Irène Popard

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Irène Popard
Irène Popard - Studio Harcourt - circa 1940.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 55 ans)
Nationalité
Activité
Irène Popard en 1940 (photo studio Harcourt)

Irène Popard, née Marie Louise Antoinette Lièvre[1] le à Paris et morte en 1950 à Marcigny, est la créatrice d'une méthode d'expression corporelle, la « gymnastique harmonique et rythmique », dite aussi « méthode Irène Popard ». Elle fonda sa propre école d'enseignement pédagogique à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Avant de se tourner vers la danse, Irène Popard fait des études de haute couture[2]. Au début des années 1910, alors en séjour aux États-Unis, elle prend des cours avec Steele Mackaye et découvre la danseuse Isadora Duncan[2]. De retour en France, Irène Popard poursuit ses études gymniques sous la direction de Georges Demenÿ, étudie la méthode Dalcroze. En 1914, elle donne ses premiers cours au lycée Lamartine à Paris et devient officiellement professeure de gymnastique diplômée l'année suivante[1]. Elle devient alors la première femme diplômée de la Sorbonne en éducation physique[3] et enseigne à Aubervilliers et l'université populaire de Saint-Denis[4].

Irène Popard enseigne également à l'École Française d'Assouplissement - Harmonie des Mouvements, rue de Naples, avec laquelle elle remporte les Meeting de sport féminin créé par Alice Milliat à Monte-Carlo en 1920[5].

En 1921, elle ouvre sa propre école et fonde l'Association de Gymnastique Harmonique et Rythmique (AFGHR)[1] avec l'appui de l'Union chrétienne de Jeux Filles[2]. Grâce à ces élèves, sa méthode se répand dans le monde entier où des écoles sont ouvertes[1]. Sa méthode a pour but de dénouer « le corset qui entoure les corps et les âmes » des femmes de son époque[6].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle travaille à 'École Normale Supérieure d'Éducation Physique[2]. En 1949, elle présente La Naissance des couleurs, composition réalisée à l'Opéra de Paris à la demande de Serge Lifar[2]. Elle meurt en 1950 à l'âge de 55 ans et est enterrée au cimetière de Marcigny[3].

Postérité[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages d'Irène Popard[modifier | modifier le code]

  • Culture physique de la femme, 1929
  • Les Meilleurs Mouvements de gymnastique pour la femme, 1931
  • Grâce et santé, méthode Irène Popard, 1932
  • Gymnastique harmonique et rythmique, 1945

Ouvrages sur Irène Popard[modifier | modifier le code]

  • J.C. Berthelier, Ardente Irène Popard, Les Amis des Arts, Marcigny, 2016
  • Marie-Thérèse Eyquem, Irène Popard ou la danse du feu, Éditions du Temps, 1959

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g et h Fonds Irène Popard, Département Patrimoine, audiovisuel et éditions du Centre national de la danse, (lire en ligne)
  2. a b c d et e (en) Jacqueline Robinson, Modern Dance in France (1920-1970): An Adventure, Routledge, (ISBN 9781134396788, lire en ligne)
  3. a et b « Le portrait d’Irène Popard rejoint le musée », Le Journal de Saône-et-Loire, (consulté le 10 mars 2019)
  4. a et b « Irène Popard, un bol d’air sportif pour la Plaine | LeJSD », Le JSD, (consulté le 10 mars 2019)
  5. Serge Fauché, Sport et identités, L'Harmattan, (ISBN 9782738486509, lire en ligne), p. 18
  6. Marisa Avigliano, « Si no puedo bailar... irène popard 1894-1950 », sur PAGINA12, (consulté le 10 mars 2019)

Liens externes[modifier | modifier le code]