Ismael Qaani

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Ismael Qaani
Ismael Qaani
Qaani en mai 2019

Naissance (62 ans)
Mashhad (Iran)
Origine Iranien
Allégeance Drapeau de l'Iran Iran
Arme Corps des Gardiens de la révolution islamique
Grade Brigadier-général
Commandement Force Al-Qods
Conflits Guerre Iran-Irak

Ismael Qaani ou Esmaïl Ghani (en persan : اسماعیل قاآنی), né le à Mashhad en Iran, est un général iranien, commandant de la Force Al-Qods des Gardiens de la révolution iraniens.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ismael Qaani rejoint le Corps des Gardiens de la révolution islamique en 1979 ou 1980, peu après la Révolution islamique[1].

Il mène ses premiers combats contre les rebelles séparatistes kurdes[1]. Il prend ensuite part à la guerre Iran-Irak, au cours de laquelle il commande les divisions Nasr-5 et Imam Reza-21 du Corps des Gardiens de la révolution islamique[2],[1]. Il y rencontre Qassem Soleimani, avec lequel il se lie d'amitié[1]. Il est nommé en 1987 à la tête du corps Ansar, qui opère en Afghanistan et au Pakistan[1]. Il entre dans la Force Al-Qods en 1993[3].

Lorsque Qassem Soleimani est nommé à la tête de la Force Al-Qods entre le 10 septembre 1997 et le 21 mars 1998, Ismael Qaani est désigné pour être son adjoint, semble-t-il à la demande de Soleimani[1],[3],[2]. Les deux commandants pourraient s'être partagé leurs zones d'actions : les régions à l'ouest de l'Iran pour Soleimani — Irak, Syrie, Liban et Palestine — et celles à l'est pour Qaani — Afghanistan et Asie centrale[1],[3].

En 2009, un de ses fils, alors étudiant, aurait été arrêté à Mechhed lors du soulèvement postélectoral contre la réélection de Mahmoud Ahmadinejad[3].

Le , Qaani est ajouté sur la liste des personnes faisant l'objet d'un gel de leurs actifs et d'une interdiction de transactions avec des entités américaines par le bureau du contrôle des actifs étrangers du Département du Trésor américain[4].

Le , après la mort de Qassem Soleimani dans une frappe américaine à l'aéroport de Badgad, le Guide de la Révolution Ali Khamenei désigne Qaani pour lui succéder à la tête de la Force Al-Qods[5],[3].

Regards contemporains[modifier | modifier le code]

Selon Ali Alfoneh, chercheur à The Arab Gulf States Institute (en), si « Soleimani émerge rapidemment comme un chef charismatique [...] Qaani semble plus cantonné à des tâches quotidiennes administratives et bureaucratiques »[1]. Cependant il partage avec Soleimani une grande « capacité d’improvisation dans les opérations militaires », en y ajoutant « le courage de remettre en question la sagesse des décisions prises par ses supérieurs »[3].

En janvier 2020, Le Monde indique que selon une source régionale : « C’est un dur, un vrai, encore plus religieux que Soleimani, très connecté avec le Hezbollah et la Syrie, mais moins connu par les Irakiens que ne l’était Soleimani »[6].

Références[modifier | modifier le code]