Irish Sport Horse

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Hunter irlandais

Irish Sport Horse (ISH)
Paul Estermann et Castlefield Eclipse, jument ISH
Paul Estermann et Castlefield Eclipse, jument ISH
Région d’origine
Région Drapeau de l'Irlande Irlande
Caractéristiques
Morphologie Cheval de sport
Taille 1,70 m en moyenne
Poids 550 à 650 kg
Robe Noir, alezan, bai, gris. Gène crème, rouan et gène dun possibles
Tête Grande, profil parfois convexe
Caractère Tranquille et courageux
Autre
Utilisation Chasse à courre, concours complet, saut d'obstacles

L’Irish Sport Horse (abrégé ISH lors des compétitions internationales), auparavant nommé Hunter irlandais (de l'anglais : hunter, chasseur) est un stud-book de chevaux de sport originaire d'Irlande. À l'origine, il s'agit d'un cheval de chasse à courre, issu d'un croisement entre le Pur-sang et un cheval local irlandais, en particulier le Trait irlandais. L'ISH est désormais fréquent en concours complet d'équitation et en saut d'obstacles, ayant remporté plusieurs années d'affilée la première place du classement mondial de la World Breeding Federation for Sport Horses en complet. Il existe plusieurs types chez ces chevaux. Avec environ 65 000 sujets dans le monde en 2012, l'ISH forme une race bien diffusée, tant en Europe qu'en Amérique du Nord.

Histoire[modifier | modifier le code]

En anglais, ces chevaux sont également connus sous les noms de Irish Crossbred et dev Irish Hunter[1]. Il ne s'agit pas d'une race à l'origine, mais d'un type de cheval[2] issu de croisement, généralement entre un étalon de race Pur-sang et une jument de race Trait irlandais, plus rarement Cleveland Bay ou Clydesdale[3], ou encore Connemara[2]. Ce type de croisement remonte à 1923 ; un stud-book est établi en 1972[1]. Chaque agriculteur irlandais gardait traditionnellement un petit nombre de juments pour la reproduction[4].

Ce cheval demi-sang, nommé hunter, était destiné à la chasse à courre[5]. Les qualités recherchées diffèrent en fonction du terrain où a lieu la chasse, et ne permettent pas de privilégier des caractéristiques (conformation, robe...) permettant de définir une race. Ces ancêtres devaient être de bons sauteurs, rapides et endurants pour pouvoir sauter d'éventuels obstacles naturels (haies...) et porter le cavalier pendant toute la durée d'une chasse à courre.

Entre 1994 et 1998, des étalons d'origine étrangère influencent le cheptel, notamment des Selle français, Hanovrien et Trakehner[1].

Description[modifier | modifier le code]

Tête d'un ISH bai

L'ISH a la conformation d'un cheval de sport. De grande taille, il toise 1,70 m en moyenne d'après le guide Delachaux, et souvent jusqu'à 1,80 m[3]. La base de données DAD-IS fournit des mesures de référence beaucoup plus réduites, 1,63 m en moyenne chez les femelles et 1,68 m chez les mâles, pour un poids moyen respectif de 550 à 650 kg[1].

Trois types sont distingués en fonction du poids du cavalier porté : lourd (plus de 89 kg), moyen (70 à 89) et léger (moins de 70)[3].

Bien que la race soit issue de croisements, l'ISH est connu pour son uniformité de type[5]. La tête, plutôt grande, rappelle celle du Pur-sang[2], avec un profil généralement rectiligne, mais qui peut être convexe[3],[5]. L'encolure est musclée et longue[3], parfois légèrement arquée[5] ; le garrot est long et sorti, le dos court[5] et puissant, la croupe longue, inclinée et puissante, dotée d'une queue attachée bas[3]. Les membres, solides et termines par des sabots sains, procurent un excellent coup de saut[2].

La robe est généralement baie sous toutes les nuances, alezane, grise, ou noire[3] ; les robes pie ne sont pas acceptées[5].

L'ISH est réputé pour sa docilité, son calme et sa franchise[3]. Ses allures doivent être confortables.

Utilisations[modifier | modifier le code]

Zara Phillips et Toytown à Badminton en 2009.

Son ancien domaine de prédilection est la chasse à courre[3]. La race est depuis destinée au concours complet d'équitation, au saut d'obstacles et à la randonnée équestre[3],[5]. L'ISH figure depuis de nombreuses années parmi les meilleurs stud-books mondiaux pour la pratique du concours complet au plus haut niveau, selon la classement établi par la World Breeding Federation for Sport Horses. En 2012, le meilleur cheval de complet était Mr Medicott, un ISH avec 364 points. Le stud-book a terminé à 1427 points, plus de 100 au-dessus du stud-book Hanovrien[6]. En 2013, le stud-book ISH est également premier, 9 points devant le Hanovrien[7]. En 2014, l'ISH finit premier devant le Selle Français par 59 points[8]. L'ISH remporte à nouveau les premières places en complet en 2015 et 2016[9],[10].

Les ISH sont également employés en équitation de loisir, pour la grande randonnée, et en promenade[2]. Plusieurs chevaux ISH ont acquis une grande renommée dans les sports équestres, dont Carling King, Castlefield Eclipse, Supreme Rock et Toytown.



Diffusion de l'élevage[modifier | modifier le code]

Depuis son Irlande natale, la race est largement exportée, notamment en Grande-Bretagne[3]. L'étude menée par l'Université d'Uppsala, publiée en août 2010 pour la FAO, signalait l'Irish Sport Horse comme race de chevaux locale présente en Europe en en Amérique du Nord, qui n'est pas menacée d'extinction[11].

Les effectifs sont situés entre 60 000 et 70 000 têtes en 2012[1]. La race est indiquée (2018) comme n'étant pas menacée d'extinction dans DAD-IS[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f DAD-IS.
  2. a, b, c, d et e Kholová 1997, p. 203.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Rousseau 2016, p. 74.
  4. Hendricks 2007, p. 236.
  5. a, b, c, d, e, f et g Hendricks 2007, p. 237.
  6. « WBFSH Rankings 2012 » [archive du ], The World Breeding Federation for Sport Horses
  7. « WBFSH Rankings 2013 », The World Breeding Federation for Sport Horses
  8. « WBFSH Rankings 2014 », The World Breeding Federation for Sport Horses.
  9. « WBFSH Rankings 2015 », The World Breeding Federation for Sport Horses.
  10. « WBFSH Rankings 2016 », The World Breeding Federation for Sport Horses.
  11. (en) Rupak Khadka, « Global Horse Population with respect to Breeds and Risk Status », Uppsala, Faculty of Veterinary Medicine and Animal Science - Department of Animal Breeding and Genetics, , p. 59 ; 61 ; 67 ; 70.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]