Isolement social

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L'isolement social désigne un manque d'interactions sociales en raison de divers facteurs sociaux, psychologiques et physiques. Il s'agit d'une cause importante de mortalité et d'une source de souffrances analogues aux souffrances physiques .

Causes probables[modifier | modifier le code]

Cette condition peut survenir lorsqu'un individu vit de l'exclusion sociale, se sent à la marge face à l'importance accordée à la productivité dans les sociétés capitalistes[1],[2], après un deuil, parce qu'il est éloigné géographiquement, etc.

Effets[modifier | modifier le code]

Les effets de l'isolement social incluent l'anxiété, les peurs paniques, les troubles des conduites alimentaires, les addictions, les dépendances aux substances, la violence et autres maladies généralisées[réf. nécessaire].


Approche sociologique[modifier | modifier le code]

L'isolement social se distingue de la solitude en sociologie, par le fait qu'il est subit et non souhaité; vu comme une souffrance, tandis que la solitude peut être choisie[3],[4]. L'exclusion sociale peut engendrer de l'isolement sociale,

Approche médicale et psychosociale[modifier | modifier le code]

Lorsque l'isolement est causé par une maladie physique, « le facteur de risque associé à l'isolement social est comparable à celui du tabagisme et aux autres facteurs de risques biomédicaux et psychosociaux »[5].

Cet isolement pourrait, dans un premier temps, être causé par des troubles anxieux et nerveux envers soi ou face aux autres individus, changeant ainsi le comportement de l'individu. La souffrance causée par l'isolement social serait comparable aux souffrances physiques. si bien que le contrôle de la douleur physique affecte favorablement cette forme de douleur et, inversement, les personnes qui sont particulièrement sensibles à la douleur seront plus sensibles à l'isolement social[6]. S'il est prolongé, il peut également causer un cas sérieux de morbidité ou de mortalité [7]; et, malgré le fait que le contact extérieur se réduit et que des modifications physiologiques s'effectuent, l'individu peut ressentir la présence de stress et d'autres risques plus ou moins nocifs pour la santé.

Bien que l'isolement social objectif puisse affecter la solitude, il est perçu que l'isolement est plus proche de la qualité que de la quantité des interactions sociales[8]. C'est en partie à cause de la solitude, influencée par des facteurs qui n'ont rien à voir avec l'isolement objectif, incluant les gènes, l'environnement, les normes culturelles, les besoins sociaux, les handicaps physiques et les contradictions entre relations actuelles et désirées.

Nouvelles technologies[modifier | modifier le code]

Il est suggéré que les nouvelles technologies telles que les téléphones portables ou Internet peuvent conduisent à l'isolement social[réf. nécessaire], mais aussi favoriser certains groupes qui sont socialement isolés ou moins favorisés du point de vu du capital social [9].

Des particuliers[Qui ?] pensent que les nouvelles technologies ont contribué à une tendance vers l'isolement social notamment en Amérique, remplaçant les forts liens sociaux en faibles relations[10]. D'anciennes études montrent qu'Internet affecte négativement les liens sociaux ; cependant, certaines études plus récentes disent le contraire[11],[12]. Une autre étude montre que l'ordinateur est plus influençable que l'activité sociale[Quoi ?]. D'autres, en revanche, croient que ces nouvelles technologies n'ont aucune influence sur l'isolement social, et pourraient au contraire, garder les relations en contact[réf. nécessaire].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Danielle Laberge et Shirley Roy, « Marginalité et exclusion sociales : des lieux et des formes », Cahiers de recherche sociologique, no 22,‎ , p. 5 (ISSN 0831-1048 et 1923-5771, DOI 10.7202/1002205ar, lire en ligne)
  2. « Les méfaits de l'isolement social », sur https://www.sciencepresse.qc.ca, (consulté le 3 décembre 2018)
  3. Danielle Laberge et Shirley Roy, « Interroger l’itinérance : stratégies et débats de recherche », Cahiers de recherche sociologique, no 22,‎ , p. 93 (ISSN 0831-1048 et 1923-5771, DOI 10.7202/1002211ar, lire en ligne)
  4. Jean-Claude Kaufmann, « Les cadres sociaux du sentiment de solitude », Sciences sociales et santé, vol. 13, no 1,‎ , p. 123–136 (ISSN 0294-0337, DOI 10.3406/sosan.1995.1321, lire en ligne)
  5. House James S, Social Isolation Kills, But How and Why?, vol. 63, American Psychosomatic Society, , 63:273–274 (2001) p. (PMID 11292275, lire en ligne), chap. 2
  6. NI. Eisenberger, « The neural bases of social pain: evidence for shared representations with physical pain. », Psychosom Med, vol. 74, no 2,‎ , p. 126-35 (PMID 22286852, DOI 10.1097/PSY.0b013e3182464dd1)
  7. JS. House, « Social isolation kills, but how and why? », Psychosom Med, vol. 63, no 2,‎ , p. 273-4 (PMID 11292275)
  8. Cacioppo & Hawkley, 2009
  9. (en) Patricia Drentea et Jennifer L. Moren-Cross, « Social capital and social support on the web: the case of an internet mother site », Sociology of Health and Illness, vol. 27, no 7,‎ , p. 920–943 (ISSN 0141-9889 et 1467-9566, DOI 10.1111/j.1467-9566.2005.00464.x, lire en ligne)
  10. (en) McPherson, M., L. Smith-Lovin, and M.E. Brashears, “Social Isolation in America: Changes in Core Discussion Networks over Two Decades.” American Sociological Review 71 (2006): 353-375.
  11. (en) Nie, N., D.S. Hillygus, and L. Erbring, (2002). “Internet Use, Interpersonal Relations and Sociability: A Time Diary Study” in The Internet in Everyday Life, edited by Barry Wellman and Caroline Haythornthwaite. Oxford: Blackwell.
  12. (en) Kraut, R., et al., "Internet Paradox Revisited." "Journal of Social Issues" 58 (2002): 49-74.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]