Isidore Geoffroy Saint-Hilaire

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Geoffroy Saint-Hilaire et Saint-Hilaire.
Isidore Geoffroy Saint-Hilaire
Isidore Geoffroy Saint-Hilaire 002.jpg
Le Professeur Isidore Geoffroy Saint-Hilaire.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Abréviation
GeoffroyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
Mère
Angélique-Jeanne-Louise-Pauline Brière de Mondétour (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Louise Blacque-Belair (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Albert Geoffroy Saint-Hilaire
Anaïs-Louise-Pauline Geoffroy Saint-Hilaire (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Distinctions
Œuvres principales
Sur les rapports naturels du Gorille ; remarques faites à la suite de la lecture de M. Duvernoy (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, né le à Paris 12e et mort le à Paris 5e, est un zoologiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Isidore Geoffroy Saint-Hilaire est le fils du naturaliste et zoologiste Étienne Geoffroy Saint-Hilaire (1772-1844) et de Pauline Brière de Mondétour, fille de Isidore-Simon Brière de Mondétour (1753-1810). Il est né au 33, rue de Seine[1]. Sa naissance est notamment déclarée par Frédéric Cuvier, ami de la famille. Isidore est l'ainé de deux sœurs jumelles nées le à Paris.[2].

Très tôt, il montre son aptitude pour les mathématiques, mais, finalement, il s'oriente vers l'histoire naturelle et la médecine. En 1824, il devient assistant-naturaliste de son père.

Il poursuit l'œuvre de son père qui avait étudié et classé de nombreuses monstruosités comme la célosomie[3], la cyclopie, l'anencéphalie, les monstres doubles en précisant la classification. Il nomme cette science tératologie[4].

De 1832 à 1837, il publie son œuvre principale sur la tératologie, Histoire générale et particulière des anomalies de l'organisation chez l'homme et les animaux.

En 1829, il prend en charge les cours de son père consacrés à l'ornithologie. Durant les trois années qui suivent, il enseigne la zoologie et la tératologie à l'École pratique. Il devient membre de l'Académie des sciences en 1833. En 1837, il enseigne à la faculté des sciences de Paris et, l'année suivante, se rend à Bordeaux pour y organiser une faculté du même genre.

Il devient successivement inspecteur de l'Académie de Paris en 1840, puis professeur au Muséum national d'histoire naturelle. Après le départ de son père en 1841, il est inspecteur-général des universités en 1844 et membre du conseil royal pour l'instruction publique en 1845. À la mort d'Henri-Marie Ducrotay de Blainville (1777-1850), il est nommé professeur de zoologie à la faculté des sciences.

Le , a lieu l'inauguration de la Société impériale zoologique d'acclimatation[5], dont il devient le président. Napoléon III offre 19 hectares dans le bois de Boulogne. La Société se propose alors de concourir à l'introduction, à l'acclimatation et à la domestication des espèces d'animaux utiles ou d'ornement, au perfectionnement et à la multiplication des races nouvellement introduites ou domestiquées. Après l'Empire, le programme d'étude s'étend aux végétaux. Les événements politiques amènent une modification du nom de la société en Société nationale d'acclimatation de France.

Isidore Geoffroy Saint-Hilaire meurt au 55, rue Cuvier[6].

C'est le fils d'Isidore Geoffroy Saint-Hilaire et de son épouse Louise Blacque-Belair (fille de François-Charles Blacque-Belair), Albert Geoffroy Saint-Hilaire (1835-1919), qui dirigera le jardin d'acclimatation de Paris.

Principaux travaux[modifier | modifier le code]

En dehors des travaux sus-mentionnés, il est l'auteur de :

  • Principes de philosophie zoologique, Paris, Pichon et Didier, 1830.
  • avec Adrien Antelme, Galerie zoologique ou exposé analytique et synthétique de l'histoire naturelle des animaux : sous la direction d'Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, Bibliothèque universelle de la jeunesse, 1837.
  • Essais de zoologie générale, ou de mémoires et notices sur la zoologie générale, l'anthropologie et l'histoire de la science, Paris, Librairie encyclopédique de Roret, 1841, in-8°, XV-II-518 p.
  • Vie, travaux et doctrine scientifique d'Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, P. Bertrand, 1847.
  • Acclimatation et domestication des animaux utiles, Paris, Librairie Agricole de la Maison Rustique, , 534 p. (lire en ligne).
  • Lettres sur les substances alimentaires et particulièrement sur la viande de cheval, 1856.
  • Histoire naturelle générale des règnes organiques, 1854-1862, en 3 volumes, qu'il n'aura pas le temps d'achever.
  • « Sur des femelles de faisans à plumage de mâles », Mémoires du Muséum d'histoire naturelle, vol. 12, Paris, Dufour, 1825.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Isidore Geoffroy Saint-Hilaire est membre de l'Ordre national de la Légion d'honneur[7] :

Hommage[modifier | modifier le code]

