Issad Rebrab

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Issad Rebrab
Description de l'image Rebrab.jpg.
Naissance (71 ans)
Taguemount-Azouz, Aït Mahmoud (Algérie)
Nationalité Drapeau de l'Algérie Algérienne
Pays de résidence Algérie
Profession
Activité principale
Formation
Ecole normale d'enseignement professionnel

Issad Rebrab, né le à Taguemount-Azouz en Kabylie, est un homme d'affaires algérien, propriétaire du groupe Cevital, dont il est le président-directeur général. Il est à la tête de l'une des plus importante entreprise privée algérienne, employant 13 000 personnes[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Issad Rebrab issue d'une famille modeste, a suivi des études à l’école normale d'enseignement professionnel, il a enseigné la comptabilité et le droit commercial, mais a rapidement abandonné ce créneau. En 1968, il crée son cabinet d'expert-comptable. « Un client m'a alors proposé de prendre des parts dans sa société de construction métallurgique », se rappelle-t-il. L'aventure ne fait que commencer. « J'ai pris des risques calculés. Au pire, je savais que je pourrais toujours retourner dans l'enseignement », avoue Issad Rebrab. En 1971, il prend des parts dans une société de construction métallique, Sotecom. Il voit déjà grand et créé d'autres sociétés dans ce secteur.Toujours est-il qu'en 1995, Issad Rebrab était devenu un industriel important dans le monde de la métallurgie. Survient alors « un sabotage terroriste sur trois de nos plus grandes entités. Cela nous a coûté environ 1,1 milliard de dinars », raconte-t-il. Se sentant menacé, il quitte l'Algérie pour la France pour quelques mois. Il garde de son séjour français un intérêt dans la charcuterie, en 1985, il crée Isla Mondial spécialisée dans la charcuterie. Ce n'est qu'après son retour au pays natal qu'il créé Cevital, en 1998 à Béjaia en Kabylie.

Vie de famille[modifier | modifier le code]

Issad Rebrab a quatre garçons et une fille[2]. Avec sa femme Djedjiga (fleur en berbère), il les a élevés "à la dure", les envoyant dans des pensions catholiques en France, parfois dès 8 ans, ne les voyant que trois ou quatre fois par an. Il a aussi voulu leur transmettre sa passion de l’entreprise. Tous ont fait des études de gestion à l’étranger. Et chacun détient 12% de Cevital. Le groupe est divisé en trois pôles : Malik dirige l’industrie ; Salim, la grande distribution ; Omar, l’immobilier et l’automobile.

Création de Cevital[modifier | modifier le code]

le complexe agro-industriel basé à Béjaïa qui constitue la branche la plus rentable du groupe (65 % du CA). Cevital avait fait passer l'Algérie de l’état d’importateur à celui d’exportateur d’huile végétale et de margarine[3]. Premier exportateur du pays hors hydrocarbures, le groupe veut produire 2 millions de tonnes de sucre en 2014, soit un gain de productivité de 400 000 t. Il s'appuie pour cela sur du matériel unique dans le pays, comme ces deux grues montées sur 14 roues et capables de charger et décharger 36 t de sucre par coup de mâchoire. Cevital fournit aussi du sucre liquide à l'industrie nationale des boissons. L'entreprise, qui envisage de produire du sucre roux, est la seule en Algérie à avoir utilisé un "bibo" (Bulk In, Bags Out), navire-usine de 30 000 à 40 000 t qui permet de charger en vrac au départ et de décharger emballé à l'arrivée. En 2012, 450 000 t d'huile, essentiellement destinées au marché national, sont sorties de Cevital Agro. Mais c'est dans le sucre - avec la plus grande raffinerie d'Afrique - que Cevital excelle. En 2013, 1,6 million de tonnes sont attendues, dont 1 million pour le marché national, estimé à 1,1 million de tonnes. Cette année, 600 000 t seront exportées vers une vingtaine de pays, en Afrique de l'Ouest, pour des clients tels que Coca-Cola, mais aussi vers l'Europe (Ferrero Rocher) et le Moyen-Orient. En 2010, première année de vente hors d'Algérie, 150 000 t seulement avaient quitté le territoire national[4].

Manager charismatique[modifier | modifier le code]

Issad Rebrab fasciné par le modèle coréen des chaebols, Rebrab a enregistré au cours de cette décennie d’indéniables succès. Il a notamment fait passer l’Algérie du stade d’importateur d’huile et de sucre à celui d’exportateur[5]. Il serait parmi "les rares hommes d'affaires algériens à œuvrer pour l'élargissement de ses activités au delà de l'Algérie et a compris que le transfert de technologies et de savoir-faire peut aussi se faire via des acquisitions d'entreprises". Pour preuve de ces activités trans-méditerranée[6].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]