Irène Lagut

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Irène Lagut
Irène Lagut fauteuil b Meurisse 1922.jpg

Irène Lagut en 1922

Naissance
Décès
(à 101 ans)
Menton, France
Nom de naissance
Marie-Reine Onésime Lagut
Nationalité
Activité
Peintre, illustratrice

Marie-Reine Onésime Lagut, dite Irène Lagut, née le à Sucy-en-Brie et morte le à Menton, est une peintre française, élève de Braque, Férat et Picasso.

Elle peignit avec « une tendresse écolière »[1] essentiellement des bustes de femmes[2] « pareilles à des fleurs savantes »[1], de « gracieuses petites filles »[3], des figures du cirque[4] et, dans la tradition revisitée de Gillot et Watteau, des arlequins dans un style chagallien non sans affinités avec ceux de Marie Laurencin[5], Norah Borges[6] ou Madeleine Luka[5], et, plus lointainement, parce qu'avec plus de douceur et de légèreté, celui d'Hélène Perdriat[5].

Biographie[modifier | modifier le code]

Une adolescence de légende (1908-1913)[modifier | modifier le code]

Fille de facteur, elle a quinze ans quand, demoiselle des Postes, elle rencontre en 1908 à Paris, où elle est venue pour une consultation médicale, un avocat russe qui pour ses dix huit ans[7] l'emmène à Saint-Pétersbourg. L'aventure se termine dans les bras d'un Grand Duc de vingt-six ans, le Prince Bogdanoff[7], qui joua un certain rôle à la Douma. Malade (tuberculose ou typhus?), elle s'évade aux bout de deux ans de son palais des bords de la Néva et arrive au printemps 1913 à Paris où elle se fait embaucher par le music hall La Pie qui chante[7].

Femme libre dans la guerre (1913 - 1918).[modifier | modifier le code]

Serge Férat et le milieu de l'Avant-garde.[modifier | modifier le code]

Dans un bougnat du boulevard Raspail tenu par les sœurs Vigouroux auprès desquelles elle a, encore mineure, trouvé réconfort[7], elle rencontre un autre russe, le comte Serge Jastrebzoff, qui peint sous le pseudonyme de Serge Férat et avec qui elle vivra jusqu'en 1921[7] en union libre. Depuis 1911, le comte possède avec une cousine germaine, la baronne Hélène d'Oettingen, sous le pseudonyme commun de Jean Cérusse (pour « ces russes »)[8], la revue Les Soirées de Paris qu'ils ont sauvé de la faillite en la rachetant à André Billy et dont ils ont confié la direction à son fondateur, Guillaume Apollinaire. En août 1913, Serge et Helène l'emmène à Sorgues chez Georges Braque qui devient son professeur de dessin. Dès lors elle ne pensera plus qu'à peindre. Serge Férat l'héberge[7] et l'initie à la peinture tout en respectant son inspiration personnelle. L'atelier de Serge est au 67 boulevard Saint-Jacques, le sien au 67 bis. Parallèlement, le comte courtise, et courtisera plus d'une décennie[9] mais sans succès[9] la meilleure amie[10] et à l'occasion amante[11] de sa compagne, la rousse « Ruby ».

Elle rencontre au cours des soirées réunissant les abonnés de la revue au siège de celle-ci, 278 boulevard Raspail[12], ou chez la baronne, au 229[8], l'Avant-garde de la peinture et de la critique, Maurice Raynal, Blaise Cendrars, André Salmon, Max Jacob, Fernand Léger, Albert Gleizes, Marc Chagall, Amadeo Modigliani, Sonia Delaunay[12]. Incarnation fascinante de la femme libre dans un Montparnasse qui connaît avec la Grande Guerre toutes les licences, elle expérimente l'amour libre, affiche sa bisexualité[13] et travaille aux côtés de Max Jacob, Chirico, Gino Severini, Ardengo Soffici, les amis de Serge et d'Hélène. Les deux femmes se font la guerre, la baronne reprochant à la compagne de son cousin ses infidélités commencées en décembre 1915 avec Pablo Picasso[7], qui est pacifiste, alors que depuis le 17 mars[14] Serge Férat est parti au front[7] comme Guillaume Apollinaire, en tant qu'étranger engagé volonté. Rival en cubisme de Georges Braque, Picasso lui enseigne à son tour le dessin.

