Isabelle Waldberg

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

décès à Chartres le

Isabelle Waldberg
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Naissance
Décès
à Chartres
ChartresVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres noms
Margaretha Farner
Nationalité
Activité
Formation

Isabelle Marghareta Maria Farner Waldberg née à Oberstammheim (Suisse) en 1911 et morte à Paris en 1990, est une sculptrice franco-suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Durant les années 1930, tout en, préparant une thèse sur Nietzsche, elle poursuit des études de sociologie et d'ethnologie à l’École des Hautes études de la Sorbonne : c'est là qu'elle rencontre Patrick Waldberg, mais aussi Georges Bataille qui l'invite à rejoindre le groupe Acéphale.

Après la défaite de 1940, Isabelle et son époux partent pour les États-Unis, s'installant à New York où ils côtoient d'autres surréalistes en exil dont Marcel Duchamp, André Breton et le critique Robert Lebel qui deviendra, à l'instar d'Hans Arp, son plus fidèle défenseur. À partir de 1943, Isabelle Waldberg commence à produire des Constructions en fil de fer. Elle rentre à Paris en 1946 et s'installe dans l'atelier de Duchamp qui disait d'elle : "Isabelle sculpte, ausculte, s'occulte et exulte" [1]. L'atelier, qu'elle ne quittera plus, était situé rue Larrey à Paris.

En 1961, elle reçoit le prix Antoine Bourdelle.

À partir de 1975, elle enseigne à l’École nationale des Beaux-Arts de Paris.

S'inscrivant dans la lignée de son ami Alberto Giacometti rencontré en 1936, Waldberg convoquait pour ses sculptures différents matériaux : le bois (abandonné en 1952), le fer, le plâtre, le liège, l'acier, le plexiglas mais aussi, à partir des années 1970-80, le bronze.

Ses œuvres furent présentées entre autres à l'exposition internationale Le Surréalisme en 1947 (Galerie Aimé Maeght), dans les galeries de Claude Givaudan et à l'exposition Der Geist des Surrealismus (Cologne, 1971).

Elle fut l'épouse du critique Patrick Waldberg et la mère de l'écrivain et poète Michel Waldberg.

Contributions à des ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Michel Fardoulis-Lagrange, G.B. ou un Ami présomptueux, Le Soleil noir, 1969 (illustration de la couverture).
  • Patrick & Isabelle Waldberg, Un amour acéphale. Correspondance 1940-1949, La Différence, 2002.

Catalogues, monographies[modifier | modifier le code]

  • Dominique Le Buhan, Waldberg - Sculptures, La Différence, 1991
  • Michel Waldberg, appareil critique par Marie Voisin, Isabelle Waldberg. Monographie, La Différence, 1992
  • Isabelle Waldberg. Sculptures, Musée des beaux-arts de Chartres, La Différence, 1999

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • 1988 : Le Procédé de Clémenti de Jean Réal avec le fondeur Gilbert Clémenti, et les sculpteurs Agnès Bracquemond et Isabelle Waldberg.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice de Jean-Michel Goutier in Le Soleil Noir, catalogue, Carré d'Art de Nîmes, 1994, p. 111.