Irène Popard
| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture |
Cimetière de Marcigny (d) |
| Nom de naissance |
Marie Louise Antoinette Lièvre |
| Nationalité | |
| Activité |
| Sport |
|---|

Irène Popard, née Marie Louise Antoinette Lièvre[1] le à Paris 17e, où elle est morte le [2], est la créatrice d'une méthode d'expression corporelle, la « gymnastique harmonique et rythmique », dite aussi « méthode Irène Popard ». Elle fonda sa propre école d'enseignement pédagogique à Paris.
Biographie
[modifier | modifier le code]Avant de se tourner vers la danse, Irène Popard fait des études de haute couture[3]. Au début des années 1910, alors en séjour aux États-Unis, elle prend des cours avec Steele Mackaye et découvre la danseuse Isadora Duncan[3]. De retour en France, Irène Popard poursuit ses études gymniques sous la direction de Georges Demenÿ, étudie la méthode Dalcroze. En 1914, elle donne ses premiers cours au lycée Lamartine à Paris et devient officiellement professeure de gymnastique diplômée l'année suivante[1]. Elle devient alors la première femme diplômée de la Sorbonne en éducation physique[4] et enseigne à Aubervilliers et l'université populaire de Saint-Denis[5].
Irène Popard enseigne également à l'École Française d'Assouplissement - Harmonie des Mouvements, rue de Naples, avec laquelle elle remporte les Meeting de sport féminin créé par Alice Milliat à Monte-Carlo en 1920[6].
En 1921, elle ouvre sa propre école et fonde l'Association de Gymnastique Harmonique et Rythmique (AFGHR)[1] avec l'appui de l'Union chrétienne de Jeux Filles[3]. Grâce à ces élèves, sa méthode se répand dans le monde entier où des écoles sont ouvertes[1]. Sa méthode a pour but de dénouer « le corset qui entoure les corps et les âmes » des femmes de son époque[7].
Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle travaille à l'École Normale Supérieure d'Éducation Physique[3] et organise de très nombreux galas, en particulier à la salle Pleyel (), au stade Pierre-de-Coubertin ()[8] ou au Gymnase Huyghens, ses préconisations s'accordant avec la politique hygiéniste et sportive que le Gouvernement de Vichy promeut dans le cadre de la Révolution nationale. En , Le Cri du peuple, organe de presse collaborationniste fondé par Jacques Doriot, la qualifie ainsi de « Grande française » soucieuse de « la beauté de la race », alors même que le ministre des Sports, Joseph Pascot, vient de lui confier la mission « [d'] aller dans les centres ruraux enseigner aux enfants et aux jeunes filles la gymnastique et harmonique, l'éducation physique », de « former des corps souples et sains et d'inculquer à ces jeunes l'amour de leur beau pays et de leurs provinces natales[9],[10] ». En 1949, elle présente La Naissance des couleurs, composition réalisée à l'Opéra de Paris à la demande de Serge Lifar[3]. Elle meurt en 1950 à l'âge de 55 ans et est enterrée au cimetière de Marcigny[4].
Postérité
[modifier | modifier le code]- Ses archives sont conservées au Centre national de la danse depuis 2008[1]
- Depuis 2016, un gymnase porte son nom à La Plaine Saint-Denis[5]
- Une place porte son nom à Marcigny.
Distinctions
[modifier | modifier le code]- Palme d'or de la Croix-Rouge française[1]
- 1934 : Chevalier de l'Ordre national de la Légion d'honneur[1]
- 1948 : Officier de l'Ordre national de la Légion d'honneur[1]
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Ouvrages d'Irène Popard
- Culture physique de la femme, 1929
- Les Meilleurs Mouvements de gymnastique pour la femme, 1931
- Grâce et santé, méthode Irène Popard, 1932
- Gymnastique harmonique et rythmique, 1945. Disponible en texte intégral sur LillOnum.
- Ouvrages sur Irène Popard
- J.C. Berthelier, Ardente Irène Popard, Les Amis des Arts, Marcigny, 2016
- Marie-Thérèse Eyquem, Irène Popard ou la danse du feu, Éditions du Temps, 1959
Références
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 4 5 6 7 8 Fonds Irène Popard, Département Patrimoine, audiovisuel et éditions du Centre national de la danse, (lire en ligne)
- ↑ Acte de naissance à Paris 17e, n° 3109, vue 16/19, avec mentions marginales du mariage à Paris 17e avec Eugène Victor Popard le 22 mars 1916 et du décès à Paris 17e le 19 avril 1950.
- 1 2 3 4 5 (en) Jacqueline Robinson, Modern Dance in France (1920-1970) : An Adventure, Routledge, , 478 p. (ISBN 978-1-134-39678-8, lire en ligne)
- 1 2 « Le portrait d’Irène Popard rejoint le musée », Le Journal de Saône-et-Loire, (consulté le )
- 1 2 « Irène Popard, un bol d’air sportif pour la Plaine | LeJSD », Le JSD, (consulté le )
- ↑ Serge Fauché, Sport et identités, L'Harmattan, , 452 p. (ISBN 978-2-7384-8650-9, lire en ligne), p. 18
- ↑ Marisa Avigliano, « Si no puedo bailar... irène popard 1894-1950 », sur PAGINA12, (consulté le )
- ↑ L’Œuvre, (lire en ligne)
- ↑ Le Cri du peuple de Paris, (lire en ligne)
- ↑ Paris-soir, (lire en ligne)