Picasso 1916, sexe et mort.[modifier | modifier le code]

Au printemps 1916, Picasso, endeuillé par la mort d'Eva Gouel, éconduit par Gaby Depeyre qui choisira d'épouser Herbert Lespinasse[15], lui propose le mariage[16],[17]. En août, devant le refus de son élève de rompre avec Serge Férat, qui a été affecté comme infirmier à Paris, il organise avec la complicité d'Apollinaire son enlèvement, après l'avoir enivrée, dans son « château » de Montrouge[18], 22 rue Victor Hugo, où il habitera désormais[17] pour le temps de la guerre, jusqu'à mi octobre 1918. Evadée par des volets mal fermés, elle reviendra la semaine suivante se constituer prisonnière volontaire.

Durant leur séjour à Bénodet, Irène Lagut, dont la rivale, Eva, est décédée huit mois plus tôt[19], et Serge Férat, qui lui propose également le mariage[19], entretiennent une liaison orageuse. Max Jacob y fait allusion dans une lettre à Joseph Altounian du . Après une première dispute[20] peut être liée à des passades de Pablo avec « Marevna » et « Pâquerette », elle ne rompra avec celui-ci qu'au tout début de l'année suivante en refusant de l'accompagner dans ce qui devait être un voyage de noces à Rome où il finit par arriver le 19 février 1917 sans elle mais avec Jean Cocteau, détaché au service de propagande du ministère des Affaires étrangères, pour préparer le décor de Parade[17].

En 1923, le maitre donnera à son personnage des Amants[21], peint en réponse aux Amants[22] de son élève redevenue brièvement sa maîtresse, les traits de celle-ci.

Le parrainage crépusculaire d'Apollinaire.[modifier | modifier le code]

Elle fait ses débuts cette année 1916 en exposant à l'atelier rue Maison-Dieu à Montparnasse. Du 21 au 31 janvier 1917[23], elle participe à la première exposition des Soirées de Paris qu'accueille Germaine Bongard (1885-1971), sœur cadette de Paul Poiret, dans l'atelier de sa maison de couture Jove, 5 rue de Penthièvre dans le 5e arrondissement. L'exposition présente trente deux tableaux de Léopold Survage auxquels on joint des dessins et aquarelles de l'impétrante représentant chevaux, oiseaux et scènes de cirque[24]. Le catalogue, enrichi d'une préface de Guillaume Apollinaire, est illustré par Irène Lagut[25] et orné de treize calligrammes recopiés, après maints essais[26], apparemment par Jacqueline Kolb[23]. À la suite de cette collaboration, cette « Ruby », intime d'Irène Lagut, dont le fiancé, le poète Jules-Gérard Jordens[27], est mort sur le front un an plus tôt, devient en avril 1917 la maîtresse-infirmière de Guillaume Apollinaire, meurtri par la réalité de la guerre, lequel l'épousera un an plus tard après avoir renoncé à prendre la soutane[28].

Le poète confie à sa « singulière Satane »[29] les costumes de sa pièce Les mamelles de Tirésias[30], premier « drame surréaliste » créé le 24 juin 1917, ainsi que l'illustration de son roman, dont elle est elle-même la clef principale, Les Clowns d’Elvire ou les Caprices de Bellone. L'ouvrage sera publié sans les illustrations en 1920 par une ayant droit impliquée dans le récit, sous le titre d'un des premiers tableaux cubistes, La femme assise, peint par Picasso en 1908 dans lequel un certain éternel féminin est décrit comme « une machine à souffrir », un des pendants de L'homme nu aux bras croisés[31]. En , les deux femmes partent seules ensemble en vacances à Bénodet. Apollinaire les rejoint du 25 août au 3 septembre à l'occasion d'une permission[32].

