Isla de Sacrificios

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Isla de Sacrificios
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Isla de Sacrificios (en français : île des Sacrifices) est une île située dans le golfe du Mexique au large du port de Veracruz, au Mexique. Les eaux qui entourent l'île font partie du parc national marin de Sistema Arrecifal Veracruzano. L'accès à l'île est interdit au public et elle est protégée par le Secrétariat de la Marine du Mexique.

L'île est nommée et sa position inscrite pour la première fois sur une carte lors de l'expédition menée en 1518 sous les ordres de Juan de Grijalva, la première expédition espagnole à reconnaître cette partie du golfe du Mexique. Selon le récit de Bernal Díaz del Castillo, un membre de l'expédition dont l’Historia verdadera de la conquista de la Nueva España dresse les exploits des conquistadors et en particulier d'Hernán Cortés, après qu'il a débarqué sur l'île :

« We found two stone buildings of good workmanship, each with a flight of steps leading up to a kind of altar, and on those altars were evil-looking idols, which were their gods. Here we found five Indians who had been sacrificed to them on that very night. Their chests had been struck open and their arms and thighs cut off, and the walls of these buildings were covered in blood. All this amazed us greatly, and we called this island the Isla de Sacrificios, as it is now named on the charts[1]. »

Traduction :

"Nous avons trouvé deux constructions en pierre et de bonne maîtrise, chacune avec une volée d'escalier menant jusqu'à une sorte de l'autel et sur ces autels était des idoles menaçantes, qui étaient leurs dieux. Ici nous avons trouvé cinq Indiens qui leur avaient été sacrifiés sur la nuit même. Leurs poitrines avaient été frappés et ouvertes et leurs bras et cuisses lacérées et les murs de ces constructions étaient couverts de sang. Tout ceci nous stupéfia nous grandement et nous avons appelé cette île Isla de Sacrificios, (ile des Sacrifices) comme il est maintenant nommé sur les cartes."

En 1823, lorsque le collectionneur d'antiquités William Bullock visite l'île, il la décrit comme une « simple bande de sable » inhabitée, à l'exception d'« une seule misérable famille indienne vivant dessus ». Des ruines de bâtiments précolombiens sont aujourd'hui encore visibles. Bullock notera également que l'île était :

« ...parsemée [sic] avec les os des sujets britanniques qui ont péri dans ce climat malsain, et dont les restes ne sont pas autorisés à être enterrés en terre consacrée[2]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Richard E.W. Adams, Prehistoric Mesoamerica, Norman, OK, University of Oklahoma Press, (ISBN 0-8061-2304-4, OCLC 22593466)
  • (en) William Bullock, Six months' residence and travels in Mexico, Londres, John Murray, (OCLC 59520808)
  • (en) Beverley Newbold Chiñas, « Zelia Maria Magdalena Nuttall », dans Ute Gacs, Aisha Khan, Jerrie McIntyre, et Ruth Weinberg (dir.), Women Anthropologists: Selected Biographies, Urbana, University of Illinois Press, (1re éd. 1988) (ISBN 0-252-06084-9, OCLC 19670310), p. 269–274
  • (en) Bernal Díaz del Castillo (trad. J. M. Cohen), The Conquest of New Spain [« Historia verdadera de la conquista de la Nueva España »], Harmondsworth, G.-B., Penguin Books, coll. « Penguin Classics », (réimpr. 1973) (1re éd. 1632) (ISBN 0-14-044123-9, OCLC 162351797)