Isles-sur-Suippe

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Isles-sur-Suippe
Mairie.
Mairie.
Blason de Isles-sur-Suippe
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine
Département Marne
Arrondissement Reims
Canton Bourgogne
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de la Suippe
Maire
Mandat
Guy Riffe
2014-2020
Code postal 51110
Code commune 51299
Démographie
Gentilé Islois
Population
municipale
823 hab. (2013)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 21′ 26″ Nord 4° 12′ 05″ Est / 49.3572, 4.2014
Superficie 12,39 km2
Localisation

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Isles-sur-Suippe (prononcé /il.syʁ.sɥip/) est une commune française en région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. Faisant partie des communes les plus septentrionales du département de la Marne, elle est limitrophe du département des Ardennes et, en 2013, compte 823 Islois et Isloises[1].

Son histoire est marquée par la situation d'Isles-sur-Suippe au carrefour de la vallée de la Suippe et de l'axe Reims - Charleville-Mézières. Le village voit ainsi plusieurs chefs d'État y faire étape.

La proximité d'activités du secteur secondaire a transformé un emploi initialement rural vers un emploi a majorité industriel. Mais la construction de l'A34 a rapproché la commune de la ville de Reims et de sa gare TGV ce qui développe aujourd'hui son caractère résidentiel.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

À vol d'oiseau, Isles-sur-Suippe est à 16,5 km au nord-est de Reims, 47,7 km au sud-est de Laon et 58,6 km au sud-ouest de Charleville-Mézières[2]. Elle fait partie de l'aire urbaine de Reims.

Les sept communes limitrophes sont :

Communes limitrophes de Isles-sur-Suippes
L'Écaille Saint-Remy-le-Petit Ménil-Lépinois
Bazancourt Isles-sur-Suippes Warmeriville
Pomacle Lavannes

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Coupe géologique du Bassin parisien

La superficie de la commune est de 12,39 hectares ; Son altitude est d'environ 100 m, le point le plus bas (74 m) est à l'est sur la Suippe et le point le plus haut (136 m) est au nord-est sur les pentes du « Mont Berny » (158 m) situé sur la commune de Ménil-Lépinois[3].

Isles-sur-Suippe se situe au cœur de la Champagne Centrale dite 'crayeuse'. Cet ensemble appartient à l'arc du Crétacé supérieur du Bassin Parisien. L'inclinaison de cet ensemble a orienté les cours d'eau, y compris la Suippe, vers le Nord-Ouest[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Suippe, affluent de l'Aisne long de 81,7 km traversant plusieurs communes du département de l'Aisne et vingt cinq de celui de la Marne. La Suippe se divise en deux bras pour former le Chignicourt, l'ile occidentale de la commune. Le Ruisseau des Fontaines, bras aménagé, a pour origine la Suippe en amont du pont de la voie ferrée sur celle-ci et se jette dans son bras nord après 2 km en formant l'ile orientale de la commune. Le Ru prend sa source dans la commune de Lavannes et se jette dans la Suippe d'abord, puis dans le Ruisseau des Fontaines, après un parcours de 3,3 km.

Climat[modifier | modifier le code]

Selon la méthode Köppen, le climat est « tempéré océanique humide » (Cfb). L'atmosphère est donc douce et humide[5] avec des hivers qui peuvent aussi se révéler vifs et des étés secs et parfois orageux[6]. La station météorologique la plus proche est celle de Reims-Courcy.

Relevé météorologique de Reims-Courcy 1931-1960
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,8 −0,4 1,5 4,1 7,5 10,8 12,8 12,5 10,3 6 3,1 0,5 5,7
Température maximale moyenne (°C) 5,1 6,6 11,6 14,9 19 22,2 24 23,3 20,6 15,1 9,2 5,8 14,8
Source : Station homologuée Météo-France[7]


