Irene Sänger-Bredt

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Irene Sänger-Bredt
Naissance
Bonn (Empire allemand)
Décès (à 72 ans)
Stuttgart (Allemagne)
Nationalité Drapeau d'Allemagne Allemand
Domaines Mathématiques appliquées, ingénierie
Distinctions Médaille d'or Hermann Oberth

Irene Sänger-Bredt née le à Bonn et morte le à Stuttgart, est une mathématicienne et physicienne allemande, assistante de du pionnier de l'astronautique Eugen Sänger, qui a travaillé sous le régime nazi sur le développement de la propulsion à ergols liquides. Après la fin de la Seconde Guerre mondiale elle occupe en France puis en Allemagne des postes d'ingénieur conseil, de chercheur et de responsable d'institut de recherche travaillant notamment dans le domaine de la propulsion à réaction pour des applications civiles et militaires.

Biographie[modifier | modifier le code]

Irene Bredt obtient en 1937 son doctorat de physique avec une thèse sur les spectres rayons X des terres rares. Elle commence sa carrière de chercheur en tant qu'assistante de Eugen Sänger, le pionnier de l'astronautique, l'Institut de recherche de Trauen créé par l'Allemagne dans la Lande de Lunebourg pour mener des recherches secrètes sur la propulsion des fusées. Elle travaille sur les problèmes de thermodynamique et de cinétique des gaz dans les moteurs-fusées à ergols liquides. En 1941 elle est nommée responsable de la section de physique de cet institut de recherche. En 1942 elle est la première assistante d'Eugen Sänger à l'Institut allemand de recherche pour le vol à voile où elle supervise les essais en vol des statoréacteurs. Elle participe à la conception du bombardier antipodal Silbervogel[1].

Après l'effondrement du régime nazi, elle est recrutée en 1946 avec Eugen Sânger par les services français qui essaient comme les autres pays alliés de récupérer les technologies de pointe et le savoir-faire des spécialistes allemands qui ont défriché de nouveaux domaines dans le cadre de l'effort de guerre nazi. Elle est successivement chercheur et ingénieur-consultant à l'Arsenal de l'aéronautique de Paris Châtillon et ingénieur-conseil auprès de Matra à Boulogne-Billancourt ainsi qu'à l'Institut de technologie de Madras en Inde. Les deux chercheurs allemands jouent notamment un rôle important dans la conception du chasseur supersonique Griffon, du missile antichar SS 10 et du statoréacteur R-010. Elle épouse E. Sänger en 1951 dont elle a un fils. En 1954, les alliés ayant autorisé l'Allemagne à reprendre des recherches dans le domaine aérospatial, elle rentre dans son pays natal. Elle prend un poste de responsable adjoint à l'institut de recherche de physique de la propulsion à réaction qui vient d'être inauguré à Stuttgart. À compter de 1963, elle travaille comme ingénieur conseil dans le domaine spatial auprès des sociétés aérospatiales allemandes Junkers et Bölkow qui fusionneront en 1969 pour devenir Messerschmitt-Bölkow-Blohm[1]. Irene Sänger-Bredt est la seule femme parmi les membres fondateurs de l'Académie internationale d'astronautique qui voit le jour en 1960.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) E. Sanger et I. Bredt, Über einen Raketenantrleb für Fernbomber (traduit en anglais), (lire en ligne)
    étude sur le bombardier antipodal rédigé conjointement avec E Sänger

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Mark Wade:, « Bredt », sur Astronautix (consulté le 14 novembre 2015)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]