L'année suivante, de début juin[33] à fin août 1918, elles séjournent de nouveau ensemble en Bretagne, cette fois ci à Kervoyal en Damgan, sur la côte entre Vannes et La BauleSerge Férat a sa villa. Comme pour faire suite à son mariage intervenu le 5 mai, Apollinaire, toujours convalescent, les rejoint avec ce dernier du 1er au 21 août 1918[33]. Dix semaines plus tard, à Paris, la fièvre espagnole emporte le poète en neuf jours. Il aura consacré à Irène Lagut nombre de ses calligrammes[34] évoquant, tel celui de La bête fabuleuse paru dans le catalogue Survage, l'ardeur de leur amour manqué[35], ainsi qu'un acrostiche[36]:

Il neige et cette nuit est très noire, très noire
Rien ne nous fait plaisir si vous n’êtes pas là
Et nous nous embêtons de façon péremptoire
Ne reviendrez-vous donc pas ô belles dents d’ivoire
Emerveillements d’yeux, voix qui donnez le la.

Elle lui aura répondu par plusieurs portraits dont un posthume, couronné de laurier et legendé « bonjour mon poète, je me souviens de votre voix »[37]. Outre ce dernier portrait illustrant un ouvrage paru en 1919[38] et trois illustrations[39] pour Raymond Radiguet parues en 1921 mais apparemment issues d'une série de juin 1919[40], il ne reste de l'œuvre d'Irène Lagut antérieure à 1920 que sept pièces, l'ensemble ayant disparu sans que le peintre n'ait pu l'expliquer[24]:

  • un dessin à l'encre de chine d'Apollinaire daté du 28 novembre 1916 et signé Irène L.[41];
  • un dessin d'Apollinaire à cheval;
  • un portrait d'Apollinaire blessé[42];
  • un dessin d'une petite fille à la poupée et au chien, non daté mais qui semble être une œuvre de jeunesse;
  • une huile sur toile intitulée Vierge[43];
  • une huile sur toile intitulée Les Amants[22]
  • un dessin à l'encre de Cocteau à l'œillet[44] légendé
    « Mon beau convalescent, vous n'avez pas de barbe. Tournez vous contre un arbre et comptez jusqu'à cent. »

Les Années Folles (1919 - 1929)[modifier | modifier le code]

Les Six et la Section d'Or (1919 - 1921)[modifier | modifier le code]

Après la guerre, elle est[45] avec Jean Cocteau des fêtes nocturnes que Darius Milhaud donne depuis octobre 1918 chaque samedi autour des du groupe des Nouveaux Jeunes chez lui, 5, rue Gaillard, et au Petit Bessonneau, restaurant de la rue Blanche, et qui se prolongent au cirque Medrano et dans un Montmartre interlope[46] qui célèbre Mistinguett et découvre le jazz[47]. Roger de la Fresnaye l'invite régulièrement avec Jean Hugo et sa femme Valentine Gross, Georges Auric, Erik Satie, Francis Poulenc au château de Beauvernay à Saint-Nizier[48],[49]. En janvier 1920[50], elle achève l'illustration du programme du premier concert que donne le groupe enfin organisé à six, lequel programme est publié en mai sous forme d'album.

Irène Lagut en 1922
dans son atelier du 67 bis, boulevard Saint-Jacques, voisin de celui de son compagnon Serge Férat.

Elle entre au catalogue du galeriste Léonce Rosenberg[51], 19, rue de la Baume à Paris, et de son correspondant à Amsterdam[52], puis s'inscrit au Salon de la Société des artistes indépendants auquel elle participera chaque année. Le 5 mars 1920, elle est exposée, non sans incongruités, au deuxième vernissage de la Section d'Or, dont Serge Férat est le trésorier[14], qu'organise la Galerie La Boëtie, 64, rue La Boétie, et le 1er septembre elle l'est de nouveau à Bruxelles par la Galerie Sélection, 62, rue des Colonies[53]. Son Cheval[54] est alors assez connu des initiés pour que Jean Cocteau envisage de le citer dans une de ses pièces[55]. Du 26 octobre au 15 novembre, Léonce Rosenberg l'expose à Barcelone dans le cadre d'une revue de l'Avant-garde[56]. La misogynie et le machisme de l'époque, présents jusque dans l'esprit ouvert d'un Cocteau par exemple, rend cependant difficile pour une femme peintre de se faire reconnaître pour autre chose que la compagne d'un homme peintre[57].