Relevé météorologique de Reims-Courcy 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,4 −0,1 1,8 3,8 7,3 10,4 12 11,9 9,5 6,6 2,8 0,5 5,5
Température maximale moyenne (°C) 4,9 6,9 10,2 13,9 18,1 21,4 23,8 23,4 20,3 15,4 9,2 5,9 14,5
Ensoleillement (h) 50,3 86,1 129,4 171,7 206,9 220 235 216,3 170,6 121,6 71,9 49 1 728,8
Précipitations (mm) 43,6 42,2 50,8 43,4 59,8 58,8 52,2 49,4 49,5 51,5 53,1 49,8 604,1
Source : Météo-France - Infoclimat[8]


Relevé météorologique de Reims-Courcy 1981-2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,1 0,1 2,6 4,2 8,1 10,8 12,9 12,6 9,8 7,2 3,4 1,1 6,1
Température maximale moyenne (°C) 5,7 7,1 11,3 14,7 18,8 21,8 24,7 24,3 20,3 15,6 9,7 6,3 15,1
Source : Station homologuée Météo-France[9]


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routier[modifier | modifier le code]

L'A34 passe à Isles-sur-Suippe, déviant la RN 51 depuis 1993. Demandée par le conseil municipal au début des années 1970 en prévision du futur aménagement de la RN51 en voie rapide et en raison de la circulation déjà intense dans la commune, c'est entre 1989 et 1993 qu'elle est réalisée. Cette déviation, longue de 3,6 km, est constituée de deux chaussées, trois rétablissements routiers de communications, deux franchissements de brèche (la rivière Suippe et la voie ferrée) et un échangeur complet de type demi-trèfle. L'opération se monta à 68,28 millions de francs (environ 10,5 millions d'euros) et fut financée à 50 % par l'état, 25 % par le département de la Marne et 25 % par la Région[10].

La route départementale 20, voie de desserte principale de la vallée de la Suippe, croise l'A34 à Isles-sur-Suippe.

Accès ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire de Bazancourt, distante de deux kilomètres, permet aux habitants de se rendre à Reims ou dans les Ardennes par TER Champagne-Ardenne.

Transports routiers[modifier | modifier le code]

Un bus scolaire accessible par les habitants assure la liaison régulière entre la commune et la gare de Bazancourt.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Un plan local d'urbanisme a été adopté le 3 Septembre 2013. Un règlement définit les dispositions qui s'appliquent au territoire de la commune. Celui-ci est divisé en zones urbaines, à urbaniser, agricoles et de sites.

Logement[modifier | modifier le code]

La commune compte 343 logements en 2012[Insee 1].

Parmi ces logements, 91,6 % sont des résidences principales, 0,9 % des résidences secondaires et 7,5 % des logements vacants. Ces logements sont pour 88,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 11,6 % des appartements[Insee 2].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Selon le dossier départemental des risques majeurs (DDRM) de la Marne, Isles-sur-Suippe est concernée par un seul risque majeur. Il s'agit d'un risque technologique lié au transport de matières dangereuses[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Un extrait de 'Diocese de Rheims, et le païs de Rethel' publié en 1665 par Joan Blaeu.

La paroisse est appelée « Insula super Suppia » ou « Isleum » au commencement du XIe siècle[12],[13], puis « Isla » au milieu du XIe siècle[14]. Son nom s'est progressivement transformé, à partir du XIIIe siècle et jusqu'au XVe siècle, en « Yle », « Ylle » puis « Ysle ». À la fin du XVe siècle, le village devient « Isle ». Le « s » final d'Isles est attesté vers 1621[15]. Au XVIIIe siècle, la commune se voit ajouter le nom de la rivière qui la traverse, la Suippe, devenant Isles-sur-Suippe.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Sur l'ensemble de la période préhistorique, la densité de population est d'environ 10 habitants/km² pour la Champagne actuelle. D'importants défrichements sont effectués sur toute cette période dans le triangle Isles-sur-Suippe, Witry, Bourgogne, ce qui contribue à assécher cette région[16].

Antiquité[modifier | modifier le code]

À l’occasion des travaux de la déviation routière du village, les occupations suivantes ont été mises au jour : Côté nord, un habitat de l'âge du bronze, les vestiges d'une ferme datant de 1200 av. J.-C. Côté sud, au niveau de l'échangeur, des vestiges de la Tène datés du premier siècle avant l'Ère commune.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Isles-sur-Suippe était compris autrefois dans l'élection de Reims. La paroisse dépendait du doyenné de Lavannes. L'église est placée sous le vocable de saint Rémi. La seigneurie temporelle appartenait aux religieux de Saint Remi de Reims ; elle avait été acquise par eux au début du XIIe siècle[12],[14].