Une des sculptures en bas-relief, toujours visibles, ornant la façade du bâtiment de 1907 ayant hébergé les services vétérinaires des abattoirs de Vaugirard, au 106, rue Brancion à Paris, lui rend hommage, représentant son visage de profil.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les registres paroissiaux et d'état civil à Paris antérieurs à 1860 ont disparu lors des incendies de la Commune de Paris en 1871, mais l'acte recopié se trouve dans le dossier de Légion d'honneur d'Isidore Geoffroy Saint-Hilaire. Extrait du registre des actes de naissance du 12e arrondissement ancien de Paris : Geoffroy Saint Hilaire, acte no 199 : « Du vingt six frimaire de l'an quatorze à une heure de l'après-midi. Acte de naissance de Isidore, du sexe masculin, né le jour d'hier, à huit heures du matin, à Paris, maison nationale du Muséum d'histoire naturelle, rue de Seine no 33, Division des Plantes, fils de Etienne Geoffroy Saint-Hilaire, Professeur de zoologie audit Muséum et membre de la Légion d'honneur, et de l'Institut d'Égypte, et de Angélique Jeanne Louise Pauline Brière de Mondétour, son épouse, demeurant comme dessus, mariés en cet Etat civil le vingt six frimaire de l'an treize. Les témoins sont : Léopold Nicolas Christian Frédéric Cuvier, secrétaire perpétuel de l'Institut national et membre de la Légion d'honneur et demeurant à Paris, même maison que l'enfant, et Anne Marie Simon Brière de Mondétour, oncle maternel, étudiant en droit, demeurant à Paris rue St Honoré no 354, Division de la Butte des Moulins, tous deux majeurs. Le nom d'Isidore ci-dessus a été donné à l'Enfant par son aïeul maternel, Isidore Simon Brière de Mondétour, ancien receveur Général des ..., maire du Deuxième arrondissement de Paris, membre de la Légion d'honneur, de présent en mission en Autriche auprès de l'Empereur Napoléon. Sur la réquisition à nous faite par ledit Geoffroy Saint-Hilaire, père présent, lequel a signé ainsi que les deux témoins par devant nous Maire du Douzième arrondissement de Paris soussigné, lecture faite dudit acte. Signé : E. Geoffroy Saint-Hilaire ; Brière de Mondétour ; G. Cuvier ; Collette, maire. » Copie de cet acte en ligne : http://www.culture.gouv.fr/LH/LH068/PG/FRDAFAN83_OL1115017v004.htm
  2. Fiches de l'état civil reconstitué de Paris, Archives de Paris.
  3. De « célosome », concerne les éventrations plus ou moins importantes dues à des organes faisant hernie.
  4. A. Morin, « La Tératologie de Geoffroy Saint-Hilaire à nos jours », Bulletin de l'association des anatomistes,‎ .
  5. Actuellement Société nationale de protection de la nature (SNPN).
  6. Extrait du registre d'état civil du 5e arrondissement de Paris : Geoffroy Saint Hilaire, acte no 3419 : « Du Dix novembre mil huit cent soicante un à midi. Acte de décès de Isidore Geoffroy Saint Hilaire décédé ce jourd'hui à dix heures du matin à Paris en son domicilie rue Cuvier no 55 âgé de cinquante cinq ans onze mois, Commandeur de la Légion d'Honneur, Membre de l'Institut de l'Académie Impériale de médecine, Conseiller et Inspecteur général honoraire de l'Instruction Publique, Professeur administrateur au Muséum d'histoire naturelle, Professeur de zoologie à la faculté des sciences, Président de la société Impérial d'acclimatation, né à Paris, fils de feu Etienne Geoffroy Saint Hilaire et de Angélique Jeanne Louise Pauline Brière de Mondétour sa veuve âgée de soixante quinze ans, veuf de Louise Blacque. Le dit décès dûment constaté sur la déclaration de Jean Baptiste Henri Poulain d'Andecy gendre du défunt âgé de quarante trois ans ancien sous préfet demeurant à Paris rue St Pierre (Passy) no 7 et de Louis Edgard Geoffroy cousin du défunt âgé de trente deux ans employé demeurant à Paris rue Cuvier no 56, qui ont signé avec nous Etienne Augustin Albinet adjoint au maire du cinquième arrondissement lecture faite dudit acte. Signé : H. Poulain d'Andecy ; L. Geoffroy ; Albinet. » Archives de Paris.
  7. Voir « Geoffroy Saint-Hilaire, Isidore », base Léonore, ministère français de la Culture

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Dumas, Éloge historique de Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, lu dans la séance publique de l'Académie des sciences le 25 novembre 1872, dans Mémoires de l'Académie des sciences de l'Institut de France, Gauthier-Villars, Paris, 1873, tome 38, p. CLXXVII-CCXII (lire en ligne)
  • M. Babinet, « La vie aux divers âges de la terre », Revue des deux mondes,‎ , p. 785 (lire en ligne).
  • Amédée Dechambre, Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, Asselin, 1866
  • Jean-Marie Mayeur, François Laplanche et Yves-Marie Hilaire, Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine : Les sciences religieuses, Paris, Beauchesne, , p. 275.
  • Pierre Ancet, « Le statut du monstre dans la tératologie d'Etienne et d'Isidore Geoffroy Saint-Hilaire », Monstre et imaginaire social : approches historiques, Anna Caiozzo et Anne-Emmanuelle Demartini (Dirs.), Creaphis éditions, 2008.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :