Isidore Garnier

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Isidore Garnier
Naissance
La Chaussée-sur-Marne (Marne)
Décès (à 76 ans)
8e arrondissement de Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme infanterie
Grade général de corps d'armée
Années de service 1834-1882
Conflits Conquête de l'Algérie
Guerre de Crimée
Expédition du Mexique
Guerre franco-prussienne de 1870
Commune de Paris
Commandement 51e régiment d'infanterie de ligne
2e brigade de voltigeurs de la Garde
8e corps d'armée
Faits d'armes Malakoff
Siège de Puebla
Distinctions Grand-croix de la Légion d'honneur

Isidore Théodule Garnier est un général français né à La Chaussée-sur-Marne (Marne) le et décédé dans le 8e arrondissement de Paris le [1].

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Engagé volontaire comme simple soldat au 19e Régiment d'infanterie légère en 1834, il sort rapidement du rang. Devenu sous-officier dès 1835, il est successivement promu sous-lieutenant en 1840, lieutenant en 1843, capitaine en 1848, chef de bataillon en 1854, lieutenant-colonel en 1857, colonel en 1860, général de brigade le 16 décembre 1865 et enfin général de division le 27 octobre 1870.

Il sert longuement en Algérie, et est blessé d'un coup de feu à la jambe droite au combat de Djidjelly en 1847. Il participe ensuite à la campagne de Crimée, où il reçoit six blessures à l'attaque de la tour de Malakoff et est signalé comme officier d'avenir. En 1855, il prend le commandement du bataillon à pied de la Garde impériale de l'armée de Crimée.

Devenu chef de corps du 51e RI en 1862, il se distingue à plusieurs reprises durant la guerre du Mexique où son régiment mérita de voir son drapeau décoré de la croix de la Légion d'honneur. Il est lui-même gravement blessé d'un coup de biscaïen devant Puebla, et reçoit les étoiles de général de brigade.

Commandant de la 2e brigade de voltigeurs de la Garde, il sert en 1870 à l'armée du Rhin commandée par le maréchal Bazaine. Plusieurs fois blessé durant la campagne, il est fait prisonnier par la capitulation de Metz. Il est libéré en 1871 pour venir prendre la tête d'une division de l'armée versaillaise durant le siège de la Commune de Paris.

Il est ensuite placé à la tête de la 8e DI (1874-1877) puis du 8e corps d'armée à Bourges (1878-1880). Placé en disponibilité en 1880 et atteint par la limite d'âge en 1882, il laissa le renom d'un brave soldat et d'un chef intelligent et plein de décision. Ses obsèques furent célébrées à Saint-Augustin et son corps inhumé dans sa commune natale.

Décorations[modifier | modifier le code]

Légion d'honneur :

  • Chevalier 1847
  • Officier 1855
  • Commandeur 1863
  • Grand officier 1876
  • Grand-croix le 24.10.1881.

source[modifier | modifier le code]

  • Cet article contient tout ou partie d'un document provenant du site La Vie rémoise.
  • Nécrologie : Le général Garnier, dans la Revue de Champagne et de Brie, Arcis-sur-Aube, 1892, t.5, pp.111-113 [1]

sources externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Archives de Paris, État-civil numérisé du 8e arrondissement, registre des décès de l'année 1892, acte no 2044 du 19 novembre 1892. Époux de Joséphine-Louise Lebaudy, le général est mort la veille à son domicile situé au no 91 rue de Monceau.