Des fouilles sont réalisées dans un cimetière médiéval à l'occasion de la déviation de la RN 51 en 1992. Un ensemble d'occupations sont mis en évidence: Une fosse gallo-romaine datée du deuxième siècle, trois enclos quadrangulaires carolingiens[17], « un grand bâtiment du Hallstatt moyen, à trois nefs, a pu être étudié, ainsi que diverses structures secondaires (petits bâtiments, greniers, silos) à l'intérieur d'un enclos palissadé partiellement dégagé[18]. »

Le relais de poste[modifier | modifier le code]

L'ancien relais de poste.

Le Relais de la Poste Royale d'Isles est créé au milieu du XVIIe siècle, la route postale de Paris à Sedan mise en fonction en 1654 y passe obligatoirement; placé entre les postes de Reims et de Rethel-Mazarin, c'est un maillon important de la route desservant Sedan, cité faisant alors autorité dans les Ardennes. À cette époque, la famille Galland semble s'être fixée dans Isles, initiant une dynastie de maîtres de poste[10].

Le XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le 22 juin 1717, après avoir déjeuné à Jonchery, Pierre le Grand fait du tourisme à Reims durant quelques heures puis gagne Isles pour y passer la nuit. Le lendemain matin, il prend la route pour gagner Charleville[10],[19].

Après trois mois de neige abondante et de températures négatives, le dégel du 28 février 1784 provoque une crue catastrophique de la Suippe. Isles-sur-Suippe et les communes voisines sont partiellement détruites[20].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La conscription de l'an IX (1800) a lieu dans la région en l'an XI, c'est-à-dire en 1802. Les communes de Witry, Caurel, Lavannes et Isles-sur-Suippe doivent fournir trois soldats pour l'armée active et trois soldats pour l'armée de réserve[21].

Le 20 juin 1815, Napoléon, au retour de Waterloo, s'assied dans le Relais, devant l'âtre. Ses officiers remettent au maître de poste quatre pièces d'or de 40 lires à l'effigie de Marie-Louise d'Autriche[10].

Au début du XIXe siècle, l'une des trois malles traversant le département, celle de Sedan, passe à Isles-sur-Suippe[22].

La famille Mangon exploite une brasserie artisanale à Isles-sur-Suippe dès 1830. Une cidrerie est adjointe entre 1857 et 1884. La production brassicole, cédée à Prosper Bellavoine en 1895, s'élève à 10000 hectolitres à la veille de la première guerre mondiale qui voit la destruction des bâtiments. Ils sont reconstruits dans les années 1920 pour la production de bières de ménage et de bières à bock, avant d'être définitivement incendiés en 1944. Le site reste une friche jusqu'en 1994 puis devient place de la brasserie après aménagement en aire de jeux[10],[23].

Vers 1843, Filature et tissage Dauphinot Pérard fabrique du tissu mérinos. L'usine devient Dauphinot Mangon, puis Lallement et cesse son activité textile avant la première guerre mondiale. Le site est occupé aujourd'hui par la société AFICA qui y affine du laiton[24].

La famille Dauphinot exploite une parcelle de vigne au lieudit 'Les Vignes' près du 'Mont de Pomacle'. Le raisin était pressé à Isles-sur-Suippe, champagnisé à Reims et commercialisé sous la marque 'Champagne du Bras d'Or'. Faute de soins, la vigne retourne à l'état sauvage durant la première guerre mondiale[10].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Occupé dès le début du conflit, Isles-sur-Suippe n'est libéré que quatre ans plus tard. À partir du 5 octobre 1918, une offensive française est déclenchée pour libérer le secteur de la Suippe. C'est le 61e bataillon de tirailleurs sénégalais (BTS) qui mène toute la bataille pour la reconquête de Isles. Le lieutenant Fernand Guillaume à la tête de sa section est blessé lors du premier assaut sur Isles-sur-Suippe le 7 octobre 1918. Après des combats acharnés et meurtriers, ce n'est que le 11 octobre, l'occupant ayant évacué le village dans la nuit, que l'armée française reprend possession d'Isles-sur-Suippe[25]. Une rue du village porte le nom du lieutenant Fernand Guillaume.

Un camp allemand de la ligne arrière du front de Champagne est exhumé en 2014 par une équipe d'archéologues de l'Inrap. La fouille, prescrite par la DRAC Champagne-Ardenne en 2012, vise initialement un enclos Gaulois. Elle permet de mieux comprendre un quotidien de seconde ligne, peu documenté jusqu'à ce jour[26].

Village sinistré, Isles-sur-Suippe est décoré en 1920 de la croix de guerre 1914-1918. En 1924, le clocher de l'église retrouve ses trois cloches, copies fidèles de celles enlevées par les Allemands en 1916. Les noms des 25 Islois morts pour la France lors de ce conflit, sont gravés sur le monument aux morts.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En mai 1940, pour freiner l'armée allemande, les soldats français dynamitent le pont de la Suippe qui est complètement détruit ainsi que les maisons proches. En quelques jours les Allemands construisent un pont provisoire en bois à côté de l'ancien. En 1942, ils reconstruisent le pont actuel dont le tablier est remplacé en 1996 par une dalle étanche. En 1944, lors de l'arrivée des soldats américains, une jeep saute sur une mine placée dans le tablier du pont. Les deux passagers sont légèrement blessés. Après déminage, le convoi poursuit son chemin. Lorsque le mercredi 30 août 1944, en fin de matinée, les soldats américains stoppent un moment leurs chars sur la nationale 51, ils sont accueillis chaleureusement par la population[10].

Cinquième République[modifier | modifier le code]

Au cours de son 18ème voyage officiel, le plus long de tous, le général Charles de Gaulle, président de la République, fait une halte à Isles-sur-Suippe le . Il est accueilli par le préfet Jean-Émile Vié, par le maire Charles Dolhem, par les gendarmes, les pompiers et toute la population. Le chef de l'État, après avoir adressé quelques mots à la foule, donne de nombreuses poignées de main. Une enfant de l'école lui offre un bouquet de fleurs[10].

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Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Personnalités élues par circonscription électorale de rattachement[modifier | modifier le code]

Au-delà du maire, premier magistrat administrant la commune, les personnalités élues dont le mandat est relatif à une collectivité à laquelle est rattachée la commune d'Isles-sur-Suippe et représentant donc le territoire communal au sein de chacune de ces collectivités sont les suivantes :

Élections Circonscription électorale Élu de la circonscription
Niveau Type Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Groupe communal Municipales et communautaires Commune d'Isles-sur-Suippe Maire Guy Riffe 2014 2020
Communauté de communes de la Vallée de la Suippe Président de la communauté de communes Yannick Kerharo 2014 2020
Département Départementales Canton de Bourgogne Conseillère départementale Monique Dorgueille 29 mars 2015 2021
Conseiller départemental Eric Kariger
Région Régionales Région ACAL Président du conseil régional Philippe Richert 18 décembre 2015 2021
Pays Législatives 1re circonscription de la Marne Député Arnaud Robinet

Carte judiciaire[modifier | modifier le code]

Isles-sur-Suippe relève du tribunal d'instance de Reims, du tribunal de grande instance de Reims, de la Cour d'appel de Reims, du tribunal pour enfants de Reims, du conseil de prud'hommes de Reims, du tribunal de commerce de Reims, du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne et de la Cour administrative d'appel de Nancy[27].

Politique et administration municipale[modifier | modifier le code]

Conseil municipal et maire[modifier | modifier le code]

Du fait de sa taille, Isles-sur-Suippe dispose de quinze conseillers municipaux, dont quatre adjoints. L’électorat compte 578 personnes en 2014.