Cocteau, qui, à la suite de Raymond Radiguet[58] alias « Monsieur Bébé »[59] dont elle avait fait son amant[60], a composé avec Adolphe Adam une mélodie pour son anniversaire[61], lui confie en janvier 1921[62] la réalisation du décor qu'il a du mal[63] à imaginer[62] pour Les Mariés de la tour Eiffel, ballet satirique en un acte et onze scènes créé du 18[64] au 26 juin[65] au théâtre des Champs-Élysées par les Ballets suédois[66]. L'objectif photographique par lequel elle fait déboucher des coulisses les danseurs et les phonographes vivants dans lesquels elle enferme le corps des deux récitants[67] contribuent fortement à la féerie moderniste et au succès provocateur du spectacle, en particulier les huées au cri de Vive Dada ![65] et les sifflements des surréalistes[66]. Le ballet sera rejoué en janvier 1922 et en juin 1923[65]. Sa décoratrice se lie d'amitié un peu plus avec Jean Hugo, qui a été choisi pour faire les costumes à la place de Georges Auric amoureux d'elle[68], Paul Morand, Pierre Reverdy, Pierre Bertin, Marcelle Meyer[69]

Maturité et reconnaissance (1922 - 1929)[modifier | modifier le code]

Photographie de presse de 1922.

La nouveauté se galvaudant[70] avec le succès, au Bœuf sur le toit les réunions des « samedistes »[71] deviennent plus publiques et moins chaleureuses[72] et les amitiés se distendent, en particulier celle d'Irène pour Georges Auric avec lequel Paul Morand finit toutefois par la réconcilier[70]. En 1922, elle quitte le domicile de Serge Férat[7] et s'installe au vert en banlieue à cent mètres des étangs de la Ville-d'Avray, 43 rue de Versailles[73], soit à une dizaine de kilomètres de Montparnasse. À la fin de l'hiver 1922, ses œuvres sont exposées à Rouen lors d'une présentation du groupe des Six et de la peinture contemporaine organisée par la revue Action de Florent Fels et Marcel Sauvage que dirige André Malraux[74]. Ce qui sera le dernier numéro de la revue présente les œuvres exposées[75]. L'incompréhension dans les milieux éloignés des capitales est quasiment totale[74]. Au cours de la même année 1922, elle participe à une exposition de la Galerie Weill. En 1923, la Galerie Percier d'André Level[76] lui consacre une exposition exclusive dont le catalogue est préfacé par Jean Cocteau. En 1925, le même lui consacre un article dans L'Art vivant[77]. Paul van Ostaijen, contributeur de la revue Action, achète plusieurs peintures[78], dont L'auteur préféré[79], et en revend quelques-unes[73].

L'année suivante, du 24 mai au 30 juin 1926, elle a, vingt ans après Marie Laurencin, une aventure avec Pierre Roché, « l'amour marié avec le dédain »[80], qui est un promoteur de Serge Férat[14] et un agent de Paul Rosenberg et qui fut un des premiers sinon le premier à reconnaître chez les artistes femmes un génie aussi digne d'attention que celui d'un homme[81]. À trente trois ans, elle connait alors une conversion intérieure qui correspond à une libération, sans reniements, des obsessions qui transparaissent dans sa peinture antérieure (jeux entre amies, perversité, symbolisme freudien, etc.) et à la pleine maitrise de sa technique[82]. Elle épouse l'année même un chirurgien agrégé de Saint Louis, Firmin Marc Cadenat (1883-1964), nom évoquant pour la suite de sa carrière, avec lequel elle habitera 53 avenue Montaigne[83].

Du 17 au 28 octobre 1926, la Galerie Manteau l'expose de nouveau à Bruxelles[84]. En 1927, elle expose de nouveau à la Galerie de La Boëtie puis à Bruxelles[44], Paul Morand signant une préface[82]. Sa notoriété s'étend dans les milieux modernistes du monde entier[85]. Du 18 février au 3 mars 1928, la même Galerie Percier, 38 rue La Boëtie, expose trente sept de ses peintures et quatorze dessins[86].

Les années souvenirs (1930 - 1945)[modifier | modifier le code]

La crise de 1929 ruine le marché de l'art et la peinture d'Irène Lagut tombe à partir de cette période dans un certain oubli[24]. En 1931, une de ses œuvres est héliogravée pour illustrer, à côté d'Hélène Perdriat et treize autres peintres masculins, une évocation des Ballets suédois[87]. En 1934, elle prête certaines de ses œuvres, en même temps que de nombreux autres amis, pour l'exposition-manifestation Souvenirs… consacrée à Guillaume Apollinaire du 24 mars au 7 avril à la Galerie de Paris, 17 avenue Victor Emmanuel III[88].

Sa dernière exposition date de 1942 mais en décembre 1943 et janvier 1944, elle participe à côté de Braque, Chirico, Derain, Duchamp, Dufy, Gleizes, Gontcharova, Kupka, Metzinger, Picabia, Picasso, Rouault, Survage, Utrillo, Vlaminck, feux Juan Gris, Modigliani et Marcoussis, à l'exposition organisée par la Galerie Breteau pour évoquer de nouveau le « Poète assassiné »[89].

La retraite azuréenne (1946 - 1994)[modifier | modifier le code]

Après guerre, elle vit à Monflanquin dans le Midi.

Début 1951, elle fait la connaissance de Jorge Luis Borges[90], dont la sœur cadette, peintre, avait, lors de son séjour à Genève durant la Première Guerre mondiale, puisé une partie de son inspiration dans les arlequins d'Irène Lagut[6]. Ils correspondront régulièrement[91].

En 1953[92] elle s'installe à Menton où elle séjournait entre les deux guerres avec Jean Cocteau[93], qu'elle retrouve installé dans la villa Santo Sospir que Francine Weisweiller avait mis à la disposition de celui-ci dès 1950. Elle ramasse avec lui le long des plages les galets sur lesquels il peint, l'aide occasionnellement dans l'aménagement du musée qu'il consacre à ses propres œuvres dans l'ancien Bastion du Vieux Port de la ville de Menton (quai Napoléon III, actuel Musée Jean Cocteau) et achève la décoration de celui-ci à sa place en suivant ses indications[94].

En 1959, la première édition des œuvres complètes[95] de Raymond Radiguet est enrichie de facs similés dont certains des œuvres de celle qui fut une de ses intimes.

Le 4 août 1980, elle assiste au centenaire d'Apollinaire organisé par la ville de Menton[96]. En 1986, elle donne une petite contribution au numéro paru en juin de La nouvelle revue de Paris, Produit cristallisé[97].

Elle est hospitalisée dans la maison de retraite La Maison Russe de Sainte Anastasie où elle décède dans sa 102e année.

Ses œuvres[modifier | modifier le code]

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Le décor des Mariés de la Tour Eiffel est conservé au Musée des beaux-arts de Menton[98].

