925

Démographie[modifier | modifier le code]

La nouvelle gare ferroviaire de la ville des Issers.

La population communale d’Isser est passée de 22 387 habitants en 1987 à 27 920 habitants en 1998, soit un taux d’accroissement annuel moyen de l’ordre de 2,02 %.

Transport[modifier | modifier le code]

La ville des Issers est un important axe de liaison entre la capitale et la région de la haute-Kabylie, étant donné que l'ancienne route de la Kabylie passe par la ville, ainsi que le chemin de fer Alger - Tizi Ouzou.

Viticulture[modifier | modifier le code]

De toutes les régions de l'Algérie viennent les grossistes de fruits et légumes s'approvisionner en raisin de table dans les vignobles autour de Thénia.

En effet, les viticulteurs des plaines entourant le Col des Béni Aïcha prennent la tête de l'innovation dans le domaine de la production du raisin de table.

Les 8 240 hectares consacrés au raisin de table ont donné durant la saison 2009-2010 une production de 2 525 000 quintaux, avec un rendement à l'hectare d'un peu plus de 306 quintaux par hectare[9].

À rappeler qu'entre 40%[10] à 45% de la production nationale algérienne de raisin de table proviennent des plaines et vignobles qui entourent le Col des Béni Aïcha dans la Wilaya de Boumerdès[11].

Les douze variétés récoltées sont le cardinal, le muscat, le dabuki, alphonse-lavallée, le red globe, le dattier, le victoria, le muscat, le black pearl, et d'autres[12].

Les statistiques de la saison 2011-2012 indiquaient que parmi les 22 921 hectares de terre agricole destinés à l’arboriculture, pas moins de 8 682 hectares sont occupés par les vignobles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sites archéologiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]