Liste des maires successifs[10]
Période Identité Étiquette Qualité
  1795 M. Lemarteleur    
1801 1802 Pierre Hurault    
1823 1852 M. Mothé    
1852 1878 Eugène Galland   Epicier
1878 1893 Nicolas Gobréau   Tanneur
1893 1897 M. Lebrun    
1897 1902 Nicolas Gobréau   Tanneur
1902 1905 M. Lemarteleur    
1905 1929 Nicolas Gobréau   Tanneur
1929 1945 Maurice Dauphinot   Agriculteur
1945 1965 Charles Dolhem   Agriculteur
1965 1989 Pierre Mangeart   Agriculteur
1989 en cours
(au 4 juillet 2014)
Guy Riffe   Directeur
Réélu pour le mandat 2014-2020[28]

Finances communales[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune dispose d’un budget de 944 000 € dont 537 000 € de fonctionnement et 407 000 € d'investissement[29], en diminution de 24 % par rapport à 2008[30].

Les taux d’imposition fixés par la commune sont de 12,87 % pour la taxe d'habitation, de 16,6 % pour la taxe foncière sur le bâti et 18,18 % pour la taxe foncière sur le non-bâti. Les taux de la strate des communes de 500 à 2 000 habitants sont respectivement de 11,80 %, 15,62 % et 45,16 %[29].

La dette cumulée de la commune s’élève au 31 décembre 2014 à 130 000 €, soit 160 € par habitant, en diminution de 64 % par rapport à 2008. La dette moyenne par habitant de la strate des communes de 500 à 2 000 habitants s'élève quant à elle en 2014 à 596 €[29].

Année
Population
Fonctionnement Investissements Autofinancement Endettement Fiscalité
Produits
(en k€)
Charges
(en k€)
Résultat
(en k€)
Ressources
(en k€)
Emplois
(en k€)
CAF
(en k€)
encours
au 31/12
(en k€)
encours
par habitant
(en € par habitant)
TH
TFb TFnb Tpfa
Produits
impôts locaux
(en k€)
2008[30] 797 579 544 34 665 951 38 297 441 12,87 % 16,60 % 18,18 % 0 % 159
2009[31] 797 480 422 58 233 103 60 254 339 12,87 % 16,60 % 18,18 % 0 % 159
2010[32] 797 755 693 62 791 264 64 211 276 12,87 % 16,60 % 18,18 % 0 % 171
2011[33] 797 428 340 88 59 267 90 167 206 12,87 % 16,60 % 18,18 % 0 % 182
2012[34] 797 448 284 164 343 642 164 180 223 12,87 % 16,60 % 18,18 % 0 % 191
2013[35] 823 561 386 175 525 694 169 210 260 12,87 % 16,60 % 18,18 % 0 % 201
2014[29] 809 837 408 129 407 185 135 130 160 12,87 % 16,60 % 18,18 % 0 % 260
Notes : CAF = Capacité d'autofinancement, TH = Taux de la taxe d'habitation, TFb = taux de la taxe sur le foncier bâti, TFnb = taux de la taxe sur le foncier non bâti, Tpfa = Taxe professionnelle (fiscalité additionnelle)

Services publics communaux et intercommunaux[modifier | modifier le code]

Assainissement[modifier | modifier le code]

Le principe de réalisation d'un réseau d'assainissement pour les communes d'Isles-sur-Suippe et Warmeriville est accepté par le conseil municipal en 1975. La première station d'épuration entre en fonctionnement le 15 Avril 1978, un délai de 2 ans est alors accordé aux habitants de la commune pour se raccorder au tout-à-l'égout[10].

La station d'épuration actuelle, gérée par le syndicat des eaux de Warmeriville, est mise en service en 2000 sur le territoire d'Isles-sur-Suippe. Sa capacité est de 12000 équivalents habitants et elle épure les eaux usées des communes de Bazancourt, Boult-sur-Suippe, Isles-sur-Suippe et Warmeriville[10]. La collecte des eaux usées est assurée par un réseau de type séparatif, il ne peut recevoir d'eaux pluviales qui doivent faire l'objet d'une infiltration à la parcelle.