Ses illustrations[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  1. a et b A. Salmon, André Salmon. L'Art vivant..., Paris, G. Grès & Cie, , 304 p., p. 156.
  2. Portrait de jeune femme par exemple.
  3. M. Leiris, Journal, 9 février 1923, p. 31, NRF, Paris, 1992.
  4. J. Cocteau & G. Rouault, Les peintres du cirque, Cirque d'hiver, Paris, 1927 (205 exemplaires).
  5. a, b et c P. J. Birnbaum, Women Artists in Interwar France - Framing feminities, p. 100, Ashgate, Farnham (Surrey), 2011, (ISBN 978-0-7546-6978-4).
  6. a et b A.A. Bianchi & J. Noé, El renacimiento xilográfico. Tres grabadores ultraístas in Nosotros n° LXII, p. 276, Buenos Aires, 1922.
  7. a, b, c, d, e, f, g, h et i J. Warnod, Serge Ferrat et ses amis in présentation de la vente no 01330 Hommage à Serge Ferrat - collection Haba et Alban Roussot, p. 14, Arcturial, Paris, 22 octobre 2007.
  8. a et b J. Warnod, Serge Ferrat et ses amis in présentation de la vente no 01330 Hommage à Serge Ferrat - collection Haba et Alban Roussot, p. 8, Arcturial, Paris, 22 octobre 2007.
  9. a et b S. Ferat, Sept lettres à Jacqueline Apolinnaire in Catalogue de vente Ancienne collection Guillaume Apollinaire de Jean Cocteau, lot 124, p. 26, S.v.v. Hubert Brissonneau, Paris, 31 mars 2011.
  10. W. Bohn, Apollinaire, visual poetry, and art criticism, p. 136, Associated University Presses Inc., Cranbury (New Jersey), 1993, (ISBN 0-8387-5226-8).
  11. J. Richardson, A Life of Picasso: The Triumphant Years, 1917-1932, p. 100, Alfred A. Knopf, New York, novembre 2007, (ISBN 978-0-307-26665-1)
  12. a et b J. Warnod, Serge Ferrat et ses amis in présentation de la vente no 01330 Hommage à Serge Ferrat - collection Haba et Alban Roussot, Arcturial, Paris, 22 octobre 2007.
  13. J. Richardson, A Life Of Picasso: The Cubist Rebel, 1907-1916, p. 395 à 406, Alfred A. Knopf, New York, octobre 2007, (ISBN 978-0-375-71150-3).
  14. a, b et c J. Warnod, Serge Ferrat et ses amis in présentation de la vente no 01330 Hommage à Serge Ferrat - collection Haba et Alban Roussot, p. 18, Arcturial, Paris, 22 octobre 2007.
  15. G. Glueck, Secret Picasso affair revealed in New York Times, New York, 17 septembre 1987.
  16. L. Emié, Lettre à Pierre Béarn du 18 mars 1965, inédite, coll. privée, mise en vente par la Galerie Fert à Nyons en 2012.
  17. a, b et c J. Richardson, Portraits of a marriage in Vanity Fair, New York, décembre 2007.
  18. Notes du catalogue de vente The Collection of Alexandre and Odile Loewy, Modern Art, lot 12, Sotheby's, Paris, 24 mars 2010.
  19. a et b W. Bohn, Apollinaire, visual poetry, and art criticism, p. 136, Associated University Presses Inc., Cranbury (New Jersey), 1993, (ISBN 0-8387-5226-8).
  20. P. Picasso, Lettre aquarelle à Irène Lagut, Montrouge, 30 novembre 1916, lot 12 de la Collection d'Alexandre et Odile Loewy, art moderne vendu par Sotheby's à Paris le 24 mars 2010.
  21. Les Amants par Pablo Picasso.
  22. a et b Les amants par Irène Lagut.
  23. a et b Catalogue de vente Ancienne collection Guillaume Apollinaire de Jean Cocteau, p. 18, S.v.v. Hubert Brissonneau, Paris, 31 mars 2011.
  24. a, b et c W. Bohn, Apollinaire, visual poetry, and art criticism, p. 137, Associated University Presses Inc., Cranbury (New Jersey), 1993, (ISBN 0-8387-5226-8).
  25. Peintures de Léopold Survage, chez madame Bongard, impr. Union, Paris, 1917 (L'imprimerie Union était une coopérative ouvrière employant des russes et dirigée par Dimitri Snegaroff.)
  26. J.P. avice, La donation Pierre-Marcel Adéma à la Bibliothèque historique de la ville de Paris, Que Vlo'Ve?, série IV, no 3, p. 5, Drésat, Jambes, septembre 1998.
  27. G. Boudar, A la découverte de Jacqueline Apollinaire in A. Clancier, Guillaume Apollinaire: les incertitudes de l'identité, p. 144, L'Harmattan, Paris, 2006.
  28. A. Clancier, Guillaume Apollinaire: les incertitudes de l'identité, p. 23, L'Harmattan, Paris, 2006.
