Isabelle Collet

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Isabelle Collet
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Isabelle SchuhVoir et modifier les données sur Wikidata
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Distinction

Isabelle Collet, née le , est une informaticienne, enseignante-chercheuse à l'université de Genève et romancière française. Elle s'intéresse aux questions de genre et aux discriminations des femmes dans l'informatique et dans les sciences.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1991, Isabelle Collet obtient une licence en traitement d'images numériques. En 2005, elle soutient sa thèse de doctorat en sciences de l'éducation dirigée par Nicole Mosconi à l'université Paris-Nanterre, intitulée « La masculinisation des études informatiques : savoir, pouvoir et genre »[1],[2]. Elle la publie en 2006 chez L'Harmattan et obtient en 2007 la bourse Marcelle Blum de l'Académie des sciences morales et politiques[3].

Elle est professeure associée en sciences de l'éducation à l’université de Genève[4], et dirige l'équipe de recherche Genre - Rapports intersectionnels, Relation éducative (G-RIRE)[5].

Activités de recherche[modifier | modifier le code]

Elle constate que le nombre de femmes dans l’informatique diminue de façon drastique depuis la fin des années 1970[6]. En 2018, l’informatique, est l’une des filières les plus masculines avec l’aéronautique. Isabelle Collet explique cette chute par trois phénomènes conjugués. Dans les années 1980, l'informatique est un métier du tertiaire peu valorisé. Les femmes scientifiques y sont nombreuses. Lorsque l'informatique gagne en prestige, elle devient un métier d'homme. Lorsque les premiers micro-ordinateurs arrivent dans les foyers, ce sont les garçons qui en sont équipés au détriment des filles. En France, le gouvernement Laurent Fabius lance un Plan informatique pour tous en 1985. Les professeurs de mathématiques s’en emparent. Cela associe alors l’informatique aux mathématiques et à la technique donc aux secteurs à prédominance masculine. De plus, l'imaginaire de la science fiction favorise la masculinisation de ce secteur. Pour rattraper ce déséquilibre, certaines écoles d'informatique ont mis en place des quotas[7]. Les recherches d'Isabelle Collet sur les discriminations dont sont victimes les femmes dans les sciences et techniques l'ont amenée à travailler sur les questions de mixité à l'école et de pédagogie de l'égalité[8].

En 2012, elle fonde l'Association de recherche sur le genre en éducation et formation (ARGEF)[9],[10]. En 2017, elle crée la revue GEF : Genre, éducation, formation[11].

Isabelle Collet est également autrice, avec David Collet, de la série fantastique Nephilim : le chant de la terre. Elle s'associe avec l'auteur et éditeur Phiip pour livrer, en 2017, Seximsme Man contre le Seximsme[12].

Responsabilités scientifiques et éditoriales[modifier | modifier le code]

  • Fondatrice et présidente de l'ARGEF, l’association de recherche sur le genre en éducation et formation, depuis 2012[13]
  • Codirectrice de la revue GEF : Genre, éducation, formation, depuis 2017 [14]
  • Vice-présidente du Comité d'administration de l'INSA Lyon pour la période 2018-2022 [15]

Publications scientifiques[modifier | modifier le code]

  • L'informatique a-t-elle un sexe? : hackers, mythes et réalités, Paris, L'Harmattan, , 312 p. (ISBN 2-296-01480-1)
  • Comprendre l'éducation au prisme du genre : théories, questionnements, débats, Genève, Université de Genève,
  • L'école apprend-elle l'égalité des sexes ? : pour combattre les inégalités à l'école, Paris, Belin, , 79 p. (ISBN 978-2-7011-9595-7)
  • Seximsme man contre le sexisme, Lyon, Lapin, , 63 p. (ISBN 978-2-918653-95-0)
  • avec Annie Lechenet et Mireille Baurens, Former à l'égalité : défi pour une mixité véritable, Paris, L'Harmattan, , 321 p. (ISBN 978-2-343-09242-3)
  • avec Chantal Morley, « Femmes et métiers de l’informatique : un monde pour elles aussi », Cahiers du genre,‎ (lire en ligne)
  • Les oubliées du numérique, Paris, Le Passeur, , 224 p. (ISBN 978-2-36890-705-4)

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La masculinisation des études informatiques : savoir, pouvoir et genre par Isabelle Collet », sur theses.fr (consulté le ).
  2. « Isabelle Collet — Annonce de soutenance de thèse », sur parisnanterre.fr, (consulté le ).
  3. a et b « Bourse Marcelle Blum », sur Académie des sciences morales et politiques (consulté le ).
  4. Isabelle Collet, Université de Genève.
  5. « G-RIRE — équipe », sur UNIGE, (consulté le ).
  6. Marine Miller, « Comment les femmes ont déserté le secteur informatique », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. Maryse Gros, « Isabelle Collet, maîtresse d'enseignement à l'Unige : « Femmes dans l'IT, nous aurons du mal à aller plus bas » - Le Monde Informatique », LeMondeInformatique,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. « Isabelle Collet - GRIFE-GE - UNIGE », sur www.unige.ch (consulté le )
  9. ARGEF, Statuts, 2012.
  10. « ARGEF », sur argef.org, (consulté le ).
  11. « Activités scientifiques - GRIFE-GE - UNIGE », sur www.unige.ch (consulté le )
  12. Mélanie Bourdaa, « Collet I. et Phiip (2017), Seximsme Man. Contre le seximsme, éditions Lapin », Les cahiers de la LCD, no 9,‎ , p. 127 à 131 (lire en ligne).
  13. Notice Isabelle Collet, sur expertes.fr, [lire en ligne]
  14. La revue GEF, [lire en ligne (page consultée le 2021-02-8)]
  15. Conseil statutaire de l'INSA-Lyon, [lire en ligne (page consultée le 2021-02-8)]
  16. « Décret de nomination », sur JORF n°0104 du 3 mai 2012 page 7762 texte n° 2 (consulté le ).
  17. Page des membres d'honneur (SIF) 2021, [lire en ligne (page consultée le 2021-02-8)]

Liens externes[modifier | modifier le code]