Gestion des déchets[modifier | modifier le code]

Le ramassage des ordures ménagères est mis en place par le conseil municipal le 4 Octobre 1965. L'enlèvement est aujourd'hui assuré par SYCODEC Plaines et Montagnes Rémoises. C'est le Syndicat de valorisation des ordures ménagères de la Marne qui se charge du traitement et de la valorisation des déchets ménagers. Les déchetteries de Bazancourt et Warmeriville ainsi que les 4 bennes à verres de la commune complètent le dispositif de collecte[10].

Sécurité civile[modifier | modifier le code]

La commune adhère au Syndicat Intercommunal de Défense et de l'Incendie de la Vallée de la Suippe.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Lors du recensement de 1669, Isles compte 25 feux et 84 habitants[36].

En 2013, la commune comptait 823 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
275 372 410 498 622 575 646 683 706
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
720 671 748 775 790 748 802 773 781
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
651 630 651 431 514 462 470 508 523
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
547 529 548 713 635 661 738 797 797
2013 - - - - - - - -
823 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2004[38].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'accueil des enfants en scolaire et périscolaire, extrascolaire et accueil jeune enfance relève de la compétence de la communauté de communes de la Vallée de la Suippe (CCVS).

Maternelle et élémentaire[modifier | modifier le code]

Le nouveau pôle communautaire scolaire, sportif et de services implanté à Warmeriville ouvre ses portes aux élèves des communes de Isles-Sur-Suippe, Warmeriville et Heutrégiville le 4 septembre 2012. L'école maternelle et élémentaire privée du Val des Bois accueille, en 2015, 119 élèves à Warmeriville.

Collège et Lycée[modifier | modifier le code]

Le collège Georges-Charpak, situé à Bazancourt, accueille les élèves des sept communes de la communauté de communes de la vallée de la Suippe ainsi que ceux de Bourgogne, de Frèsne-les-Reims et de la section d'enseignement général professionnel adapté (SEGPA) du secteur du collège de Pontfaverger affectés à Bazancourt[39].

Santé[modifier | modifier le code]

La communauté de communes de la Vallée de la Suippe bénéficie de la proximité de l'agglomération rémoise et de ses grands équipements de santé (CHU et cliniques privées). Toutefois, Bazancourt et Warmeriville proposent un éventail de services avec des médecins généralistes, spécialistes (orthophoniste et podologue), dentistes, kinésithérapeute, infirmiers, magnétiseurs et deux pharmacies. Des médecins généralistes exercent également à Bazancourt, Boult-sur-Suippe et Warmeriville[39].

Cultes[modifier | modifier le code]

L'unique lieu de culte de la commune est l'église catholique Saint-Remi. Isles-sur-Suippe fait partie de la paroisse Sainte-Marie de la Suippe, elle-même membre de l'Archidiocèse de Reims.

Économie[modifier | modifier le code]

En 2011, la population active occupée (ayant un emploi) est de 401 personnes. Parmi elles, 322 actifs travaillent dans une autre commune. La part d'inactifs représente 24,3 % de la population, dont 8,7 % de retraités. Le taux de chômage est en baisse de 6,2 % en 2006 à 5,1 % en 2011. Il concerne surtout les moins de 25 ans et plus de 55 ans.

189 emplois sont recensés en 2013 dans la commune, contre 193 en 1999. 85,8 % des emplois sont salariés. Les emplois sont stabilisés : 73 % des actifs disposent d'un Contrat à durée indéterminée ou sont titulaires de la fonction publique.

Le tissu économique est constitué majoritairement de petites unités avec 94,5 % d'entreprises de moins de 10 salariés et 1,37 % d'entreprises de 50 salariés ou plus. 51 entreprises sont recensées avec un taux de création en baisse à 7,8 % en 2014. Le potentiel de développement est basé partiellement sur la zone d'activité intercommunale du Val des Bois, le pôle agro-industrie de Bazancourt/Pomacle et le parc d'activités Sohettes-Val des Bois[40].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2012, le revenu fiscal médian par ménage était de 22 535 €, ce qui plaçait Isles-sur-Suippe au 5 125e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[41].

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

Moins de un pour cent des emplois sont dans le secteur agricole en 2011, contre quatre en 1999.

