Islam en Bulgarie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (janvier 2012).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

image illustrant l’islam image illustrant la Bulgarie
Cet article est une ébauche concernant l’islam et la Bulgarie.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

La mosquée Bania Bachi, construite en 1576 par l'architecte ottoman Sinan.

Les citoyens bulgares de confession musulmane sont près de 580 000 personnes. Ce groupe comprend des Turcs et des Tatars et des Bulgares musulmans, les Pomaques. Les deux premières communautés vivent principalement au nord de la Bulgarie, en Dobroudja et dans les environs de Vidin ; la troisième au sud, dans les Rhodopes. Il y a aussi des Roms musulmans : les Çingene, et des musulmans d'origine kurde, circassienne, syrienne, libanaise ou palestinienne en petit nombre. Selon un recensement officiel réalisé en 2011, la population compte 546 004 sunnites, 27 407 chiites, 3 728 autres musulmans[1].

Composition[modifier | modifier le code]

La majorité des musulmans bulgares, les Pomaques, sont de confession sunnite de rite hanafite : cette forme de l'islam avait été favorisée par l'Empire ottoman qui a occupé le pays pendant près de cinq siècles. Comme beaucoup d'autres Slaves des Balkans (Bosniaques, Goranes, Torbèches) et comme la majorité des Albanais, les Pomaques se sont convertis à l'islam pendant l'époque ottomane, notamment pour ne plus subir le haratch (double-capitation sur les non-musulmans) et le devchirmé (enlèvement des premiers-nés mâles pour être élevés en janissaires)[2]. Tous ne sont pas sunnites : les Bektachis, des soufis, sont considérés comme une branche du chiisme. Près de 84 000 personnes appartenant à ces communautés vivent dans la région de Razgrad, Sliven, Tutrakan et Silistra (nord-est de Roussé). Ils ont adopté l'alévisme en raison de sa tolérance envers les coutumes nationales et religieuses bulgares. Par exemple, certains maintiennent des pratiques orthodoxes comme la communion et le respect des saints. Cette intégration de coutume orthodoxe dans l'islam a provoqué l'émergence d'un syncrétisme qu'on ne trouve qu'en Bulgarie. Cette communauté reste fermée aux étrangers, et méfiante vis-à-vis des sunnites.

Selon des sources non officielles, les alévis représentent entre 18-20% et la population turcophone du pays, 13% selon les chiffres officiels.
Selon une enquête réalisée par Irène Mélikoff en 1985, le nombre d'alévis en Bulgarie est d'environ 90 à 100 000. Le recensement du 4 décembre 1992 dénombre 83 537 habitant qui se définissent comme alévis.
Ce chiffre est certainement sous-estimé dans la mesure où les qizilbash et les bektachi de Bulgarie ne se définissent pas en tant qu'alévi comme en Turquie.

Édifices et communauté[modifier | modifier le code]

En 1987, les musulmans bulgares possédaient 1 287 mosquées où les fidèles étaient guidés par les khodzhai (ou hodjas). La communauté musulmane de Bulgarie avait comme chef religieux un mufti, accompagné de huit autres régionaux, qui servaient pour une durée de cinq ans. La mosquée Tombul, construite en 1744, est la plus grande du pays.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les musulmans ont été persécutés par le régime communiste de Todor Jivkov. Cette persécution s'explique d'une part par l'idéologie communiste qui considérait toutes les religions comme des aliénations, mais aussi par le comportement de l'Église orthodoxe bulgare qui les considérait comme des apostats et des étrangers alors qu'ils étaient pour la plupart ethniquement bulgares ou vivaient sur ces terres depuis le début des cinq siècles d'occupation ottomane commencée en 1396, voire davantage. En conséquence, les musulmans vivant en Bulgarie ont été persécutés par le gouvernement communiste, qui « désislamisait » d'office leur état-civil (transformant par exemple un Selim Karadja en Spas Karaïvanov), fermait les écoles coraniques et certaines mosquées, expropriait à tour de bras et poussait ainsi les Turcs et les Tatars à l'exil vers la Turquie.

Après la chute de la dictature communiste en 1989, les musulmans ont bénéficié d'une plus grande liberté religieuse. Des mosquées ont été construites ou restaurées dans beaucoup de villes et de villages. Certains villages pratiquent l'enseignement et l'apprentissage du Coran, ce qui était formellement interdit sous les communistes. Les musulmans ont également édité leur propre journal, Musulmani disponible en bulgare et en turc. Un parti politique, le Mouvement des droits et des libertés (MDL) à l'origine créé pour défendre les intérêts de la minorité turque majoritairement musulmane, s'adresse désormais à toutes les minorités ethniques.

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Islam in Bulgaria » (voir la liste des auteurs).

  1. http://censusresults.nsi.bg/Census/Reports/2/2/R10.aspx
  2. (en) Gabor Agoston et Bruce Masters, Encyclopedia of the Ottoman Empire, Infobase Publishing, , 650 p. (ISBN 0816062595, lire en ligne), p. 101

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]