Iris Marion Young

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Iris Marion Young
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Iris Marion Young () est une professeure de science politique, philosophe et féministe américaine, connue pour ses travaux sur la nature de la justice et sur les différences sociales[1]. Elle a notamment été professeure de science politique à l'université de Chicago et est une figure éminente du centre des études sur le genre (Center for Gender Studies) et du programme des droits de l'homme de l'université. Ses recherches couvrent les théories politiques contemporaines, les théories féministes, et l'analyse des politiques publiques. Elle considère l'activisme politique comme important et encourage ses étudiants à s'impliquer eux-mêmes dans leurs communautés[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Iris Marion Young est née à New York et a étudié la philosophie au Queens College. Elle obtient à l'université d'État de Pennsylvanie un doctorat de philosophie en 1974[2]. Avant d'intégrer l'université de Chicago, elle enseigne la science politique pendant 9 ans à l'université de Pittsburgh, ainsi que la philosophie dans plusieurs autres institutions, comme l'université de Miami ou l'institut polytechnique de Worcester[2]. En 1995, Young est professeur invité à l'université Goethe de Francfort-sur-le-Main. En 2000, elle obtient le poste de professeur de science politique à l'université de Chicago[3].

Contribution philosophique[modifier | modifier le code]

Féminisme[modifier | modifier le code]

Selon Marie Garrau et Alice Le Goff, Iris Marion Young est l'une des représentantes les plus importantes de la philosophie politique féministe américaine contemporaine[4]. Selon Diane Lamoureux, Iris Marion Young a commencé par se poser des questions sur le système politique et celle-ci a remarqué que ce système était dominateur et oppressant. Cela a donc amené cette dernière à avoir une vision du féminisme qui reposait sur une compréhension du patriarcat comme facteur d'inégalité dans notre système social tout comme le racisme, le capitalisme ou l'hétérosexisme[5].

Selon Diane Lamoureux, Iris Marion Young présente un idéal de civilité basé sur quatre grands principes : l’absence d’exclusion, la diversité, la curiosité envers les autres et la publicité[5]. Celle-ci dénonçait l'égocentrisme de notre société par rapport aux uns et aux autres. Selon elle, si notre système ne change pas c'est parce qu'il plait aux plus riches et que ceux-ci ne pensent pas aux minorités qui ont de la difficulté à vivre dans notre système qui n'est pas du tout équitable pour tout le monde.

Engagement militant[modifier | modifier le code]

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • (en) Iris Marion Young et Jeffner Allen, The Thinking Muse : feminism and modern French philosophy, Indianapolis, Indiana University press, , 215 p. (ISBN 0-253-35980-5).
  • (en) Iris Marion Young, On female body experience : throwing like a girl and other essays, London, Oxford University press, coll. « Studies in feminist philosophy », , 177 p. (ISBN 978-0-19-516193-9) ; recueil d'articles[6].
  • (en) Daniel O'Neill (Éditeur scientifique), Iris Marion Young (Éditeur scientifique) et Mary Lyndon Shanley (Éditeur scientifique), Illusion of consent : engaging with Carole Pateman, University Park, Pennsylvania state university press, cop., , 256 p. (ISBN 978-0-271-03351-8).
  • (en) Iris Marion Young, Responsibility for justice, Oxford, Oxford university press, cop., coll. « Oxford political philosophy », , XXV-193 p. (ISBN 978-0-19-539238-8)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marie Garrau et Alice Le Goff, « Différences et solidarités. À propos du parcours philosophique d'Iris Marion Young », Cahiers du Genre, no 46,‎ , p. 199–219 (ISSN 1298-6046, DOI 10.3917/cdge.046.0199, lire en ligne, consulté le )
  2. a b et c Mechthild Nagel, « Iris M. Young, 1949-2006 », may–june 2007 (consulté le )
  3. (en) « Iris Marion Young, 1949-2006 », sur www-news.uchicago.edu (consulté le )
  4. Marie Garrau et Alice Le Goff, « Différences et solidarités. À propos du parcours philosophique d'Iris Marion Young », (consulté le )
  5. a et b Diane Lamoureux, « Hommage à Iris Marion Young (1949-2006) », Recherches féministes, vol. 20, no 2,‎ , i–iii (ISSN 0838-4479 et 1705-9240, DOI 10.7202/017602ar, lire en ligne, consulté le )
  6. Marie Garrau et Alice Le Goff, « Différences et solidarités. À propos du parcours philosophique d'Iris Marion Young », Cahiers du genre,‎ , p. 199 à 219 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]