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

La majorité des emplois sont industriels à près de 66 %. Le nombre d'emplois dans la construction a été multiplié par deux et représente 22 % des emplois en 2011 contre 10 % en 1999.

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

Les emplois tertiaires sont au nombre de 22 emplois. Ils représentent 11 % des emplois en 2011 contre 25 % en 1999.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.

L'église Saint-Rémi du XIIIe siècle.

La salle d'asile d'Isles-sur-Suippe est élevée par l'architecte Louis Cyprien Alfred Millard[42].

Le 22 décembre 1924, la Société Anonyme des Granits et Porphyres Français présente à la commune un devis de 14 500 francs pour le monument aux morts. Celui-ci est érigé en Mars 1925[43].

Patrimoine industriel[modifier | modifier le code]

Le moteur à gaz pauvre, de modèle 'National', de l'ancienne brasserie.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Les berges de la Suippe.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pierre Augustin Génicot, fils de manouvrier né à Isles-sur-Suippe en 1820, meurt à Reims en 1891. Analphabète jusqu’à 18 ans, il devint poète et chroniqueur politique. Il fut publié dans certains journaux rémois des années 1870 à 1874 comme 'Le franc parleur'[44].

Maurice Dauphinot, né à Isles-sur-Suippe, le 21 juillet 1878, ingénieur agronome, devient agro-viticulteur dans son village natal. Il produit du vin et du champagne, aux lieux-dits « le vin d’Isles » et « le Mont de Pomacle » avant la Première Guerre mondiale. Il est conseiller municipal en 1919 puis désigné adjoint dès 1920 avant d’être élu maire, fonction qu’il exerce durant plusieurs mandats jusqu’au 20 mai 1945. Maurice Dauphinot meurt le 10 août de cette même année, à 67 ans[45].

Charles Dolhem est né en 1903 à Jancourt, dans l’Aisne. Il reprend l’exploitation agricole familiale à Isles-sur-Suippe et y développe une activité de marchand de moutons. Il est élu au conseil en mai 1945. Dès septembre de la même année, il est élu maire, fonction qu’il exerce jusqu’au 23 mars 1965. Il demeure conseiller municipal d’Isles-sur-Suippe jusqu’en 1971. Ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale, Charles Dolhem travaille dans une ferme en Allemagne comme prisonnier. Il meurt en 1974, à 71 ans[45].

Pierre Mangeart, né en 1929, suit les cours de l’École d’Agriculture avant de s’installer comme agriculteur à Isles-sur-Suippe. Il crée les « Fermiers de Champagne », une coopérative spécialisée dans la production et la transformation des volailles de la région. Il préside également la coopérative « La luzerne de Bazancourt ». Citoyen engagé, il est élu conseiller municipal en 1959 et devient maire en 1965, une fonction qu’il assume jusqu’en 1989. Pierre Mangeart contribue en 1959 à la création du syndicat des Eaux de Warmeriville qu’il préside ensuite de 1983 à 1989. Il est à l’origine du réseau de distribution d’eau potable, de la station d’épuration, de la collecte des déchets ménagers et propose, dès 1986, de réserver au POS de la commune un emplacement sur la route de Warmeriville, anticipant la déviation de la RN 51. Il s’est aussi investi dans le développement agricole en Afrique et au Kazakhstan. Pierre Mangeart meurt en septembre 2004, à 75 ans[45].

Décoration[modifier | modifier le code]

Une Croix de guerre 1914-1918.

La commune reçoit la Croix de guerre 1914-1918 le 1er octobre 1920.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Isles-sur-Suippe a pour Armes le blason de Saint Rémi, patron de l'église paroissiale.