  29. Dédicace manuscrite à l'encre rouge accompagnée du dessin d'un diable et signée sans date Guillaume Apollinaire d'un exemplaire de L.-Ch. Fougeret de Montbron, Le canapé couleur de feu: histoire galante suivie de La belle sans chemise ou Ève ressuscitée de G. Apollinaire. Introd. par G. Apollinaire, Bibliothèque des Curieux, Paris, 1912, vendu le 30 avril 2009 par Binoche Renaud Giquello à Drouot.
  30. L. Aragon, 24 juin 1917 in revue SIC no 37, 38, 39, Paris, janvier-février 1919, rééd. Jean-Michel Place, 1980.
  31. D. Eimert & A. Savielevitch Podoksik, Le cubisme, p. 68-71, Éditions Artfise, Paris, juillet 2010, (ISBN 978-1-78042-777-5).
  32. J. Laouenan & allii, Loctudy vu par Apollinaire in L'estran no 44, p. 26, Mairie de Loctudy, Loctudy, février 2004, (ISSN 1283-5609).
  33. a et b M. Decaudin, Question de dates in Que Vlo-Ve?, série 2, no 21, p. 22, mars 1987.
  34. G. Apollinaire, Œuvres poétiques, p. 675-681, Pléiade, Paris, 1956.
  35. W. Bohn, Apollinaire, visual poetry, and art criticism, p. 128-135, Associated University Presses Inc., Cranbury (New Jersey), 1993, (ISBN 0-8387-5226-8).
  36. G. Apollinaire, Poèmes retrouvés, in Le guetteur mélancolique suivi de Poèmes retrouvés, Gallimard, Paris, 1970.
  37. Reproduction in A. de Baecque, A l'historial de la Grande Guerre, dans la Somme, une exposition atteste la passion que nourrissait le poète pour le champ de bataille. in Supplément culture de Libération du 8 avril 2005, p. 6 (cf. enregistrement phonographique d'Apollinaire, M. Leiris, Journal, p. 322, NRF, Paris, 1992).
  38. R. Grey, Guillaume Apollinaire, Sic, Paris, 1919.
  39. Cf. infra Devoirs de vacances rubrique Ses illustrations.
  40. R Radiguet, Irène Lagut. Un vrai petit diable: dictée. in Littérature no 5, p. 23, Paris, juillet 1919.
  41. A.-M. Conas & M. Touret, Apollinaire, portraits, p. 40, Presses universitaires de Rennes, Rennes, 1996
  42. Guillaume Apollinaire par Irène Lagut.
  43. V. de la Brosse Ferrand & P. Spitzer, Art moderne - vente no 1942, p. 83, lot 388B, Arcturial, Paris, 24 mars 2011.
  44. a et b J. Warnod, Irène lagut, le cœur sur la main in présentation de la vente no 01330 Hommage à Serge Ferrat - collection Haba et Alban Roussot, p. 140, Arcturial, Paris, 22 octobre 2007.
  45. B. Borsaro & P. Caizergues, Jean Cocteau - correspondance Jean Hugo, p. 12, Centre d'étude du XXe siècle, Montpellier, 1995.
  46. D. Milhaud, Notes sans musique, p. 103, Juillard, Paris, 1949.
  47. M. Haine, Jean Cocteau et ses compositeurs en Belgique. - séance publique du 6 mars 2004, p. 3, in Cocteau et la Belgique, Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, Bruxelles, 2007.
  48. G. Vienne, Roger de La Fresnaye, Éditions des Musées Nationaux, 1950.
  49. A. Gelonch Viladegut, 200 citations sur l'art, les œuvres d'art et les beaux-arts, p. 92., Collection Gelonch Viladegut, Paris, 2010.
  50. E. Hurard-Viltard, Le Groupe des six ou le matin d'un jour de fête, p. 13, Méridiens Klincksieck, Paris, 1987.
  51. Léonce Rosenberg, Catalogue de L'effort moderne, L. Rosenberg, Paris, janvier 1920.
  52. L. Rosenberg, Braque, Herbin, Matisse, Metzinger... l'effort moderne, A. Mark, Amsterdam-Dordrecht, 1921.
  53. Le Bulletin de la vie artistique no 19, p. 541, Bernheim-Jeune et cie., Paris, 1er septembre 1920.
  54. Cheval d'Irène Lagut
  55. Jean Cocteau, Le baron Lazare, III 1, version inédite, manuscrit de septembre 1920 présenté in G. Lhéritier & allii, Jean Cocteau, un destin, une légende., p. 41, Aristophil, Paris, mars 2011, (ISBN 978-2-916-78328-4).
  56. Exposició d’Art francès d’Avantguarda, Galerías Dalmau, Barcelone, 26 octobre - 15 novembre 1920.
  57. Jean Cocteau, Carte blanche, p. 77, La Sirène, Paris, 1920.
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  98. Inventtaire du Musée de Menton
  99. Arlequin d'Irène Lagut pour Devoirs de vacances.
  100. Pierrot et Colombine d'Irène Lagut pour Devoirs de vacances.
  101. Dessins d'Irène Lagut pour Coplas
  102. Catalogue de vente Ancienne collection Guillaume Apollinaire de Jean Cocteau, p. 15, S.v.v. Hubert Brissonneau, Paris, 31 mars 2011.
  103. Inventaire du fonds Lagut au musée de Menton.

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