Armes de Isles-sur-Suippes

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : D'azur fleur-de-lisé d'or à une croix d'argent brochant sur le tout.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « Marne > Isles-sur-Suippe (51110) », sur Insee (consulté le 1er mars 2016).
  2. Lionel Delvarre, « Orthodomie », sur le site lion1906.com (consulté le 4 décembre 2012).
  3. « géoportail », sur le portail des territoires et des citoyens (consulté le 4 décembre 2012).
  4. « Atlas régional des paysages », sur DREAL Champagne-Ardenne (consulté le 13 mars 2016).
  5. « La dégradation climatique », sur le site curiosphère : l'éducation en images avec France 5 (consulté le 3 octobre 2011)
  6. « Le climat champenois », sur le site de la SARL Champagne J. Dumangin Fils (consulté le 3 octobre 2011)
  7. « Données climatiques », sur Météo climat bzh dyndns.org (consulté le 12 septembre 2012)
  8. « Normales et records des stations météo de France », sur Infoclimat (consulté le 8 octobre 2011)
  9. « Données climatiques », sur MétéoFrance (consulté le 12 septembre 2012)
  10. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Gazettes d'Isles-sur-Suippe
  11. DDRM Marne
  12. a et b G. Robert, « Isles-sur-Suippe au Moyen Âge », dans Revue de Champagne, , p. 369
  13. [1]
  14. a et b Auguste Longnon, Etudes sur les pagi de la Gaule, Paris, , p. 21
  15. Auguste Longnon, Dictionnaire topographique de département de la Marne : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Imprimerie nationale, coll. « Dictionnaire topographique de la France », (lire en ligne), p. 134
  16. Yann Harlaut, « Le Canton de Bourgogne », dans Mémoire en Images, , p. 128
  17. Lola Bonnabel, « Fouille d’un cimetière médiéval à Isles-sur-Suippe », Bulletin de la société archéologique champenoise, t. 85, 1992 no 3, p. 2-3.
  18. L’archéologie en Champagne-Ardenne (1992) Bilan et résultats
  19. L'Union
  20. [2]
  21. Yann Harlaut, « Le Canton de Bourgogne », dans Mémoire en Images, , p. 128
  22. « 2ème série Tome 9 », dans Mémoire de la société d'agriculture, commerce, sciences et arts, , p. 22
  23. Région ACAL, « Brasserie et cidrerie Mangon Mennesson Alphonse, puis Bellavoine, actuellement aire de jeux », sur le site inventaire-patrimoine.cr-champagne-ardenne.fr (consulté le 14 février 2016).
  24. Région ACAL, « Filature et tissage Dauphinot Pérard, puis Dauphinot Mangon, puis Lallement, puis menuiserie Lallement, actuellement fonderie AFICA, maison et remise », sur le site inventaire-patrimoine.cr-champagne-ardenne.fr (consulté le 21 février 2016).
  25. Journal de marche du 61e BTS
  26. Inrap, « Archéologie de la vie quotidienne pendant la Grande Guerre : un camp allemand », sur le site inrap.fr (consulté le 20 février 2016).
  27. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et des libertés (consulté le 7 février 2016).
  28. « Liste des maires du département de la Marne » [PDF], Renouvellement des exécutifs locaux, Préfecture de la Marne,‎ (consulté le 2 septembre 2015).
  29. a, b, c et d Compte communal détaillé 2014 sur la base Alize du ministère des Finances, consulté le 2 février 2016
  30. a et b Compte communal détaillé 2008 sur la base Alize du ministère des Finances, consulté le 2 février 2016
  31. Compte communal détaillé 2009 sur la base Alize du ministère des Finances, consulté le 2 février 2016
  32. Compte communal détaillé 2010 sur la base Alize du ministère des Finances, consulté le 2 février 2016
  33. Compte communal détaillé 2011 sur la base Alize du ministère des Finances, consulté le 2 février 2016
  34. Compte communal détaillé 2012 sur la base Alize du ministère des Finances, consulté le 2 février 2016
  35. Compte communal détaillé 2013 sur la base Alize du ministère des Finances, consulté le 2 février 2016
  36. Yann Harlaut, « Le Canton de Bourgogne », dans Mémoire en Images, , p. 128
  37. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  38. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  39. a et b Communauté de communes de la vallée de la Suippe
  40. PLU de Isles-sur-Suippe - Diagnostique 2012
  41. « CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl », sur site de l'Insee (consulté le 23 janvier 2016).
  42. Notices nécrologiques des ALMANACHS MATOT-BRAINE
  43. [3]
  44. La vie rémoise
  45. a, b et c Allocution au dévoilement des plaques du 22 octobre 2010